Saturday, October 19, 2019

Une ode manquée à la diversité


La diversité est partout et aucune occasion ne doit être perdue pour nous convaincre de sa beauté et de sa nécessité. Dernière occasion, un évènement qui relève d'abord de l'actualité scientifique. Nous avons le privilège d'être les témoins de la première sortie dans l'espace de deux femmes. (Première sortie de deux femmes dans l'espace, Le Devoir, 18 octobre). »Les astronautes américaines Christina Koch et Jessica Meir sont sorties ensemble de la Station spatiale internationale (ISS) pour effectuer une réparation, marquant la première fois en six décennies d'histoire spatiale que deux femmes mènent une sortie dans l'espace.[...] « Christina, tu peux ouvrir le sas » a annoncé depuis le centre de contrôle au sol de Houston l'astronaute Stephanie Wilson.» (astronaute qui n'est pas blanche). Réglons ici les blagues faciles sur les «réparations» effectuées par les deux astronautes, et oublions la vieille blagues des années 1960-1970, prédisant qu'il y aurait des femmes dans les vaisseaux spatiaux lorsqu'il y aurait des laveuses dans les capsules Gemini et Appolo, voilà, je me suis fait plaisir et je me suis laissé aller à cette crise d'humour mon'ncle. . Houston devra surveiller attentivement tous le voyants des ordinateurs du centre de contrôle de Houston et vivre dans la crainte d'un second Houston we've got a problem.
 
 
 
Ce que nous devons retenir de cette « marche dans l'espace » qui demeure un exploit scientifique, c'est que l'exploit n'est plus la chasse gardée de mâles Alpha trentenaires et quadragénaires, majoritairement blancs. Réalité que la dépêche de l'Agence France-Presse ne manque pas de nous rappeler: «L'espace a longtemps été réservé aux hommes. À la Nasa, tous les premiers astronautes étaient des pilotes militaires, des hommes (l'époque des premiers vols spatiaux s'éloignant, il n'est pas inutile de rappeler que ces homme avaient  souvent été des pilotes d'essai et que l'expertise développée dans le cadre des vols d'essai s'avéraient utile pour mieux évaluer et comprendre les réactions de ces nouveaux engins qu'étaient les capsules spatiales, sur ce groupe d'élite, il n'est pas inutile de voir ou revoir le film The Right stuff.  Le phénomène n'était pas qu'américain, le premier astronaute soviétique, Youri Gagarine, était aussi un pilote militaire. 
Revenons à nos deux dames.  Au-delà de l'exploit scientifique , il faut noter l'exploitation politique de l'évènement que fait la Nasa:»Nous voulons que l'espace soit accessible à tout le monde, et ce jour marque une nouvelle étape dans cette évolution» a dit l'administrateur de l'agence spatiale américaine, Jim Bridenstine à la presse de bon matin vendredi.[...] « Nous voulons que les astronautes de demain représentent la totalité de l'Amérique ». «Jim Bridenstine dit souvent que « le prochain homme et la première femme » à marcher sur la Lune seront Américains. Interrogé par l'AFP pour savoir si deux femmes pourraient composer cet équipage lunaire , il a répondu : » Ce pourrait bien être deux femmes . Il n'y a pas de raison que ce ne soit pas possible.»
Jim Bridenstine peut bien nous parler de la Lune, mais le fait demeure que la Nasa a raté une belle occasion de montrer son ouverture à la « totalité de l'Amérique». La sortie a été le fait de deux femmes blanches (il est vrai que Jessica Meir serait issue d'une famille juive non-pratiquante), pourquoi ne pas avoir organisé la sortie d'une femme afro-américaine ou Latino?.  L'expédition lunaire de 2024 sera -t-elle réservée à deux femmes blanches ou sera-t-elle menée par des femmes afro-américaines, Latinos, autochtones(dont l'une idéalement devrait être une lesbienne), pourquoi d'ailleurs en si bonne route s'arrêter aux femmes cis et ne pas prévoir l'envoi vers la Lune de transgenres. La Nasa a raté ce rendez-vous avec la diversité, elle n'aura pas une deuxième chance de faire bonne impression. Nous laissons la Nasa a sa gestion de la diversité, Justin Trudeau et Valérie Plante seront peut-être disponibles à ce moment.

Des chances pour le Québec




Nos lecteurs sont probablement familiers avec l'expression des « chances pour la France». Expression utilisée pour décrire certains jeunes issus de l'immigration et qui sont tentés par la petite délinquance. Faudra-t-il importer l'expression au Québec pour rendre compte de la véritable nature d'une partie de l'immigration que nous accueillons. Peut-être, faudra-t-il y songer à la lecture d'un article paru le 16 octobre dans Le Journal de Montréal (Violents proxénètes arrêtés, 16 octobre). «Une vaste enquête policière a permis d'asséner un dur coup à un réseau pyramidal de proxénètes qui transportait ses victimes québécoises en Ontario pour les forcer à se prostituer nuit et jour. Les douze victimes identifiée étaient toutes des Québécoises âgées de 20 à 35 ans, sous l'emprise de de proxénètes violents qui les forçaient à travailler même pendant leur cycle menstruel pour rapporter au moins 1 000$ par jour, selon la police.»Elles étaient contrôlées par la violence, les menaces, la drogue et l'alcool. Elles étaient manipulées et traumatisées» a décrit l'enquêteur Thai Truong .[...] La police identifie le «kingpin de l'organisation» comme Jonathan Nyangwila. l'homme de Brossard, âgé de 28 ans, trônait au sommet d'une pyramide ou des lieutenants sous son autorité géraient chacun différentes femmes, se les échangeaient entre eux , et le magot remontait vers Nyangwila , décrit l'inspecteur Truong. Selon lui, cette structure est « unique » dans l'univers du proxénètisme, ou les pimps vont habituellement agir seuls avec quelques filles.»  
 
 
 
ll n'est pas inintéressant de connaitre les noms des lieutenants de Nyangwila dans cette structure « unique ». Le proxénète en chef était entouré de Adrien Nyangwila, Mutambo  Nyangwila et Ivan Nyangwila (tous frères de Jonathan[...] Nyangwila aurait même continué à gérer son réseau de pimps depuis la prison ou il croupissait déjà en juillet.  Que penser de cette extraordinaire histoire d'immigration.  Faut-il s'en réjouir et considérer que les frères Nyangwila ont su faire preuve d'entrepreneurship et sont bien intégrés à leur société d'accueil. Nous postulons, peut-être injustement que les frères Nyangwila sont issus de l'immigration, peut-être sont-ils nés ici, produits de la diversité et de l'inclusion. Que faire? la prison est vraisemblablement insuffisante puisque Jonathan était en mesure de diriger son organisation de la prison. Puis que nous manquons apparemment de main d'oeuvre, souhaitons que les frères Nyangwila prenne les chemins des champs et cueillent des fruits quelques semaines. fers au pieds ou qu'ils soient envoyés dans la restauration comme plongeurs. Mieux, une déportation immmédiate vers leur pays d'origine s'il s'avère que cette entreprenante famille est ici grâce à l'immigration. Le Code Criminel étant de compétence fédérale et Justin Trudeau, premier ministre, nous ne pouvons que rêver de rétablissement de la peine de mort, le motif de « trafic de de personnes » assorti de ceux de proxénétisme,  de séquestration,  et de trafic de drogues «et de trafic de personnes nous semblent amplement suffisant pour conduire quelqu'un à la potence. Est-ce excessif, nous attendons bien évidemment l'opinion de Gabrielle Bouchard de la Fédération des femmes du Québec puisqu'il est entendu que la prostitution est un métier comme un autre que les femmes peuvent choisir librement. «l'enquêteur Truong a salué le courage de ces deux femmes, qui craignaient pour leur vie si le proxénète les retrouvait.Terrifiée, les deux Québécoises ont mis du temps à collaborer avec les policiers, a-t-il dit.(même commentaire pour l'inspecteur Truong que pour les Frères Nyangwila, qu'il soit né ici ou issu de l'immigration, qu'il soit remercié et félicité pour son efficace plongée dans cet univers glauque) « C'est une belle pêche «lance la criminologueMaria Mourani. La spécialiste souligne que le trafic des Québécoises vers l'Ontario ou les États-Unis, par exemple, est le modus operandi de la grande majorité des proxénètes pour  trois raisons[...] La dernière de ces raisons, trouble et choque tant elle relève du stéréotype du cliché: cette troisième raison serait que:»Enfin les Québécoises peuvent être perçues comme plus exotiques dans un milieu anglophone ». Il semble encore malheureusement que ce ne soit pas le seul milieu de la prostitution qui considère les francophones comme exotiques.

Thursday, October 17, 2019

Le festival de l'humour canadian



Les périodes électorales nous gâtent en déclarations plus curieuses les unes que les autres.  Celle de 2019 ne fait pas exception à la règle.  Est-ce l'air qui est respiré dans les autobus de tournée? Pour cette année, une fin de course très serrée et le fait que le Québec pourrait décider de l'issue de celle-ci et, qui sait voir, le Bloc québécois détenir la balance du pouvoir nous donne droit à certaines de ces déclarations assez fantaisistes. La palme revient ici à Justin Trudeau qui, sent probablement la soupe chaude et l'éventuel séjour sur les banquettes de l'opposition. «Justin Trudeau en a rajouté sur le Bloc, affirmant que les Québécois «n'ont pas besoin de lutter contre un gouvernement qui est d'accord avec eux». (Justin Trudeau évoque la possibilité d'une victoire conservatrice, La Presse,16 octobre).L'article du Devoir est plus explicite: « les Québécois veulent être dans l'action, pas dans l'opposition» a-t-il lancé. On a pas besoin de Québécois à Ottawa pour lutter contre un gouvernement qui est d'accord avec les Québécois, qui représente ces valeurs québécoises a lancé M.Trudeau, citant les changements climatiques et les droits linguistiques parmi «ces valeurs». (Trudeau demande aux Québécois de ne pas voter pour «une opposition progressiste», Le Devoir, 16 octobre). Nous n'avons pas de temps à perdre à attendre Justin Trudeau à la  sortie du détour. Son opinion sur une éventuelle contestation de la Loi 21 est visiblement faite et l'encre de la requête ouvrant cette procédure doit être train de sécher dans un bureau du ministère de la Justice à Ottawa. Pour ce qui est de la lutte aux changements climatiques comme «valeurs des Québécois», Trudeau en reste prudemment au plus petit dénominateur commun et compte peut-être, par cette déclaration, transformer les « marcheurs » du 27 septembre» en électeurs libéraux. Pour les «droits linguistiques», on ne sait trop des « droits linguistiques» de qui il parle, Québécois,Franco-ontariens ou Acadiens. Alors que le gouvernement Legault songe à une révision de la Loi 101 afin d 'adopter une Loi 101 plus musclée, les « droits linguistiques » dont il parle sont-ils les «droits linguistiques » des Québécois francophones ou de ceux des anglophones du Québec. Avec un Trudeau , la méfiance est de règle.
 
 
 
Autre déclaration surprenante, celle d'Andrew Scheer. Lors d'un discours à Laprairie, le 15octobre, le chef conservateur a recyclé le slogan de Jean Lesage afin de montrer à quel point, il était sensible aux demandes du Québec et peut-être accessoirement de subtiliser quelques votes au Bloc québécois avec une prise position inspirée par le caquisme le plus orthodoxe. C'est le député conservateur et candidat conservateur dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell qui déclare: »Tous les engagements qu'on a pris, et ça depuis deux ans là, concernant entre autres le rapport d'impôt unique, concernant plus de pouvoirs en immigration, concernant le respect de la Loi 21[...]. c'est de dire aux Québécois que vous serez maître chez vous dans la mesure ou vous aurez un gouvernement conservateur à la tête du pays a dit Gérard Deltell [...] » ( Le « maître chez vous » d'Andrew Scheer, n'est pas une tentative de rattrapage dit Gérard Deltell, Le Journal de Québec, 15 octobre). En tout respect pour Andrew Scheer et Gérard Deltell, nous pensons que les Québécois francophones connaissent la route à suivre et les moyens à prendre pour être un jour «maître chez eux» pour le reste, même réponse réponse à Justin Trudeau, de nombreux Québécois se moquent un peu de savoir s'ils seront dans « l'action ou dans l'opposition », ils veulent être ailleurs.  Le Canada demeurera un pays  dans lequel il est agréable vivre, mais lui laissons ses humoristes.

Wednesday, October 16, 2019

La poule pas de tête


Indigne, il n'y a pas d'autre mot pour qualifier la chronique du 15 octobre de Josée Legault. Titrée « De la politique de basse-cour», la chronique déplore que la campagne électorale en cour ait pris des airs de basse-cour, «Comme un coq déréglé, le chef conservateur Andrew Scheer tente de s'imposer par le bruit grinçant de ses attaques personnelles contre son adversaire libéral Justin Trudeau:»menteur compulsif « , « hypocrite », Faux féministe», «faux écolo ». etc. N'en jetez plus, la basse-cour est pleine. Comme je le notais la semaine dernière , M. Scheer « trumpérise » sa réthorique. C'est un très mauvais pli qu'il a pris avec l'affaire SNC-Lavalin et dont il refuse de se défaire. Cela dit, prudence Il est impossible de tracer un lien direct de causalité entre l'agressivité verbale ciblée de M. Scheer et les menaces à la sécurité du premier ministre l'obligeant samedi à porter un gilet pare-balles lors d'un rassemblement partisan. Du jamais vu. ( Josée Legault est une chroniqueuse d'expérience, il est malheureux quelle se soit laissée prendre à ce qui a toutes les apparences d'une mise en scène (après tout , personne n'a vu le gilet pare-balle, les journalistes présents à l'assemblée de Mississauga, ont constaté , c'est que l'assemblée a commencé avec du retard et que Sophie Grégoire qui devait présenter son époux, ne l'a pas fait, une fleur au gens de Mississauga finalement. Les journalistes ont vu le déploiement de la garde rapprochée du premier ministre et de même que celui de policiers en tenue camouflée (pour certains journalistes, il s'agissait de policiers en tenue de combat), les journalistes ont supposé la présence d'un gilet pare-balle sous chemise de Justin Trudeau, tous ces éléments sont des éléments sous le contrôle des organisateurs libéraux de l'assemblée ce qui donne du poids à l'hypothèse de la mise en scène, à moins que Justin Trudeau n'ait cédé une fois de plus à son goût des déguisements. Par effet de contagion le ton belliqueux  du chef conservateur empoisonne néanmoins le climat de la campagne. Alors que des groupes d'extrême droite haïssent Justin Trudeau pour vrai, les insultes répétées M. Scheer libérent un torrent de boue qui, sur les réseaux sociaux, se déverse d'autant plus aisément sur le chef libéral. » (Josée Legault suppose ici que M. Scheer aurait des liens, Groupes  d'extrême droite dont Madame Legault tait prudemment le nom car elle sait l'audience limitée dont ils jouissent dans la population canadienne (elle a probablement réalisée seule qu'elle allait se couvrir de ridicule en nommant ou en énumérant ces groupes (groupuscules) d'extrême droite) Difficile de faire preuve de plus de mauvaise foi en si peu de lignes. Si Madame Legault a décidé de «rouler» pour Justin Trudeau, espérons pour elle qu'elle ne le fait pas bénévolement. Il y a un prix à une crédibilité.  Ainsi Andrew Scheer aurait un discours « trumpien , parce qu'il traiterait Justin Trudeau de «menteur compulsif» et d'»hypocrite». «faux féministe», (ce n'est tout de même pas Andrew Scheer qui a exclu de son Cabinet, Jody Wilson-Raybould et Jane Philpott), », »Faux écolo» (encore là, ce n'est pas Andrew Scheer qui en notre nom s'est porté acquéreur de l'oléoducTrans-Mountain. 
 
 
 
« menteur compulsif »(pensons ici aux intentions judiciaires du gouvernement Trudeau dans le dossier de la Loi 21). « hypocrite » (ici, l'attitude de Justin Trudeau dans la récente condamnation par les tribunaux espagnols des indépendantistes catalans suffira à qualifier son hypocrisie, pour notre grand démocrate, le tout devient, une « affaire intérieure espagnole », les attaques turques contre les Kurdes finiront peut-être en «affaire intérieure» turque pour notre Premier ministre). Trump pour Trump, comment qualifier Justin Trudeau qui vit encore à l'heure Harper comme Donald Trump vit lui, à l'heure Obama .
La chronique de Josée Legault semble avoir été écrite par une poule pas de tête .

Tuesday, October 15, 2019

95%

Nous pensions que les média étaient passé à autre chose ramenant l'évènement à une insignifiance dont il n'aurait pas dû sortir. C'était sans compter sur Denise Bombardier qui jouant la Sage de la Cité et la philosophe de service, nous offre son opinion sur l'évènement. Elle vole plus haut que François Legault , mais puise finalement dans le même fond de commerce.»Ces écolos radicaux adorateurs de la désobéissance civile se réclament sans complexe aucun de Gandhi, de Martin Luther King, et aujourd'hui des manifestants à Hong-kong qui se battent contre la Chine, cet eldorado  de dictature du capitalisme d'État. Au Québec, trois commandos qui ont escaladé le pont Jacques-Cartier ne sont pas des « nobodies ». La chef du trio, qui n'a rien de lyrique, est une enseignante, amie du député d'Hochelaga-Maisonneuve de Québec solidaire.» (Extinction Rebellion: L'antidémocratie, Journal de Montréal , 12 octobre). Une lecture attentive de la prose bombardienne montre bien que les « grimpeurs » sont bien des « nobodies», n'en déplaise à Madame Bombardier le fait de nous donner en pâture le nom de Chantal Poulin, militante  de Québec solidaire (QS) et réputée proche du député QS d'Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc ne transforme pas cette dernière en figure connue et en personnage incontournable de la vie politique québécois.



Après cette entrée en matière, Denise Bombardier sonne la charge contre Extinction Rebellion (XR, pour la suite des choses). Elle s'efforce de volatiliser intellectuellement le groupe, pas de gants blancs avec elle dans les circonstances. , Ne faisant pas dans la dentelle, elle assimile XR à l'antidémocratie (Extinction Rebellion: l'antidémocratie, Journal de Montréal, 12 octobre).
Pour la chroniqueuse, «Ce mouvement, lancé en 2018 au Royaume-Uni , est les dernier né, manière de dire, de mouvement de désorganisation sociale comme on les fabrique dans nos démocraties molles.»Intuition juste que Madame Bombardier s'efforce d'étoffer en la faisant suivre par des lignes comme:» le blocage du centre-ville des ponts qui y donnent accès est une déclaration de guerre à la classe moyenne. Or, cette classe moyenne est remarquablement sensible et attentive à la dégradation de l'environnement.»
Madame Bombardier oublie un peu rapidement que c'est cette même classe moyenne qui dans sa course au pavillon de banlieue en Europe et au bungalow en Amérique du nord et à l'origine de l'étalement urbain et de l'importance prise par la voiture individuelle dans les sociétés occidentales. pour cette indulgence pour la classe moyenne nous lui retirons les points qui lui manquent pour la note parfaite. Madame Bombardier nous semble approcher la vérité lorsqu'elle écrit: » Ces écologistes radicaux ont des intentions cachées. Leur mouvement à dimension occidentale est avant tout une tentative de renverser les systèmes démocratiques capitalistes. Ils investissent nos capitales se concentrent des millions d'habitants pour y semer le chaos».Certains considérerons que Denise Bombardier a sorti le marteau pilon pour écraser un mouvement écologiste. Nous avons plutôt tendance à faire nôtre l'analyse de Madame Bombardier, cette structure en poupées russes propice à toutes les manipulations et récupérations peut être inquiétante. Un fonctionnement qui rappelle la fameuse question de Jean-François Lisée sur le ou les véritables dirigeants de QS lors du débat des chefs sur les ondes deTVA et LCN au soir du 20 septembre 2018. Avec son internationalisme, son apparent, mais visiblement très organisé spontanéisme, son absence de chef connu et de hiérarchie apparente, la défense de l'environnement peut permettre à XR de s'avancer au coeur de nos société et de recruter parmi les insatisfaits de la marche du 23 septembre et avides d'en découdre avec «l'inaction criminelle » des gouvernements (argument proche par l'esprit de ceux d'un Gabriel Nadeau-Dubois, refusant de condamner les actions coups de poing d'XR et accusant déjà le gouvernement Legault d'immobilisme, légitimant les initiatives d'XR). Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé feraient mieux d'y regarder à deux fois avant de monter aux barricades pour défendre et »comprendre" les initiatives d'XR, car:» Aux États-Unis , ou au sein même des branches locales de XR au Royaume-Uni, des voix s'élèvent pour critiquer un mouvement «manquant de diversité», dont les actions ne seraient conçues que pour et par des blancs.» (Extinction Rebellion,: une seul mouvement mais des stratégie différentes selon les pays, Marianne, 14 octobre).

La méfiance justifiée de Madame Bombardier à l'égard de XR ne nous convainc pas pour autant que les «systèmes démocratiques capitalistes»soient des alliés convaincants dans la lutte pour la sauvegarde de l'environnement, peu convaincu que les « systèmesdémocratiques capitalistes » soient vraiment démocratiques et qu'il ne s'agit pas en fait de régimes soumis au »règne de l'argent ».  Nous attendons une Troisième voie encore à définir pour sauvegarder l'environnement et le niveau de vie des classes moyennes occidentales

Si c'étaient des catholiques


Depuis des années l'Église catholique baigne malheureusement dans de sordides histoires de pédophilie. Ces histoires sont couvertes avec complaisance par la grande presse. La même presse a rendu compte récemment d'une histoire non moins sordide, il serait surprenant que l'histoire aille au-delà de la journée de la publication, elle cadre mal avec la pensée dominante. De quoi s'agit-il? Des centaines de jeunes garçons ont été libérés d'une école coranique du nord du Nigéria.(300 enfants violés et torturés : une « école de l'horreur» découverte au Nigéria, La Presse, 14 octobre). «(Kaduna) Une nouvelle « maison de l'horreur » a été découverte dans une école coranique de l'Etat de Katsina , dans le nord du Nigeria, dans laquelle plus de 300 jeunes garçons étaient enchaînés. torturés et victimes d'abus sexuels, a annoncé lundi la police locale qui les a secourus.
Début octobre , une opération policière avait déjà mis au jour  les pratiques d'une autre institution coranique. de l'État voisin du Kaduna, ou autant d'élèves subissaient ls mêmes sévices. [...]Les écoles islamiques privées sont très répandues dans le nord du Nigéria , principalement musulman, ou la pauvreté est très élevée et ou les services publics sont souvent absents. Le taux élevé de consommation de drogues et le manque d'installations de réadaptation poussent de nombreux parents à inscrire leurs enfants dans ces écoles de redressement informelles. » (Des « écoles de réforme » coraniques en somme)
Difficile de croire que de tels évènements puisse subvenir dans une école de la religion de la « paix et de l'amour ». Incident isolé, nous répondrons les «compagnons de route» de l'islamisme, ces derniers profitent du silence de la presse québécoise car, il y a quelques mois,  l'Obs (connu avant sous le nom de Nouvel Observateur) offrait à ses lecteurs une information aussi intéressante et révélatrice: »Une affaire monstrueuse qui anime les débats tunisiens depuis quelques jours . Parce qu'il s'agit de violences à l'encontre d'enfants, des actes - soupconne-t-on - couverts par certaines autorités locales et commis dans un milieu islamiste radical connu, ce drame a soulevé l'indignation, La découverte de « L'école taliban » de Regueb inquiète [...] l'enquête démontre l'endoctrinement de jeunes garçons, occupés uniquement à étudier des matières religieuses.  Fait plus grave , elle évoque des travaux forcés, la traite d'êtres humains ainsi que des sévices  sexuels (Viols d'enfants, travail forcé...Une école coranique scandalise la Tunisie, L'Obs, 7 février) . De l'Islam nigérian à l'Islam tunisien, autres pays, mêmes moeurs. Une recherche plus approfondie nous amènerait peut-être à découvrir de semblables pratiques sous le règne des talibans en Afghanistan, de  l'État islamique ou dans les rangs de Boko Haram, lorsque les langues se délieront.



Nous savons maintenant que certains musulmans ne demeurent pas sexuellement inactifs en attendants les quarante vierges promises par le Prophètes. La question à se poser est désormais, quelles sont ces quarante vierges. Depuis des siècles, les Occidentaux tiennent pour acquis que ces quarante vierges sont des femmes, nous avons apparemment fait fausse route.

Sunday, October 13, 2019

Un scénario prévisible

Ainsi les Autochtones, les Noirs et les Arabes sont quatre à cinq fois plus susceptibles d'être interpellés par des agents du Service de police la ville de Montréal (SPVM) que les Blancs. Ces données apparaissent dans un rapport (Les interpellations policières à la lumière des identités racisées des personnes interpellées) dévoilé lundi (7 octobre) par trois chercheurs indépendants mandatés par la Ville de Montréal(sous l'administration Coderre),Victor Armony, du département de sociologie de l'UQAM, Mariam Hassaoui de l'universitéTELUQ et Massimiliano Mulone de l'École de criminologie de l'Université de Montréal). (La discrimination envers les Autochtones, les Noirs et les Arabes règne au SPVM, Le Devoir, 8 octobre). Un rapport apparemment muet sur les corrélations entre les taux de criminalité dans ces groupes et les taux de profilage. Sans surprise, Ces chercheurs recommandent d'abord que le SPVM se dote d'une politique en matière d'interpellations et intègre la question du profilage racial dans les pratiques et la formation des policiers. La formation devrait porter une attention particulière à la population autochtone (Remarque personnelle, les interpellations d'autochtones semblent moins relever du profilage racial que du problème de l'itinérance à Montréal, mais pourquoi se priver si l'on peut brosser le portrait d'un SPVM «raciste». Un SPVM «raciste»qui fait tache dans une ville si diversifiée et si inclusive.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le directeur du SPVM, Sylvain Caron, a déclaré «Je suis très préoccupé. On va tout faire avec les équipes en place pour éliminer ces disparités. N'ayant pas encore la fibre politicienne suffisamment développée, un curieux impair a marqué la journée:»Le conseiller d'Ensemble Montréal et vice-président de la Commission de la sécurité publique, Abdelhaq Sari s'est vu refuser l'accès à la conférence de presse du directeur du SPVM. Sylvain Caron, qui commentait le rapport des chercheurs sur le profilage racial. Entonnant le refrain connu, l'élu origine maghrébine, furieux de ne pas pouvoir accéder à la salle, a lancé:»Vous faites du profilage racial», Questionné quelques minutes après l'incident, André Durocher, du service des communications du SPVM, a soutenu que la salle était pleine[...]. Explication moins intéressante que de crier au «profilage racial».



Réaction attendue dans ce prévisible scénario, la mairesse Valérie Plante a qualifiée de choquante et d'inacceptable» la situation décrite dans le rapport. « Ces données ne représentent en rien la ville que l'on veut. Valérie Plante: L'image que nous renvoie notre miroir n'est pas reluisante, mais accepter  la réalité »est la première étape nécessaire pour évoluer positivement.»(La discrimination envers les Autochtones,... Le Devoir , 8 octobre) La mairesse n'a cependant pas voulu s'avancer , pour le moment ,sur d'éventuels quotas ou obligations pour le SPVM de recruter davantage de minorités visibles au sein de ses effectifs.  Des discussions sont menées sur ce sujet avec le directeur Sylvain Caron, a-t-elle précisé, tout en mentionnant que le «taux de diversité stagne depuis 10 ans ».«Ça suffit » a-t-elle clamé.(Les Noirs , les Autochtones et les Arabes fortement discriminés per le SPVM, Radio Canada, 7 octobre) Ce SPVM inclusif et diversifié était probablement déjà l'objectif de l'administration Coderre lorsque le mandat d'étudier les pratiques d'interpellations du SPVM a été confié aux trois chercheurs. L'administration Plante poursuit sans discontinuité la même politique. À prévoir, un manuel de sensibilisation et des stages pour former les agents blancs du SPVM à la diversité. Il ne faudra pas chercher loin, les rédacteurs et les éventuels formateurs sont déjà trouvés. Dernier à s'inviter au bal, mais familier des ces spectacles diversitaires et de ces partys d'autoflagellation, Dan Philip, inamovible président de la Ligue des Noirs, qui ne souhaite rien de moins que la mise sous tutelle du SPVM: » le ministère de la Sécurité publique devrait prendre en charge la situation, estime le président de la ligue, Dan Philip. Les mesures annoncées lundi par le SpVM pour apporter des correctifs sont insuffisants à ses yeux. (La ligue des Noirs demande la mise sous tutelle du SPVM, Journal de Montréal, 8 octobre) comme si le ministère de la Sécurité publique déjà aux prises avec la réorganisation de l'UPAC, avait le temps d'acquiescer aux demandes de Dan Philip. Dan Philip est un cheval blanchi sous le harnais de l'anti racisme, souhaitons que ce soit là son dernier tour de piste.