Tuesday, March 12, 2019

Malheur à la ville..


dont le prince est un enfant. Difficile de ne pas penser à ses mots tirés de L'Écclésiaste devant le succès de Greta Thunberg, l'écolière suédoise (16 ans), initiatrice des marches étudiantes pour le climat. Certes, elle n'est pas Prince de la Cité, mais son influence médiatique lui permet de jouer un rôle comparable à certains Princes, combien de Princes sont ainsi capables de mobiliser des milliers d' écoliers et d' étudiants (Les étudiants prendront la rue pour le climat le 15 mars, Le Devoir, 11 mars ). Pour Louis Couillard un porte-parole du mouvement « La planète s'invite à l'université» ce sont plus de 60 000 étudiants universitaires et collégiens qui ont voté pour une journée de grève. Parions que les grands réseaux de télévision couvriront la marche en question, et que le premier ministre Legault et son ministre de l'environnement, Benoît Charrette, se fendront d'une déclaration favorable  à l'»initiative de cette « belle jeunesse » et à la « prise de conscience » à laquelle nous invite notre jeunesse. Déclaration rédigée de telle sorte qu'elle permettra à la CAQ de combler son déficit environnemental. Le même Louis Couillard affirme : »on voulait d'abord lancer le débat, ce qui est fait, et non seulement dans les cégeps et les universités , mais aussi en dehors de cela . Il faut maintenant rassembler tous les acteurs de la société civile qui s'intéressent à ce débat pour créer un véritable front commun. » 
 
 
 
Malheur à la ville ...qui laissent les enfants prendre les rênes. Que ces marches soient l'occasion de s'informer soit, mais justement qui informera ces jeunes et qui produira les pamphlets, brochures et trousses d'information que ces jeunes ne manqueront pas de ramener à la maison suite à leur marche. Marche qui, il y a fort à parier, ne touchera pas que les institutions collégiales et universitaires, on peut sans crainte prévoir qu'aux cortèges de collégiens et d'universitaires se grefferont rapidement des élèves du secondaire surtout si le 15 mars nous connaissons une journée ensoleillée et une température relativement douce.  C'est la « formation « de ces plus jeunes qu'il faut remettre en question. Le ton est donné par Catherine Gauthier, directrice générale d'Environnement jeunesse lorsqu'elle déclare : »Les jeunes d'aujourd'hui ont grandi à l'heure des changements climatiques. Ils entendent parler de catastrophe environnementale depuis leur enfance .  Et c'est de plus en plus évident , notamment depuis la conférence climatique de Paris et le plus récent rapport du GIEC.  En même temps , les jeunes estiment que rien n'est fait pour lutter contre les changements climatiques . Donc ,ils veulent réagir au fait que la question n'est pastraitée à la hauteur de l'urgence actuelle. » toujours les mêmes poncifs répétés ad nauseam. Malheur à Ville dont ... les enfants sont manipulés et instrumentalisés par des activistes du climat ou de toute autre cause. Il y a un âge pour s'instruire et un âge pour militer.  Il est malsain pour la Ville de les confondre.

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