Wednesday, November 27, 2019

Un triste copier-coller



Encore sous le choc de leurs défaites, le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti Québécois (PQ) affirment être en réflexion, réflexion doublée dans les deux cas d'une course au leadership.
 
 
 
Si la réflexion du PLQ apparaît plombée par son électorat (retour sur la Loi 21).
Le PQ lui se met à la mode du jour et fait sien ce qui apparaît comme le nouveau paradigme politique au Québec. Paradigme qui commande de lier quasi-obligatoirement indépendance et environnement.  Sylvain Gaudreault promet ainsi de «faire du Québec le premier pays vert au monde» (Chefferie du PQ: Sylvain Gaudreault promet une « transition écologique juste», Journal de Montréal, 25 novembre). Cette tendance à lier indépendance et environnement est déjà présente  chez Québec solidaire (QS). Sylvain Gaudreault est bien conscient qu'il marche dans les pas de QS, il affirme ainsi que : »Même si Québec solidaire mise aussi sur la lutte aux changements climatiques, M.Gaudreault estime que son approche se distingue par sa « crédibilité ». «C'est une approche avec des solutions qui sont concrètes, qui sont applicables, et surtout un discours qui vise l'adhésion, et non pas la polarisation », dit-il. Québec solidaire, rappelle-t-il, a refusé de condamner la désobéissance civile quand des militants d'Extinction Rebellion ont grimpé sur le pont Jacques-Cartier[...]». C'est donc moins une différence d'approche qu'une différence de degrés qui sépare PQ et QS. L'un et l'autre tout à leur ardeur à sauver la planète, oublient que le but de l'indépendance , n'est pas d'avoir le «premier pays vert au monde », mais d'avoir un pays pour la nation francophone d'Amérique. Le PQ mérite mieux que ce plagiat des positions solidaires. Encore un effort Monsieur Gaudreault, effort dont Sylvain Gaudreault sera visiblement incapable si l'on se fie à sa plus récente déclaration: »Quand on veut un projet de pays, on ne ferme la porte à personne[...]Précisant que les deux formations avaient néanmoins chacune leurs combats. » (S'il devient chef du Parti québécois, Sylvain Gaudreault ne ferme pas la porte à une collaboration avec Québec solidaire, Journal de Montréal, 25 novembre).  À quelle psychanalyse faudra-t-il soumettre les dirigeants du PQ pour leur arracher un «nous ne sommes pas fermés à des initiatives en direction des électeurs nationalistes de la Coalition Avenir Québec.» Combien de temps les péquistes, se satisferont-ils de ces « copier-coller » avec les solidaires.

Après les fleurs, le pot


Toute à sa campagne à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade nous sert une curieuse déclaration (Anglade: les Québécois «absolument prêts» à élire une première ministre noire, La Presse, 24novembre). Elle entame curieusement la campagne à la direction du PLQ devant conduire à la « reconnection. entre la majorité francophone québécoise et le PLQ en mettant ainsi de l'avant son statut de « racisée », personne jusqu'ici, à moins de nous tromper, n'ayant fait la moindre allusion à ses origines (des origines n 'ayant pas nui à son élection à l'Assemblée nationale pour la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne et sa nomination au titre de ministre de l'économie dans le gouvernement Couillard), et sa nomination au titre de vice-première ministre. Madame Anglade ne vit pas dans le Deep South et cette attitude victimaire ne lui servira à rien ici). Tient-elle «absolument» à marquer ainsi sa «diversité» et faire en sorte que les militants libéraux puissent s'identifier à elle et non à Alexandre Cusson, «homme des régions» quelque chose comme un homme de Néandertal pour le militant libéral de base. À sa façon, avec cette déclaration, Dominique Anglade affirme indirectement qu'il y a du racisme et des racistes au Québec, sans preuves et ex cathedra, ne pas aimer ou apprécier Madame Anglade, ce n'est pas du racisme. Façon peu subtile en définitive de qualifier à l'avance sans raison et a priori les partisans éventuels d'Alexandre Cusson de «racistes», craint-elle que même les militants libéraux soucieux de retrouver les faveurs de l'électorat francophone ne boude une candidate qui pourrait être perçue comme trop identifiée au PLQ inclusif et diversitaire chassé du pouvoir en octobre 2018. Compte tenu du libellé de la déclaration, il est possible d'y lire une mise en garde. Voyons plus loin, si Dominique Anglade devait prendre la tête du PLQ, en cas de défaite électorale du PLQ en 2022 et de reconduction de la Coalition Avenir Québec au pouvoir, nous nous préparons déjà à entendre de subtiles, et probablement pas subtiles du tout, allusions voulant que l'éventuelle défaite de Madame Anglade soit attribuable au racisme des Québécois francophones. Nous aurons ainsi droit au pot après les fleurs.
 
 

Monday, November 25, 2019

pour ceux qui n'auraient pas compris


La propagande est une ouvre inachevée et il faut la remettre cent fois sur le métier pour s'assurer que le message est bien compris. Les partisans de l'aide médicale à mourir sont visiblement de cette école de pensée et ils n'ont visiblement pas de scrupules à répéter leur message ad nauseam pour convaincre ceux qui douteraient encore, dernier exemple en date; le décès de la comédienne André Lachapelle. Dans une belle unanimité, les quotidiens francophones de Montréal ont souligné que Madame Lachapelle avait succombé à un cancer et surtout qu'elle avait demandé l'aide médicale à mourir.(«L'actrice Andrée Lachapelle est partie en paix», Journal de Montréal, 21 novembre, Le Journal n'hésitant pas à évoquer l'aide médicale à mourir, dans le titre même de l'article, « Andrée Lachapelle: une comédienne au grand coeur », La Presse, 22 novembre, La Presse écrit pour sa part: «Souffrant d'un cancer, la comédienne a demandé l'aide médicale à mourir pour partir sereinement, entourée de ses proches», vision idyllique de l'aide à mourir pour un peu on souhaiterait mourir, «La comédienne Andrée Lachapelle s'est éteinte à l'âge de 88 ans.», note au titreur du Devoir, elle ne s'est pas éteinte, on l'a éteinte). En souhaitant la paix éternelle à l'âme d'Andrée Lachapelle, nous demeurons opposé à l'aide médicale à mourir. 


Sunday, November 24, 2019

La seule version


Il semble difficile d'échapper à l'histoire lorsqu'une version unique de celle-ci s'impose. Le chroniqueur Christian Rioux en donne la preuve (Dreyfus aujourd'hui, Le Devoir, 22 novembre). il se penche sur le récent film de Roman Polanski, Dreyfus, pour traiter de l'antisémitisme en France »[...]ce film aujourd'hui en tête du box-office est, il faut le dire, un film essentiel. [...]Cela est évidemment dû au sujet qui relate l'un des procès les plus dramatiques de l'histoire de France de l'antisémitisme moderne . Celui du capitaine Dreyfus démis de ces fonctions en 1895et emprisonné à l'Île du Diable pour espionnage. Il faudra dix ans pour démonter cette machination destinée à conforter l'antisémitisme qui déchirait alors l'Europe et conduira aux horreurs que lion sait. (Ayant passé le point Goodwin, il faut souhaiter que Christian Rioux nous explique dans une prochaine chronique, le ou les liens entre l'Affaire Dreyfus et « les horreurs que l'on sait ».)  
 
 
 
Tout à la version officielle de l'affaire, Christian Rioux omet simplement de mentionner que le capitaine ne gut pas jugé et condamné dans une France antisémite, parce que Juif. Christian Rioux aurait été plus avisé d'expliquer que c'est bien plus que de d'espionnage dont il est ici question.  Albert Dreyfus fut inculpé et condamné parce qu'il aurait livré des secrets militaires aux Allemands (notamment des secrets relatifs au fameux canon de 75), accusation gravissime dans le contexte de la Revanche, cette volonté pour la France de prendre sa revanche sur l'Allemagne qui l'avait vaincu lors de la guerre franco-prussienne de 1870 et avait profité de sa victoire pour lui arracher l'Alsace et la Lorraine et les annexer à l'Allemagne impériale. Il faut rappeler la raison de la condamnation de Dreyfus,  car depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à aujourd'hui « l'Affaire » est régulièrement utilisée pour décrire la France comme une société antisémite(curieuse société qui aura conduit à la fonction suprême des hommes comme Léon Blum, Pierre Mendès-France et plus près de nous, Nicolas Sarkozy, une société dans laquelle une extrême-droite agirait comme un puissant levain antisémite. Vision fausse qui encore aujourd'hui conditionne la réflexion de nombreux journalistes hommes politiques; au point que la filière d'extrême-droite a fait oublier la progression d'un nouvel antisémitisme, celui des jeunes musulmans des «banlieues». Antisémitisme encore nié par plusieurs afin de ne pas stigmatiser ces jeunes des «banlieues» et entraîner le risque pour les journalistes et la classe politique d'être tenus à leur tour pour «racistes», silence complice qui conduit plus sûrement le Français dans les bras du Rassemblement national que le meilleur des discours de Marine Le Pen.

Du passé, faisons table rase



La mesure n'a pas fait de vagues, pas de grands débats à l'Assemblée nationale, en fait, pas de débats du tout, elle n'a d'ailleurs pas été soumise aux élus. Un article dans Le Devoir une semaine après l'adoption de la mesure, voilà qui s'appelle voler sous le radar. De quoi s'agit-il: «Le conseil des ministres de François Legault a adopté la semaine dernière un décret qui exclut complètement les représentants religieux de l'ordre de préséance, a appris Le Devoir. (Le clergé écarté de l'ordre de préséance pour les cérémonies publiques au Québec, 22 novembre). [...] l'ordre de préséance guide l'ordre des prises de parole, des salutations dans les discours du premier ministre et le placement des dignitaires lors des cérémonies officielles. Québec souhaite ainsi «mieux refléter la diversité des croyances de la population québécoise et de la laïcité» a expliqué une source gouvernementale. Pour «reconnaître le rôle l'importance des nations autochtones», Québec a choisi d'inclure au 12e rang de l'ordre de préséance , le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL)et le président de la Société Makivik. L'évêque auxiliaire à Québec Monseigneur Marc Pelchat a perçu dans la décision du gouvernement un signe qu'une «sorte d'esprit laïciste s'étend » au Québec. Mgr Pelchat fait la seule lecture qui s'imposait du décret: »On sent qu'il y a des pas de plus qui se font pour que la séparation [entre le religieux et le politique] soit encore plus grande. Et même, de nous rendre, je ne sais pas peut-être même invisibles» a-t-il ajouté. la mesure est passé inaperçue, pas d'écho dans la presse québécoise, l'article du Devoir, lui n'est pas passé inaperçu pour toute monde, il est tombé sous les yeux de la chroniqueuse du Journal de Montréal, Josée Legault, il lui a inspiré une chronique intitulée(»Un geste nettement plus signifiant pour la laïcité, 22 novembre).




La chronique de Josée Legault donne tout son sens à la remarque de Mgr Pelchat. Elle précise d'abord sa vision de la laïcité:»Ceux et celles qui me lisent le savent déjà. Pour établir la laïcité de l'État au Québec, donc, pour signifier clairement qu'il y a séparation entre l'État et les religions, je ne crois pas à la nécessité d'interdire le port de signes religieux à certains. Je n'y crois pas parce que c'est là une approche strictement individualiste qui ce faisant, distingue les employés qui portent un signe religieux de ceux qui n'en portent pas. Par centre, je demeure convaincue de la nécessité pour l'État québécois , si laïcité il doit y avoir , qu'elle s'applique plutôt aux institutions elle-mêmes et que par conséquent qu'elles s'abstiennent  d'arborer tout symbole religieux. D'ou on appui , depuis des années, au retrait du crucifix nichant dans le salon bleu de l'Assemblée nationale tout juste au-dessus de son président. Ce qui fut fait, mais seulement récemment.[Josée Legault fait mention de l'article du Devoir cité plus haut et poursuit sa réflexion.NDA] Et ce faisant, une approche beaucoup signifiante, à mon humble avis, pour continuer à établir la laïcité de l'État au Québec. Cette décision, fort sage, est celle-ci: »Les autorités de l'Église catholique n'auront plus préséance sur les élus de l'Assemblée nationale dans des cérémonies officielles  du gouvernement du Québec». Enfin qu'on a le goût de crier . Incroyable tout de même que cela n'ait jamais été fait au auparavant.[..]
 
 
Voilà qui est cohérent avec une véritable séparation de l'État et des religions »(Ce qui préoccupe vraiment Mme Legault, ce n'est pas la «séparation de l'État et des religions», c'est la séparation de l'État de la religion catholique). Dans ce cas, il s'agit du catholicisme -la religion longtemps dominante au Québec.[...]. Laissons Josée Legault à son ire anti catholique notons simplement que pour l'instant cette rage ne s'applique qu'à l'État québécois, elle ignore pour l'heure la société Québécoise et nous ne serons pas surpris qu'elle rejoigne un jour les exaltés qui réclament la suppression de la Croix du Mont-Royal (sur l'anti catholicisme de Josée Legault, voir sur ce blogue, « Odieux »,27 octobre). 
le décret énonce aussi l'»ajout des représentants autochtones dans l'ordre de préséance «Une excellente chose. Le symbole ici, est majeur et se veut résolument moderne. Surtout, il dénote le respect de l'État québécois pour les Premières nations qui y vivent.» Nous venons subtilement de passer dans le registre Valérie Plante avec son inepte «Montréal, territoire non cédé».  Pour un peu, elle exigerait la remise du territoire québécois aux Autochtones, geste qui serait «résolument moderne».

Friday, November 22, 2019

Nécessaire prudence



«On a déposé un projet de loi il y a environ deux semaines pour renverser le consentement [en matière de don d'organes] au Québec, a indiqué jeudi, André Fortin, qui s'explique toujours mal la décision du gouvernement, de balayer son projet de loi du revers de la main. En ce moment , si vous voulez faire un don d'organes au moment de votre décès, il faut signifier votre consentement . a-t-il poursuivi. Il faut signer l'arrière de la carte d'assurante maladie ou s'inscrire sur un registre de la Régie de l'assurance maladie du Québec. Or ce que souhaite M. Fortin, député de Pontiac, c'est que tous les Québécois d'âge adulte soient présumés consentants au don d'organes plutôt que l'inverse, comme c'est le cas actuellement . «On pense que ça peut améliorer les chances des gens qui attendent actuellement pour une greffe d'organes, a soutenu le porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé et services sociaux [...]. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une solution miracle , l'ancien ministre libéral est persuadé que l'instauration du consentement présumé fait partie de la solution qui permettrait d'accroître le nombre de dons d'organes au Québec. (La ministre Danielle McCann ferme la porte à une réforme du don d'organes, déplore André Fortin, Journal de Montréal, 21 novembre)



Après la mise en vigueur de l'Aide médicale à mourir, les Québécois devraient se montrer prudents  devant une nouvelle proposition d'intervenir dans le domaine du vivant, surtout lorsqu'elle vient d'un député d'arrière-ban visiblement en mal de se faire un nom et d'attacher ce nom a une réforme qui produira ses effets bien longtemps après qu'il soit retourné à l'anonymat. En dépit de son apparente simplicité, l'instauration du consentement présumé ne s'attaque au vrai problème dans le don d'organes , un nombre important de Québécois ont déjà signé leur carte d'assurance maladie pour faire savoir qu'il consentait au don de leur organes, ce n'est pas là que le bat blesse, c'est au moment du décès, les proches surpris par l'intention du défunt de faire don de ses organes, refusent aux médecins le prélèvement des organes, pourquoi légiférer sur ce qui est d'abord et avant un problème de communication entre le défunt et ses proches. Plutôt que de légiférer, une campagne de publicité, sur le thème de « vos proches le savent-ils ? apparaît suffisante. Le respect de l'ordre naturel, le respect de la vie et le respect du corps commande justement que l'on respecte les volontés de ces derniers en laissant aux Québécois d'âge adulte le soin ou non d'informer leur proches de leur volonté de faire don de leur organes en cas de décès. Souhaitons que Danielle McCann demeure sur ses positions et continue de demeurer insensible aux demandes d'André Fortin.

Thursday, November 21, 2019

Fake portrait


Le terme Fake news est galvaudé, cela ne signifie pas pour autant qu'il soit inutile. Comment qualifier autrement que de Fake portrait, le document présenté par la Ligue des droits et libertés, section de Québec. Intitulé Portrait de l'extrême-droite à Québec Organisations, discours et activités des groupes racistes et xénophobes Automne 2019, Le travail est rédigé par Pablo Roy-Royas. Il n'est pas inutile de mieux connaître l'identité de l'auteur. Pablo Roy-Rojas n'est pas un quelconque quidam, c'est un activiste antifa blanchi sous le harnais, en 2017, il s'activait déjà contre le racisme et la xénophobie sur le terrain, en effet présenté indistinctement comme organisateur et porte-parole d'un rassemblement voulant s'opposer à La Meute (L'organisateur de la manifestation anti-raciste affirme comprendre les casseurs ne condamne pas les gestes violents, Journal de Québec, 21 août 2017) (Manif de La Meute: Couillard s'inquiète , la police rassurante , Le Soleil, 18 août 2017), Aucune prétention à l'objectivité, nous sommes face à un travail militant. 




Il est difficile de considérer ledit travail comme un travail intellectuel, tant il apparaît comme un long tract antifa, un tract de 31 pages, nous avons l'impression d'être en présence d'un mauvais travail de CEGEP ou de premier cycle universitaire, rédigé en mettant bout à bout des articles de journaux mal digérés et d'y avoir ajouté quelques expériences personnelles sur le terrain. Le Rapport contient une contextualisation, contextualisation qui parle de fascisme au Québec, des groupuscules et skinheads raciste des années 1990 et, , ici il faut admirer la subtilité de Roy-Rojas qui , visiblement veut convaincre son lecteur de la menace fasciste qui pèse sur le Québec, après le fascisme au Québec et les skinheads racistes, il passe sans transition aux accommodements raisonnables et à la Charte des valeurs québécoises, difficile de considérer Pauline Marois, Bernard  Drainville et le Parti Québécois comme raciste et xénophobe, qu'à cela ne tienne, le message avant tout, il écrit: «Le projet de Charte des valeurs québécoises, semble donner une légitimité aux discours identitaires » (Page 7), À défaut de l'être, les Marois, Drainville et autres péquistes font faire leurs travail par les identitaires . Certains penseront que le résumé est un peu fort de café, du fascisme à la Charte des valeurs, si Roy-Rojas représente l'opinion des antifas québécois et peut-être de la fraction avancée (et musclée) de l'extrême-gauche québécoise, il semble que le Québec soit un espèce de IVe Reich. La Ligue des droits et Libertés cautionne apparemment les affirmations de Roy-Rojas, mais ne juge pas digne d'assortir le Rapport d'un avertissement sur l'auteur, sans un mot ou une ligne sur l'activisme antifa de Roy-Rojas, le lecteur aura l'impression  de se trouver en présence d'une véritable étude sur l'extrême-droite à Québec, alors qu'il n'aura sous les yeux qu'un document militant de propagande antifa. À la rigueur, un document préparé pour les policiers du SPVQ à la demande d'un centre de lutte à la radicalisation. II n'y a pas de cadre théorique dans le rapport et les brèves références historiques à l'Italie mussolinienne apparaissent "plaquées «pour donner une trame de fond historique», idem pour la mention d'Arcand, l'auteur de l'étude serait bien en peine de donner des exemples de l'influence d'Adrien Arcand et des mouvements dont il a pu être l'inspirateur sur les groupes présentés dans son rapport. L'auteur tout à son activisme antifa a soigneusement plaqué,  et aussi souvent que possible ,les termes « raciste" et « xénophobe» afin de satisfaire son ou ses commanditaires. Les termes nationaliste et« conservateur » ne sont pas aussi vendeurs et ne font pas une aussi forte impression que « raciste » et « xénophobe ».  Sans compter que l'utilisation du terme « conservateur » dans un document de cette nature pourrait être susceptible de poursuite. Connaissant mal son sujet, Pablo Roy-Rojas ne peut guère faire que dans la surenchère, ainsi chacun des groupes mentionnés (La Meute, Storm Alliance, Threepercenteers , Fédération des Québécois de souche (mentionnant un personnage aussi dédouané que Maxime Fiset), Soldiers of Odin Québec, Québec Stomper Crew, Légitime Violence et Atalante) dans le Rapport doit nécessairement être qualifié de raciste et de xénophobe.