Showing posts with label josée legault. Show all posts
Showing posts with label josée legault. Show all posts

Sunday, December 5, 2021

 

La «job de bras»

Josée Legault s'était-elle levée du mauvais pied pour s'en prendre, voulait-elle donner des gages de progressisme à certains de ces amis s'inquiétant de sa collaboration à ce repère de mauvais sujets qu'est le Journal de Montréal (Mathieu Bock-Côté, Joseph Facal, Richard Martineau, Sophie Durocher). Peu importe la raison, Josée Legault s'est probablement fait plaisir en croyant se «payer» Éric Zemmour dans sa chronique (Éric Zemmour, un provocateur inquiétant, Journal de Montréal, 2 décembre). Démarrant sur les chapeaux de roue, elle écrit: «Ce mardi dans une vidéo ronflante, Éric Zemmour annonçait sa candidature à la présidentielle française. Polémiste d'extrême droite, grossier personnage et misogyne avéré, l'homme est inquiétant. Sa vidéo en fait la démonstration spectaculaire. S'autoproclamant «sauveur de la France, Zemmour y copie même la fameuse pose du Général de Gaulle lors de son appel du 18 juin 1940 enjoignant les Français à résister à l'ennemi nazi.».  (Sur la vidéo de Zemmour, il est intéressant de comparer l'opinion de Mme Legault à celle de Natacha Polony, directrice de l'hebdomadaire de gauche Marianne, Natacha Polony écrit: «La vidéo par laquelle Éric Zemmour a annoncé sa candidature se veut un récit, qui parle aux sentiments intimes de ses potentiels électeurs. Le récit de trente ou quarante ans de déni ou de mensonge des élites. 
 

 
 
Le récit du parcours idéologique de certains Français, passant par  le constat solitaire, la colère, puis l'impression d'être montré du doigt parce qu'on n'adhère pas aux dogmes de la mondialisation heureuse et de l'ouverture obligatoire. Sans surprise, Éric Zemmour  y raconte ce «remplacement» de population qui est le coeur de son analyse. Les commentateurs, aussitôt, ont moqué le style grandiloquent, le pastiche de De Gaulle, les images nostalgiques qualifiées de «rances» par des gens pour qui toute nostalgie est suspecte, toute image du passé entachée de détestation de l'Autre. Et tel est bien ce que l'on peut reprocher à Éric Zemmour: d'avoir donné raison à tous ceux qui veulent criminaliser l'amour des Français pour leur patrimoine et l'envie de perpétuer ce qu'ils sont.» (Portrait de la France en campagne présidentielle, Marianne, 3 au 9 décembre). En parallèle avec son propre appel répété aux Français de résister à l'ennemi qu'il désigne: l'immigration. Dans sa vidéo défilent des images créant l'impression d'un pays à feu et à sang croulant sous le joug de voyous violents, tous arabes ou noirs (Dans cette vidéo, Zemmour  se plaît surtout à évoquer Jeanne d'Arc, Louis XIV, Napoléon et le général De Gaulle, il y déclare aussi; Vous n'avez pas quitté votre pays, c'est votre pays qui vous a quitté.). Éric Zemmour n'est pas un simple polémiste.»
 

 
 
Revenons à Mme Legault. «Il est un boutefeu d'extrême-droite-un provocateur cherchant à nourrir les conflits et les pires préjugés anti-immigration.» Comme si son intention était de répondre aux exagérations de Josée Legault sur le boutefeu et et le provocateur, Natacha Polony écrit: «Non, tout ce que dit Éric Zemmour n'est pas faux et scandaleux. Non, les Français qui ont pu lui trouver de l'intérêt ne sont pas tous d'ignobles fascistes, pas plus que ceux qui, depuis des années, votent Rassemblement national pour crier leur colère ou leur désespoir.[...]  
Lunettes roses sur le nez, Mme Legault peut affecter de ne pas se souvenir du Bataclan, de Samuel Paty et d'ignorer le harcèlement de rue qui triomphe dans certaines villes françaises. Contrairement à ce que pense Mme Legault ce n'est pas Éric Zemmour qui nourrit les pires préjugés anti-immigration, c'est l'immigration elle-même qui les suscitent et les alimentent. L'immigration en France n'a pas besoin d'un Éric Zemmour pour avoir mauvaise presse.
«Dans un de ses hasards dont la vie a le secret, le jour même de l'annonce de Zemmour, à Paris, Joséphine Baker, résistante et artiste légendaire décédée en 1975 faisaitt son entrée triomphale au Panthéon. Dans une magnifique cérémonie, la France et Emmanuel Macron ont honoré ainsi une femme d'origine afro-américaine, devenue profondément amoureuse d'une France qu'elle aimera, défendra et représentera avec brio. Au moment même, ou Éric Zemmour, pour qui, une Joséphine Baker passerait pour de la racaille, se targuait de vouloir sauver la France de ce qui n'est pas assez « blanc »ou catho à ses yeux  L'ironie est puissante, car une chose est sûre: Zemmour n'entrera jamais au Panthéon». Qu'importe pourvu qu'il soit à l'Élysée.
 

 
 
Mme Legault vient de se mettre un doigt dans l'oeil aussi profondément que vous le souhaiterez. Éric Zemmour, le 30 novembre,  sur les ondes de TF1 affirmait, en entrevue au Journal de 20 heures:«Joséphine Baker, c'est l'exemple même de la réussite du modèle d'assimilation à l'ancienne que je veux restaurer. Et que nos élites, et en particulier Emmanuel Macron déteste et rejette. Pour moi, je dis Joséphine Baker c'est la France.» Et vlan dans les dents du «blanc et catho» de Mme Legault, qui se garde bien de mentionner qu'au chapitre du «blanc» et catho, que les parents d'Éric Zemmour sont des Juifs d'origine Berbère et que son épouse Mylène Cichportich, est issue d'une famille aux origines juives tunisiennes. 
À 61 ans Mme Legault devrait éviter les épanchements de bile et les «jobs de bras» comme dans sa chronique, cela n'est pas bon pour sa santé.

Sunday, November 24, 2019

Du passé, faisons table rase



La mesure n'a pas fait de vagues, pas de grands débats à l'Assemblée nationale, en fait, pas de débats du tout, elle n'a d'ailleurs pas été soumise aux élus. Un article dans Le Devoir une semaine après l'adoption de la mesure, voilà qui s'appelle voler sous le radar. De quoi s'agit-il: «Le conseil des ministres de François Legault a adopté la semaine dernière un décret qui exclut complètement les représentants religieux de l'ordre de préséance, a appris Le Devoir. (Le clergé écarté de l'ordre de préséance pour les cérémonies publiques au Québec, 22 novembre). [...] l'ordre de préséance guide l'ordre des prises de parole, des salutations dans les discours du premier ministre et le placement des dignitaires lors des cérémonies officielles. Québec souhaite ainsi «mieux refléter la diversité des croyances de la population québécoise et de la laïcité» a expliqué une source gouvernementale. Pour «reconnaître le rôle l'importance des nations autochtones», Québec a choisi d'inclure au 12e rang de l'ordre de préséance , le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL)et le président de la Société Makivik. L'évêque auxiliaire à Québec Monseigneur Marc Pelchat a perçu dans la décision du gouvernement un signe qu'une «sorte d'esprit laïciste s'étend » au Québec. Mgr Pelchat fait la seule lecture qui s'imposait du décret: »On sent qu'il y a des pas de plus qui se font pour que la séparation [entre le religieux et le politique] soit encore plus grande. Et même, de nous rendre, je ne sais pas peut-être même invisibles» a-t-il ajouté. la mesure est passé inaperçue, pas d'écho dans la presse québécoise, l'article du Devoir, lui n'est pas passé inaperçu pour toute monde, il est tombé sous les yeux de la chroniqueuse du Journal de Montréal, Josée Legault, il lui a inspiré une chronique intitulée(»Un geste nettement plus signifiant pour la laïcité, 22 novembre).




La chronique de Josée Legault donne tout son sens à la remarque de Mgr Pelchat. Elle précise d'abord sa vision de la laïcité:»Ceux et celles qui me lisent le savent déjà. Pour établir la laïcité de l'État au Québec, donc, pour signifier clairement qu'il y a séparation entre l'État et les religions, je ne crois pas à la nécessité d'interdire le port de signes religieux à certains. Je n'y crois pas parce que c'est là une approche strictement individualiste qui ce faisant, distingue les employés qui portent un signe religieux de ceux qui n'en portent pas. Par centre, je demeure convaincue de la nécessité pour l'État québécois , si laïcité il doit y avoir , qu'elle s'applique plutôt aux institutions elle-mêmes et que par conséquent qu'elles s'abstiennent  d'arborer tout symbole religieux. D'ou on appui , depuis des années, au retrait du crucifix nichant dans le salon bleu de l'Assemblée nationale tout juste au-dessus de son président. Ce qui fut fait, mais seulement récemment.[Josée Legault fait mention de l'article du Devoir cité plus haut et poursuit sa réflexion.NDA] Et ce faisant, une approche beaucoup signifiante, à mon humble avis, pour continuer à établir la laïcité de l'État au Québec. Cette décision, fort sage, est celle-ci: »Les autorités de l'Église catholique n'auront plus préséance sur les élus de l'Assemblée nationale dans des cérémonies officielles  du gouvernement du Québec». Enfin qu'on a le goût de crier . Incroyable tout de même que cela n'ait jamais été fait au auparavant.[..]
 
 
Voilà qui est cohérent avec une véritable séparation de l'État et des religions »(Ce qui préoccupe vraiment Mme Legault, ce n'est pas la «séparation de l'État et des religions», c'est la séparation de l'État de la religion catholique). Dans ce cas, il s'agit du catholicisme -la religion longtemps dominante au Québec.[...]. Laissons Josée Legault à son ire anti catholique notons simplement que pour l'instant cette rage ne s'applique qu'à l'État québécois, elle ignore pour l'heure la société Québécoise et nous ne serons pas surpris qu'elle rejoigne un jour les exaltés qui réclament la suppression de la Croix du Mont-Royal (sur l'anti catholicisme de Josée Legault, voir sur ce blogue, « Odieux »,27 octobre). 
le décret énonce aussi l'»ajout des représentants autochtones dans l'ordre de préséance «Une excellente chose. Le symbole ici, est majeur et se veut résolument moderne. Surtout, il dénote le respect de l'État québécois pour les Premières nations qui y vivent.» Nous venons subtilement de passer dans le registre Valérie Plante avec son inepte «Montréal, territoire non cédé».  Pour un peu, elle exigerait la remise du territoire québécois aux Autochtones, geste qui serait «résolument moderne».

Sunday, October 27, 2019

Odieux



Il n'y a pas d'autre terme pour décrire la plus récente chronique de Josée Legault dans le Journal de Montréal ( Andrew Scheer doit partir, 25 octobre).

La chroniqueuse ouvre fort en écrivant:»Derrière son visage juvénile de scout le jour et de servant de messe le soir , Andrew Scheer s'est révélé être un démagogue de premier ordre. Comme quoi les apparences sont parfois trompeuses. Le chef est un catholique pratiquant mais s'il passait par un confessionnal ces jours-ci , l'expérience lui serait peut-être moins agréable. Son recours répété à la désinformation et à l'insulte personnelle comme armes de combat électoral contre Justin Trudeau lui vaudrait sûrement un très long chapelet de prières à réciter en pénitence pour ses péchés politiques.»  "Depuis l'affaire SNC-Lavalin, Andrew Scheer s'en est en effet pris non pas au gouvernement Trudeau , non pas aux idées de Justin Trudeau , mais à la personne même du premier ministre. À répétition, il l'a traité de menteur compulsif, d'hypocrite et de faux féministe (les noms de Jane Philpot et de Jody Wilson-Raybould, ne disent visiblement  rien à Madame Legault) il s'en est pris à l'intégrité personnelle de M.Trudeau (les deux blâmes du commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique de la Chambre des communes ne suffisent pas à Josée Legault).
À qui profite ce lynchage à la forte tonalité anti-catholique. («servant de messe le soir», «catholique pratiquant»). Son accès de rage anti catholique ne l'ayant visiblement pas calmée , elle passe à un registre plus laïc en écrivant : »Le Globe and Mail a aussi rapportée que le Parti conservateur du Canada aurait embauchée une firme privée pour «détruire» la réputation de Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada et son ex-adversaire à la chefferie conservatrice. Andrew Scheer n'a pas nié la nouvelle. (phrase admirable sous la plume d'une journaliste d'expérience, le Parti conservateur « aurait», dans la soit-disant »affaire Maxime Bernier», Mme Legault est curieusement muette et bien peu curieuse sur le rôle du libéral Warren kinsella dans cette affaire qui a finalement toutes les apparences d'un coup fourré préparé dans les officines du parti libéral du Canada. N'ayant pas vidé son sac d'injures personnelles, elle traite encore Andrew Scheer de »Pinocchio de vaudeville », difficile pourtant de cacher un nez de Pinocchio dans un «visage de scout» ou dans celui d'un « servant de messe». Mme Legault afin d'être certaine de ne rien oublier nous ressert l'histoire de la double citoyenneté canado-américaine d'Andrew Scheer, une histoire susceptible d'avoir influencée de multiples électeurs. Peut-être a cours d'arguments ou épuisée par cette diarrhée anti-Scheer, elle ajoute:»Son français est terriblement faiblard. Ce qui, on n'en sort pas, confirme son peu d'intérêt pour le Québec. sa langue et sa culture[...].
 
 
 
 Personnellement, je considère que ces lignes pourraient être écrites pour le français personnel (et faiblard) de Justin Trudeau. Le portrait ne serait pas complet si Madame Legault avait oublié de mentionner : »son absence remarquée des grandes marches contre les changements climatiques. Pour ma part, j'ai noté et remarqué son absence lors de la marche de Fierté Montréal.
Pour ce papier qui pourrait être inscrit comme dépense électorale par le Parti libéral du Canadan(PLC) souhaitons que Josée Legault déclare ce revenu supplémentaire à l'agence du revenu du Canada et à Revenu Québec. 
Ne nous y trompons pas, nous somme d'hors et déjà en campagne électorale.  le départ d'Andrew Scheer que souhaite Mme Legault ne servirait que les intérêts du PLC. le parti conservateur devant se trouver un nouveau leader au milieu du gué et le faire rapidement connaître, tout en hypothéquant sa caisse électorale afin d'acquitter les frais d'une course à la direction pancanadienne. Difficile de ne pas considérer que, Mme Legault roule désormais pour le PLC, raison suffisante pour lui retirer sa tribune et lui indiquer le chemin à suivre pour se rendre au 81, rue Metcalfe, suite 600 à Ottawa, elle y sera en famille .