Wednesday, March 9, 2022

La vraie bévue

 



La presse écrite nous apprend que Benoît Charette aurait commis une bévue lors du Gala Dynastie (le Gala Dynastie vise à récompenser des personnalités issues des communautés noires qui illustrent dans les domaines des arts et de la culture et dont les réalisations et les accomplissements méritent d’être reconnus. ref.: site du Gala Dynastie).
 

 
 
Le ministre responsable de la Lutte contre le racisme y a déclaré que que l’artiste Lamine Touré était décédé. Le hic c’est que Lamine Touré était présent dans la salle: «Lamine Touré recevait samedi le grand Prix Dynastie, un hommage  visant à souligner l’ensemble de sa carrière, M. Touré a notamment lancé le Festival international Nuits d’Afrique.»(Benoît Charette annonce à tortilla mort de Lamine Touré… devantLamine Touré, Le Devoir, 8 mars) Incident sans importance et immédiatement oublié, Benoît Charette s’est confondu en excuses, excuses acceptées par M. Touré. Là n’est pas la vraie bévue; la vraie bévue réside dans la présence du ministre de la Lutte contre le racisme flanqué de son adjoint parlementaire, Christopher Skeete, à un gala organisé pour saluer l’excellence noire et la seule excellence noire. faut-il conclure qu’aux yeux de Benoît Charette, il y a un racisme acceptable, le racisme noir dans ce cas.  Si c’est le cas, pourquoi entretenir cette fiction d’un ministère de la Lutte contre le racisme.

Tuesday, March 8, 2022

Briser la glace


Il faut apparemment une «première à tout» selon la sagesse populaire. Les lecteurs et lectrices du Journal de Montréal d’aujourd’hui (7 mars) ont fait les frais d’une de ces premières. Ils ont ainsi eu droit à une première chronique en écriture inclusive. Première bien timide cependant, mais première tout de même. 
 

 
 
C’est la chroniqueuse Madeleine Pilote-Côté, dont le principal titre de gloire semble d’avoir été la plus jeune étudiante admise à l’École nationale de l’humour, qui a commis cette première avec une chronique intitulée «Le droit de ne pas être prêt.e.s» (Journal de Montréal, 7 mars), chronique qui porte sur le fait que nous soyons prêts ou non à retrouver une vie normale précovidienne.
Timidité de la chroniqueuse ou réticence de la rédaction, Dieu seul le sait. Intimidée par son audace, la chroniqueuse s’est contentée d’un seul mot en écriture inclusive. Madeleine Pilote-Côté s’est acharnée sur le mots ami.e.s. À moins qu’elle n’ait tenue en laisse par la rédaction? la glace est brisée, d’autres chroniqueurs emboîteront-ils le pas? Les éditions à venir du Journal de Montréal répondront à cette question.  Si la réponse est positive, il y a toujours d’autres quotidiens francophones à Montréal qui, c’est à souhaiter saurons résister à cette tentation woke.

Monday, March 7, 2022

Savoir dire Non

 



Les images de guerre qui nous proviennent d’Ukraine nous assaillent (sans jeu de mots )depuis plusieurs jours. Nous devons apprendre à résister à ces images et être conscients qu’elles ne sont pas innocentes, ces images ne sont pas «neutres», tournées, montées et diffusées par la presse mainstream occidentale, il n’est pas exagéré de considérer aujourd’hui quelles font désormais partie de l’arsenal de l’État ukrainien.
Elles entretiennent la mobilisation de la diaspora ukrainienne en faveur de Ky ïv.  Les Ukrainiens de Montréal se montrent ainsi sensibles aux requêtes du président ukrainien, Volodimyr Zelensky, pour la création d’une zone d’exclusion aérienne au dessus de l’Ukraine.
 

 
 
Les observateurs en sont tous venus à la conclusion que cette  no fly zone au dessus de l’Ukraine serait un casus belli avec la Russie. Le premier avion de combat russe abattu par un chasseur d’un pays membre de l’OTAN. ou l’inverse, pourrait nous conduire à un affrontement direct avec la Russie. Ce risque ne trouble visiblement pas les manifestants qui se sont rassemblés à Montréal et à Québec, au cours du week end dernier: «Le groupe plaid[ait] notamment pour que l’OTAN ferme l’espace aérien au-dessus de l’Ukraine et pour faciliter l’accueil de réfugiés ukrainiens.» Il faut savoir dire non, un non ferme à cette demande ukrainienne qui pourrait nous mener à l’affrontement direct avec la Russie, un affrontement qu’il nous faut éviter à tout prix, autant pour nous que pour l’Ukraine, il faut savoir dire non aux sirènes de l’idéalisme humanitaire. (Manifestations en soutien à l’Ukraine à Québec et Montréal, Journal de Montréal. 5 mars)

Recyclage

 



L’Ère est au recyclage, va pour les papier, le métal et le verre. Nous pourrions peut-être découvrir le recyclage de procureur. En effet: »Le dernier procureur survivant du procès de Nuremberg, qui a condamné des nazis pour des crimes de guerre  commis lors de la Seconde Guerre mondiale a soutenu qu’il serait réaliste de voir Vladimir Poutine emprisonné en de l’invasion de l’Ukraine. C’est ce qu’a témoigné Benjamin Ferenz lors d’une entrevue a quotidien britannique «The Mirror». 
 

 
 
« Les crimes commis par la Russie contre l’Ukraine sont une honte pour la société humaine, les responsables devraient être tenus responsables d’agression, de crimes contre l’humanité et de meurtre pur et simple» a affirmé l’homme bientôt âgé de 102 ans. L’annonce cette semaine la Cour Pénale Internationale qu’elle envoyait des enquêteurs sur les crimes de guerre Ukraine, a laissé une lueur d’espoir à l’ancien procureur. Il est significatif que le procureur Ferenz soit recyclé à la faveur de la guerre Russie -Ukraine, Pour l’opinion occidentale conditionnée par la presse mainstream Vladimir Poutine ne peut être autre chose qu’une réincarnation d’Adolf Hitler. Il est donc juste qu’un procureur ayant agi pour condamner les séides du Führer reprenne éventuellement du service même malgré son âge. À la lecture des lignes qui précèdent, il est assez clair que l’impartialité est le cadet des soucis de Benjamin Ferenz. Il est aussi assez clair qu’un tel procès ne pourra avoir lieu que dans le cas d’une défaite russe, vérifiant ainsi la vieille expression disant Vae Victis, Malheur aux vaincus.Il ne faudrait pas que la guerre se prolonge indûment, Benjamin Ferenz n’est pas éternel.

Sunday, March 6, 2022

Chassez le naturel

 



Pour la plupart d’entre nous, l’ère de la conquête de l’Ouest est révolue ailleurs que dans les westerns cinématographiques. Pour la plupart d’entre nous, mais apparemment pas pour le sénateur Lindsey Graham (Caroline du Sud), pour lui, la solution simple, sinon simpliste à la guerre Russie Ukraine  passe par l’assassinat de Vladimir Poutine; dans un tweet récent (3 mars),il écrit: «Is there Brutus in Russia?
Is there more successful colonel Stauffenberg in the Russian Military?» Il ne s’agit pas du tweet d’un fétichiste des armes à feu des Proud Boys ou des Three per centers, mais d’un membre de l’auguste Chambre haute américaine. S’agit d’un simple tweet hâtivement rédigé et expédié du coin de la table après un repas trop arrosé ou de la prémisse d’un véritable complot pour faire assassiner un chef d’État étranger.  Si c’est le cas, le sénateur Graham ne semble pas se préoccuper des conséquences d’une telle exécution sur le destin de la Russie à moins qu’il ne dispose d’informations privilégiées sur d’éventuels comploteurs et leurs projets pour une future Russie.
 
Le massacre des Romanov

 
 
Les conséquences de cet assassinat pourrait s’avérer pire  que l’actuelle administration Poutine.  
Historiquement, il faut se souvenir des tentatives infructueuses du gouvernement américain pour faire abattre Fidel Castro au début des années 1960.  Souhaitons que quelqu’un à Washington réveille le sénateur Graham et lui dise d’aller se calmer et de cesser de se prendre pour le nouveau shéri en ville.


Friday, March 4, 2022

À avoir dans le coffre à outils

 



L’utilité du Bloc québécois fait débat depuis sa création et d’une élection générale à l’autre, les électeurs québécois s’interrogent sur l’intérêt d’apporter leurs suffrages au Bloc; Le Bloc sert-il les intérêts du Québec ou, depuis quelques années ne sert-il qu’à diviser le vote et favoriser l’élection et la réélection du Parti libéral du Canada. Il peut s’avérer difficile de démontrer l’utilité du Bloc.  Il a cependant réussi à démontrer son utilité cette semaine; «Le poids politique du Québec sera protégé dans le redécoupage électoral en vue au Canada. Une forte majorité d’élus fédéraux se sont positionnés mercredi en faveur d’une motion réclamant que le Québec ne perde aucune circonscription. Sur les 324 élus ayant participé au vote, 261 se sont prononcés en faveur de la motion déposée par le chef du Bloc québécois, Yves-François, voulant que «tout scénario de redécoupage de la carte électorale fédérale qui aurait pour effet de faire perdre une ou des circonscriptions au Québec ou de diminuer le poids politiques du Québec à la Chambre des communes [doive] être rejeté.» (Le poids politique du Québec sera protégé, vote la Chambre des Communes, La Presse, 2 mars). Se sont joints aux élus du Bloc, les députés québécois du Parti conservateur du Canada. Tous les députés néo-démocrates ont voté pour la motion, l’article de La Presse ne précise malheureusement pas si le député néo-démocrate de la circonscription de Rosemont- La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, était présent ou non aux Communes.[…] Plusieurs élus libéraux québécois avaient ouvert la porte à la révision du cadre juridique.[…] La députée de Brossard-Saint-Lambert, Alexandra Mendès a aussi estimé qu’il y aurait un travail de «rééquilibrage» à faire. «On ne peut pas non plus augmenter sans cesse la Chambre des communes.[…] tout ça va être mesuré dans une éventuelle législation qui sera proposée».
 

 
 
C’est sans illusions qu’il faut prendre acte du vote de la Chambre des communes tant que le  poids politique du Québec tiendra à des votes des communes. La question du poids politique du Québec est étroitement dépendante du poids démographique du Québec à l’intérieur du Canada. Ce qu’il faut souhaiter c’est la de la représentation québécoise à Ottawa acquiert une dimension constitutionnelle échappant ainsi aux humeurs des parlementaires. Le rôle joué par le Bloc dans ce débat ne démontre pas l’utilité absolue du Bloc; il illustre à tout le moins  l’utilité du ponctuelle du Bloc.  Le Bloc a donc sa place dans le coffre a outils du mouvement nationaliste québécois.

Wednesday, March 2, 2022

La première victime de la guerre,

 



c’est la vérité affirmait Rudyard Kipling ,

La guerre Russie-Ukraine donne à Mélanie Joly, notre ministre des Affaires extérieures, l’occasion de confirmer cette affirmation. Pour elle, l’invasion russe de l’Ukraine est «injustifiée et non-provoquée»(Le point des autorités fédérales, TVA Nouvelles, 27 février. disponible sur internet. Ainsi pour Madame Joly, l’invasion de l’Ukraine est «injustifiée et non-provoquée». Malheureusement pour elle et pour la vérité, il y a des années que la Russie fait savoir à l’Occident que l’expansion de l’OTAN était inadmissible et que cette expansion était considérée comme une menace à l’existence même de la Russie.  Voilà pour le «injustifiée et le non provoqué». Au chapitre du «injustifié et non provoqué», Mélanie Joly devrait se souvenir de l’agression par l’OTAN de la Serbie en, et ne pas oublier les bombardements avec des projectiles à l’uranium appauvri. Les Américains et leurs alliés, dont nous sommes, n’ont jamais manifesté de regrets pour ces gestes, il est vrai que les «bombardés» étaient des Slaves chrétiens, espèce qui n’a pas la cote dans la presse occidentale, et que les bombardements servaient les intérêts des Kossovars constituant alors le Kossovo, petit État mafieux.