Saturday, March 16, 2019

Ou vas-tu PQ?


Le PQ a visiblement de la difficulté à se remettre de la raclée subie au soir du 1er octobre.  il cherche sa voie entre Coalition Avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire (QS), lePq à de la difficulté à se positionner, semblant  considérer que les électeurs sont à la CAQ et le idées à QS. Les manoeuvres de rapprochement de la période pré-électorale indiquaient un « penchant » solidaire dans les hautes instances dirigeantes du PQ, les yeux doux n'ont pas suffi, sentant probablement des vents favorables se lever, QS a choisi d'aller seul à la bataille. Le vote du 1er octobre incline plutôt à penser que les gros bataillons de l'électorat québécois se trouvent désormais du côté de la Coalition.  Règle d'or en analyse électorale, cherchez la base sociologique.




Quelle est la base sociologique du Parti Québécois? Nous y reviendrons. Celle du parti libéral du Québec est bien connue, anglophones et allophones en constituent les principales troupes, troupes à laquelle il faut ajouter un certain nombre d'électeurs francophones fédéralistes, entrepreneurs et professionnels, un électorat que l'on imagine volontiers fréquenter les Chambres de commerce. Cette base est solide, dans la mesure ou elle repose moins sur des idées que sur des intérêts. Le monolithisme de sa base sociologique permet au PLQ de s'imposer contre des formations politiques à la base sociologique plus instables. La durée et les succès du PLQ à travers l'histoire tiennent moins à ces politiques qu'a la solidité de cette base sociologique, elle lui a permis de survivre à l'Union nationale pourtant dominante pendant plusieurs décennies. Passé au tordeur de l'histoire, l'Union nationale et les Créditistes (l'Union nationale avait une base sociologique fragile car elle résultait initialement d'une coalition entre un parti conservateur provincial victime de sa proximité avec les conservateurs fédéraux (l'affaire Riel, puis la Crise de la Conscription de 1917) et les réformistes de l'Action libérale nationale fragile, formation originale et intéressante dans l'histoire du Québec, parti d'individualités fortes (Paul Gouin, Oscar Drouin, Philippe Hamel, Ernest Grégoire), mais trop jeune et insuffisamment enracinée en 1936. Les succès de l'Union nationale tenaient aussi à la popularité de Maurice Duplessis et à l'amitié de l'Église catholique (la crise de l'Église suite à VaticanII, privait l'Union nationale d'un électorat qui lui avait été fidèle jusque là. L'Union nationale est morte du tassement de  son électorat rural et du passage d'une partie de son électorat nationaliste au PQ. Les Créditistes ont traversé le ciel politique québécois tel un météorite.  Plombé par l'absence d'une véritable base sociologique. Son électorat nationaliste-conservateur pouvant aussi aller à l'Union nationale sans crise de conscience. L'éthérodoxie de la doctrine économique du Crédit Social plombait aussi les créditistes, dirigés par de véritables tribuns populaires, mais volontiers tentés par les effets de tribune,  dépourvu d'intellectuels organiques, Le Ralliement créditiste n'était pas en mesure de se doter de l'armature intellectuelle permettant à un parti de survivre et de convaincre.  Profitant de cette base sociologique monolithique, le PLQ était donc en mesure de faire face à ces adversaires sans craindre l'effritement de sa base électorale.  Compte tenu du monolithisme de cette base sociologique, il ne faut pas être grand clerc pour envisager une victoire possible du PLQ sur la CAQ en 2022, d'autant plus les efforts de renouvellement du PLQ suite à sa défaite n'indisposeront visiblement pas sa base angloallophone, adossée à cette base, le PLQ a de beaux jours devant lui, d'autant qu'aucun parti  ne lui disputera sa base angloallophone de crainte de s'aliéner à son tour sa base francophone, Seul peut-être QS pourrait être tenté de séduire les électeurs anglophones progressistes sans pour autant risquer de s'aliéner son électorat francophone, malgré les velléités indépendantistes de QS. 
 
 
 
Pour Québec Solidaire (QS), il a été facile et commode un temps de parler d'un électorat cantonné au Plateau Mont-Royal Présenté sur un mode qui relevait de la caricature comme un parti progressiste, mais surtout comme un parti à la remorque de toutes les modes à la mode (climat, alimentation, libéralisme sociétal (droits des homosexuels, théorie du genre, ouverture à la «diversité» et à l'»inclusion»), la percée hors Plateau de QS le 1er octobre montre que ses analyses avaient tout faux, sauf à considérer que le libéralisme sociétal et les autres idées  de QS gagne des adeptes à travers le Québec, hypothèse possible, mais peu séduisante pour la suite des choses. Le parti Québécois (PQ) était lui le parti des enseignants et des fonctionnaires syndiqués liés au développement de la fonction publique suivant la Révolution tranquille. 
La CAQ semble pouvoir compter sur l'électorat du 450 et des banlieue de la troisième couronne, banlieusards, jeunes familles, etc. La base sociologique de la CAQ est encore mal connue et en raison de son apparition récente, elle apparaît fragile, elle n'est pas encore cristallisée, il faudra pour cela quelques scrutins victorieux pour coaguler le tout et assurer une personnalité à la CAQ, le temps est donc encore propice pour « plumer la volaille ».  Pour récupérer la clientèle nationaliste de la CAQ, le PQ doit donc se hâter.. Le PQ doit donc agir de telle sorte que que cette clientèle composée de nationalistes mous et d'identitaires soft ne s'installe à demeure à la CAQ. Le parti Québécois doit donc réfléchir à un programme qui lui assurera une nouvelle base sociologique, il semble difficile de concilier les aspirations de l'électorat du 450 de la CAQ avec les convictions libérales sociétales de QS, le PQ devra choisir. Le nouvel électorat du PQ devrait regrouper les souverainistes identitaires, et au delà de ces souverainistes identitaires, tenter de retrouver l'»électorat bleu» qui a permis la percée des conservateurs dans la région de Québec (Chaudière-Appalaches, Rive sud de Québec)et en Beauce et travailleurs syndiqués du secteur privé (construction, par exemple)et finalement les identitaires soft. C'est une partie de l'électorat de la CAQ qu'il faut chercher à reconquérir. Plusieurs considèrent que le destin futur du PQ s'il échoue dans cette tache sera celui de la lente agonie de l'Union nationale (UN) après 1966. le PQ a plus besoin d'une bonne base sociologique que d'un discours décomplexé ou d'une refondation. Entretemps, le PQ peut s'illusionner avec l'idée que Catherine Fournier et Jean-Martin Aussant amèneront de nouvelles clientèles au PQ.

Wednesday, March 13, 2019

La statue déboulonnée

Le médecin Gilles Julien, le fameux docteur Julien, est (était) un chouchou des média montréalais, sa Guignolée annuelle est courue par les journalistes et les caméramans des grands réseaux de télévision.  Jamais remis en question il est toujours présenté comme l'inventeur  de la pédiatrie sociale, une spécialité médicale pour laquelle mes lecteurs auraient beaucoup de difficultés à trouver une définition. Jamais remis en question, le DR Julien.  Le glas vient-il de sonner pour lui.  Selon La Presse, il fait face à une crise à sa fondation (Crise à la fondation du Dr Julien, La Presse, 11 mars).  Il fait face à des allégations d'intimidation de la partie la haute direction à l'endroit d'employés et de gestionnaires.  La directrice générale a été contrainte à la démission , cinq directeurs sur sept ont claqué la porte, l'équipe du centre de pédiatrie sociale d'Hochelaga-Maisonneuve a été décimée.  La Presse a recueilli les témoignages de 10 anciens employés et gestionnaires la fondation du Dr Julien. "Tous ont confié avoir quitté l'organisme en raisond'un climat de travail difficile, voire toxique , à la Fondation.  (...) de ces 10 employés ou gestionnaires, plusieurs disent avoir craqué après avoir subi de l'intimidation de la part du Dr Julien et de sa femme, l'avocate Hélène Sioui Trudel. Cette dernière a d'ailleurs remis sa démission fin avril 2018, elle oeuvre désormais comme conseillère stratégique auprès de la Fondation. 
 
 
 
Morale de cette histoire, les média devrait être prudents lorsqu'ils canonisent certaines personnalités et érigent des statues à ces nouveaux héros tout à leur besoin d'offrir au bon public, de nouveaux saints , saints laïcs ayant opinion sur tout et sur rien. Tout à leur besoin de montrer qu'ils ont une conscience sociale comme lors de la Guignolée des média, opération de relations publiques d'une industrie d'abord préoccupée de montreront conscience et qu'elle  non pas uniquement soucieuse de son image et de ses cotes d'écoute. Il n'est pas nécessaire d'ouvrir des procès en canonisation, mais simplement de faire preuve d'un peu de prudence.

Tuesday, March 12, 2019

Malheur à la ville..


dont le prince est un enfant. Difficile de ne pas penser à ses mots tirés de L'Écclésiaste devant le succès de Greta Thunberg, l'écolière suédoise (16 ans), initiatrice des marches étudiantes pour le climat. Certes, elle n'est pas Prince de la Cité, mais son influence médiatique lui permet de jouer un rôle comparable à certains Princes, combien de Princes sont ainsi capables de mobiliser des milliers d' écoliers et d' étudiants (Les étudiants prendront la rue pour le climat le 15 mars, Le Devoir, 11 mars ). Pour Louis Couillard un porte-parole du mouvement « La planète s'invite à l'université» ce sont plus de 60 000 étudiants universitaires et collégiens qui ont voté pour une journée de grève. Parions que les grands réseaux de télévision couvriront la marche en question, et que le premier ministre Legault et son ministre de l'environnement, Benoît Charrette, se fendront d'une déclaration favorable  à l'»initiative de cette « belle jeunesse » et à la « prise de conscience » à laquelle nous invite notre jeunesse. Déclaration rédigée de telle sorte qu'elle permettra à la CAQ de combler son déficit environnemental. Le même Louis Couillard affirme : »on voulait d'abord lancer le débat, ce qui est fait, et non seulement dans les cégeps et les universités , mais aussi en dehors de cela . Il faut maintenant rassembler tous les acteurs de la société civile qui s'intéressent à ce débat pour créer un véritable front commun. » 
 
 
 
Malheur à la ville ...qui laissent les enfants prendre les rênes. Que ces marches soient l'occasion de s'informer soit, mais justement qui informera ces jeunes et qui produira les pamphlets, brochures et trousses d'information que ces jeunes ne manqueront pas de ramener à la maison suite à leur marche. Marche qui, il y a fort à parier, ne touchera pas que les institutions collégiales et universitaires, on peut sans crainte prévoir qu'aux cortèges de collégiens et d'universitaires se grefferont rapidement des élèves du secondaire surtout si le 15 mars nous connaissons une journée ensoleillée et une température relativement douce.  C'est la « formation « de ces plus jeunes qu'il faut remettre en question. Le ton est donné par Catherine Gauthier, directrice générale d'Environnement jeunesse lorsqu'elle déclare : »Les jeunes d'aujourd'hui ont grandi à l'heure des changements climatiques. Ils entendent parler de catastrophe environnementale depuis leur enfance .  Et c'est de plus en plus évident , notamment depuis la conférence climatique de Paris et le plus récent rapport du GIEC.  En même temps , les jeunes estiment que rien n'est fait pour lutter contre les changements climatiques . Donc ,ils veulent réagir au fait que la question n'est pastraitée à la hauteur de l'urgence actuelle. » toujours les mêmes poncifs répétés ad nauseam. Malheur à Ville dont ... les enfants sont manipulés et instrumentalisés par des activistes du climat ou de toute autre cause. Il y a un âge pour s'instruire et un âge pour militer.  Il est malsain pour la Ville de les confondre.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais


« Israël n'est pas l'État de tous ses citoyens»affirme Benjamin Netanyahou est peut-être un premier ministre démocratiquement élu, (n'est-ce pas là l'argument de certains pour supporter inconditionnellement Israël, présentée comme la seule démocratie du Moyen-Orient), mais Benjamin Netanyahou est aussi un impénitent raciste sioniste. Il ne présente pas Israël comme le foyer des fidèles du judaïsme - critère religieux, mais comme État du peuple juif (Pour Netanyahou, Israël n'est « pas l'État de tous ses citoyens », La Presse, 10 mars) non des fidèles du judaïsme ce qui est un critère ethnique et raciste. Faisant référence à la loi fondamentale d'Israël (loi fondamentale adoptée par lui en juillet 2018) voulant qu'Israël soit l'État-nation du peuple juif et uniquement du peuple juif. Netanyahou compte faire pour Israël, ce à quoi aspire certains politiques populistes européens protéger leur population d'origine contre des flux migratoires ( on voit mal comment les multiculturalistes et les George Soros de ce monde feraient obstacle à la Hongrie, État-nation des Hongrois, l'Italie État-nation des Italiens, la France aux Français et ultimement, Le Québec aux Québécois parce que le Québec doit être considéré comme l'État-nation du peuple québécois et uniquement des Québécois de souche, i.e. les descendants des colons français demeurées en Amérique après la conquête de 1760 et des assimilés au fil des ans, les descendants de Britanniques, d'Irlandais et d'Écossais arrivés ici suite à la Conquête.).

Le chien dans le jeu de quilles


Son élection a d'abord de quoi surprendre dans l'Amérique de Donald Trump. Ilhan Omar est un véritable Ovni sur la scène politique américaine, l'élue démocrate du Minnesota est en effet l'une des deux femmes musulmanes à avoir été élu à la Chambre des représentants aux récentes élections de mi-mandat, l'autre étant Rashida Tlaib, démocrate du Michigan. L'élection de ces deux femmes démontrent l'évolution démographique de certains États américains. Ilhan Omar affirme sa différence en siégeant foulard islamique sur la tête. Son entrée en fonction a fait l'objet de débats. Quelle est la valeur de son serment de représentante sur la Constitution, quelle sera sa loyauté à cette Constitution, ses opposants les plus convaincus allant jusqu'à rappeler l'autorisation faite par la taqqiya  aux musulmans de prêter de faux serments à des Infidèles pour faire avancer la cause de l'Islam. La jeune élue n'a pas tardé à se faire remarquer.



Quelques semaines après son entrée en fonction, elle a, a deux occasions créées des polémiques qui ont secoué la classe politique américaine. Première salve, elle a affirmé que le puissant American Israel Political Action Comitee (AIPAC) finançait les responsables politiques américains pour être pro-Israël, pour Eliot Engel, président démocrate de la puissante commission des affaires étrangères de la chambre des représentants, cette déclaration s'inspire «d'une réthorique antisémite sur l'»argent juif» », deuxième salve, Ilhan Omar a affirmé que les militants pro-Israël « prônent l'allégeance à un pays étranger». Cette fois, l'élue démocrate a été accusé faire appel à la vieille réthorique de la « double loyauté » des Juifs et de leur absence de loyauté à l'égard de leurs pays d'accueil. Les propos d'Ilhan Omar rappellent curieusement les propos tenus il y a plusieurs années par le paléoconservateur Pat Buchanan polémiquant alors avec les néoconservateurs et qui affirmait que « le Congrès des États-Unis est un territoire occupé par Israël». Il faut ajouter que Ilhan Omar et Rashida Tlaib supportent le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) appelant entre autres à l'évacuations territoires palestiniens occupés par Israël.

Les déclarations d'Ilhan Omar ont causée une certaine commotion au sein du parti démocrate.  Nancy Pelosi, Le leader du parti à la Chambre des Représentants a fait adopter une résolution condamnant la «haine» , résolution jugée insuffisante par les républicains car elle ne condamne pas nommément Ilhan Omar et qu'elle ne prévoit aucune sanction à l'égard de cette dernière.  
Il aurait été étonnant que Donald Trump ne prenne pas position dans cette polémique. il n'a pas tardé à accuser le parti démocrate d'être devenu « anti-juifs»("Donald Trump accuse le parti démocrate d'être devenus «anti-juifs», Le Journal de Montréal, 8 mars), Ajoutant que les déclarations de Ilhan Omar sont une «honte ».  Difficile de savoir qui parle? Est-ce le président qui parle, le candidat à la réélection à l'élection présidentielles de 2020 ou l'homme? Le président américain le plus pro-Israël depuis la création d'Israël, a à son crédit: la promesse de transférer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, le retrait de l'Accord nucléaire iranien, le retrait américain du conseil des droits de l'homme l'ONU au motif du parti-pris anti-israélien de ce dernier, le blocage des fonds destinés à l'Autorité palestinienne jusqu'à ce que cette dernière accepte de reprendre les négociations avec Israël. Le candidat à la réélection à l'élection présidentielle de 2020. Le candidat n'ignore pas l'importance du vote juif dans des swing states comme l'État de New-York ou la Floride avec ses retraités juifs, à moins que se ne soit l'homme, dont la fille Ivanka s'est convertie au judaïsme et dont le gendre , Jared Kushner est présenté par la presse américaine comme un juif orthodoxe. Pour reprendre les propos de Pat Buchanan, il faut considérer que Donald Trump est à lui seul un territoire occupé par Israël. En accusant les démocrates d'être « anti-juifs» Donald Trump joue probablement sciemment sur l'ambiguïté entre antisionisme et antisémitisme. Les déclarations d'Ilhan Omar relève du premier. Dans sa volonté de dénoncer l'influence d'israël et du lobby pro-israélien aux États-Unis, Ilhan Omar en dépit de son foulard islamique se montre peut-être plus patriote américaine qu'un matamore comme Donald Trump.

Sunday, March 10, 2019

Il n'est jamais trop tard pour bien faire

Le crédit dont jouit encore la fédération des femmes du Québec (FFQ) surprend toujours, après la nomination du transgenre Gabrielle Bouchard à la tête de l'organisme et la résolution de la FFQ sur la prostitution lors de son l'assemblée générale extraordinaire à la tenue fin octobre 2018, («les élucubrations de la Fédération des Femmes du Québec », Le Harfang, Vol.7 no 1). Ainsi qu'une femme occupé comme l'analyste politique, Caroline Saint-Hilaire (ancienne députée bloquiste de la circonscription de Longueuil Pierre-Boucher et ex-mairesse de la Ville de Longueuil) ait du temps à consacrer à la FFQ, même si c'est pour s'en démarquer étonne («Caroline St-hilaire a «renié» la Fédération de Femmes du Québec», Journal de Montréal, 8 mars ). Elle affirme en effet «Je les ai officiellement reniées sur les réseaux sociaux parce qu'ils ont pris un virage pas juste à gauche , mais d'extrême-gauche.» Elle s'oppose au discours voulant que «les femmes ne sont plus juste un genre.» Elle rejette la position de la FFQ voulant que la prostitution résulte du libre choix des femmes » 
Il faut lire l'édifiante déclaration de principe de la FFQ sur son site, la FFQ y déclare:» À l'intérieur du mouvement des femmes: La FFQ s'inscrit dans le courant qui s'attaque aux systèmes d'oppression ou de domination que sont le patriarcat, le capitalisme, le racisme , l'impérialisme et l'hétorosexisme...» pour résumer, «l'ennemi , c'est l'Homme blanc hétérosexuel », articles disponibles sur le site de la FFQ: «la FFQ dit «oui »aux femme musulmanes «non «  à la fausse laïcité de la CAQ » et «L'Islamophobie: une forme de sexisme ». La FFQ ne doit guère compter comme membres des femmes professionnelles ou chefs d'entreprise. Caroline Saint-hilaire a raison de parler d'extrême-gauche. La prise de position de Caroline Saint-Hilaire doit nous rappeler qu'il faut toujours s'interroger sur la véritable représentativité de ces organismes qui prétendent parler, ici au nom des femmes, là au nom des minorités LBGTQ ou religieuses ou raciales. Combien de membres en règle à la FFQ, existe-t-elle d'ailleurs en dehors des apparitions de sa présidente sur les plateaux de télévision ou dans les studios de radio, Personnellement, je ne connais aucune femme membre de la FFQ et qui se présente comme telle.Sur son site, la FFQ privilégie visiblement les adhésions collectives ( parmi les membres collectives, orthographe d'origine, il y a l'Association des femmes iraniennes, le Centre communautaire des femmes sud-asiatiques, une étonnante Association des religieuses pour les droits des femme, le centre de solidarité Lesbienne, Le Réseau des lesbiennes du Québec, une panoplie de Comités de condition féminine des centrales syndicales (CSQ, CSN, FTQ), un aréopage de Table de concertation suffisant pour faire le tour du Québec(Lanaudière, Montérégie, Mauricie, Centre du Québec, Montréal et Gaspésie et les Iles). Souhaitons que toutes les femmes du Québec renient la FFQ, si cela n'est déjà fait .

Sunday, March 3, 2019

EXIT ECR


La sagesse populaire affirme que tout ce qui traîne se salit, les débats autour du cours éthique et culture religieuse (ECR) en donnent la preuve. Jouant son rôle d'opposition (même s'il ne s'agit que de la deuxième opposition),, le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé propose au gouvernement Legault d'abolir par souci de cohérence, dans le contexte plus large du débat sur la laïcité, le cours éthique et culture religieuse(Le PQ veut la fin du cours d'éthique et culture religieuse, Journal de Québec, 26 février). Proposition rapidement écartée par la CAQ, le PLQ et QS (101 voix contre 10), si la présence parmi les opposants des libéraux et des Solidaires ne surprend guère. celle des troupes deFrançois Legault étonne, la défense de l'identité québécois promise par la CAQ fondrait-elle au soleil? Les députés casuistes céderaient-ils déjà aux sirènes de la diversité et du politiquement correct. Dernière sottise en date, notre «brillant» ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge qui est aussi visiblement inculte en matière de religion, estime: »Il y a une place (pour les athées dans le cours d'éthique et de culture religieuse (ECR)), mais elle n'est pas suffisamment grande, je pense que l'athéisme fait partie des courants de pensée » a-t-il soutenu lors d'un impromptu de presse sur la colline parlementaire, nous sommes impatients de voir comment le cours ECR amélioré abordera la question de la Franc-Maçonnerie, qui est aussi un courant de pensée, et de son Grand Architecte. 

Aux yeux de Monsieur Roberge, «il faut corriger ce cours-là , il faut améliorer ce cours-là.» (Jean-François Roberge veut remanier cours ECR, Le Devoir, 27 février). Il y a lieu de douter de la volonté du ministre de remanier le cours ECR, dans le même impromptu de presse, J.-F, Roberge affirme que « Le programme d'ECR prépare l'élève au « vivre ensemble « en l'outillant afin de « combattre les généralisations hâtives, les appels aux clans, les faux arguments. Dans un contexte de mondialisation de migrations massives, je trouve important de connaître les grandes religions (...) ». Pourquoi en si bonne route ne pas ajouter un cours sur le consumérisme et le centrecommercialisme (les centres commerciaux étant devenus de véritables cathédrales le dimanche dans les villes et banlieues québécoises). Plutôt que de se perdre en additions oiseuses et nécessairement tributaires des effets de mode, adoptons la solution proposée par Mathieu Bock-Côté dans sa chronique du 27 février(« Il faut abolir le cours d'ECR », Journal de Montréal, 27 février).Un cours qui pour le sociologue plutôt que de renseigner les élèves sur les grandes religions du monde assure plutôt :»la promotion active du multiculturalisme au nom de la «diversité».Supprimons le cours d'ECR et  en lieu et place, instaurons un véritable cours d'histoire des religions, avec des éléments objectifs (date de création, fondateurs, livres sacrés, grands principes, développement, croissance et expansion géographique, mention des différents courants les constituant, ex. le chiisme et le sunnisme pour l'Islam, le catholicisme, le protestantisme et l'orthodoxie par le christianisme). 



La suppression du cours d'ECR au niveau secondaire devrait avoir deux conséquences, l'instauration d'un cours d'instruction civique avec présentation de nos institutions politiques et juridiques et leur fonctionnement et réintroduction d'un cours d'histoire nationale (tant qu'à parler d'intégration des nouveaux arrivants); au niveau collégial, la suppression du cours d'ECR devrait conduire à un examen des cours de philosophie obligatoires au CEGEP. Ces cours devraient d'abord présenter les grands philosophes de la Grêce antique(Aristote, Platon, les stoïciens ) et de la culture occidentale (ainsi les enseignements d'un Constantin, du thomisme et du  cartésianisme feraient parti du cursus obligatoire).  Avec des étudiants plus mûrs, ces cours devraient être l'occasion de former les collégiens aux règles des débats d'idées, à l'analyse critique des idées à la mode et à l'analyse des média (procédés journalistiques les plus communs, etc.). L'objectif de ces cours de philosophie seraient de faire des collégiens, des « testes bien faites ».