Showing posts with label culpabilisation. Show all posts
Showing posts with label culpabilisation. Show all posts

Monday, August 19, 2019

Au temps béni des colonies



Les lecteurs de ce blogue ont probablement déjà eu l'occasion d'entendre déjà la chanson de Michel Sardou, Au temps béni des colonies, souvenons-nous de certaines paroles de la chanson: «Y pas de caf? pas de coton, pas d'essence. En France , mais des idées ça on a. Nous on pense... »   Emmanuel Macron est de ceux   qui ont  des idées et qui pensent. Dernière trouvaille en date afin de rendre hommage aux soldats africains débarqués en Provence, le 15 août 1944, dans le cadre de l'opération Anvil, opération occultée par le débarquement de Normandie , l'opération Anvil fut un succès largement attribuable à l'armée d'Afrique, armée française qui n'a jamais eu la cote des autorités gaullistes et post gaullistes parce que protégée par le gouvernement de l'État français et dirigée des généraux de sympathies plutôt pétainistes comme Jean De Lattre de Tassigny et Alphonse  Juin (futurs Maréchaux de France). Accompagné par les présidents guinéen et ivoirien,  le président Macron a déclaré à l'occasion du 75e anniversaire du débarquement de Provence: « Ils étaient des Français d'Afrique du Nord, pieds noirs , tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, zouaves, spahis, goumiers, tirailleurs que l'on appelait sénégalais mais qui venait en fait de toute l'Afrique subsaharienne, et parmi eux des Guinéens, des Ivoiriens »( Débarquement en Provence: Macron souhaite des rues aux noms de combattants africains, Le Parisien, 15 août).  
 
 
 
Macron ne pouvait se contenter d'une opération politique entouré des présidents guinéen et ivoirien. Dans l'un de ses discours ampoulé dont il a le secret, il affirme: «Ces combattants africains , pendant nombre de décennies, n'ont pas eu la gloire et l'estime que leur bravoure justifiait. La France a une part d'Afrique en elle . Et sur ce sol de Provence , cette part fut celle du sang versé. [...] ils ont fait l'honneur et la grandeur de la France Mais qui se souvient aujourd'hui de leur nom , de leur visage?[...] Ils sont des milliers à s'être sacrifiés pour défendre une terre lointaine, une terre souvent inconnue , une terre jusqu'alors  jamais foulée , une terre à laquelle ils ont à jamais mêlé leur sang. ».  Discours dont les excès même appelle certains commentaires, Les libérateurs africains d'Emmanuel Macron ne se trouvaient pas sur les plages de Provence comme Africains, mais comme membres des troupes coloniales françaises, l'Afrique n'ayant joué qu'un rôle marginal dans le dernier conflit mondial.  Il serait heureux qu'Emmanuel Macron précise la « part africaine» dans le Grand siècle.  Il serait heureux et utile que « la contribution africaine à l'honneur et la grandeur de la France » soit précisée par l'occupant actuel de l'Élysée. Pas un mot non plus sur ceux venus défendre une « terre jusqu'alors jamais foulée », silence sur l'invasion de la France par l'Afrique subsaharienne, par les descendants des libérateurs de 1944. Emmanuel Macron n'est pas le premier président français trouver des apports insoupçonnés à l'histoire et à la civilisation française. Jacques Chirac l'avait précédé sur cette vie pavée de mauvaises interprétations, n'affirmait-il pas, en 1996, à Amman: »Nous vivons une communauté d'histoire, qui depuis toujours témoigne d'un enrichissement mutuel. N'oublions pas tout ce que l'Europe de la Renaissance et des Temps modernes, marquée par la Bible, la Grèce, Rome, doit aussi à l'apport de la brillante civilisation arabo-islamique.
 
 
 
- La médecine, les mathématiques et l'astronomie, la musique, l'architecture, la littérature ou la philosophie en portent la très forte empreinte. Il est peu de domaines où l'esprit de votre civilisation n'ait enrichi l'Europe. Par l'Espagne, la France et l'Italie, cet apport aura été l'un des ferments de la Renaissance. » Malgré ces exhortations de deux présidents, nous préférons demeurer fidèles à la part française de la France en n'oubliant pas l'avertissement de l'Action française voulant que « la République en France soit le règne de l'étranger. »

Wednesday, December 12, 2018

Enseignement de l'histoire: priorités et distractions


Heidi Berger milite pour que les élèves québécois du secondaire suivent une formation obligatoire sur le génocide durant leur scolarité. Elle a amorcé sa campagne, il y a deux ans et elle a été rejointe récemment par Rima Elkouri qui dans un article au titre accrocheur (« C'est qui, Hitler?, La Presse , 9 décembre) fait écho à la demande de Madame Berger. Selon Rima Elkouri, Madame Berger a constaté qu'il était possible de compléter son cours secondaire sans savoir qui est Hitler, sans savoir ce qu'est l'Holocauste, sans avoir appris quoi que ce soit sur les génocides qui se produisent encore aujourd'hui.Il faudrait aussi se demander combien d'élèves du secondaire complètent leur secondaire sans savoir qui sont Paul de Maisonneuve, Louis Joliet et le marquis de Montcalm.
 
 
 
 L' enseignement de l'histoire doit être valorisé, mais l'article de Rima Elkouri et la campagne de d'Heidi Berger doivent être mis en perspective.  Pourquoi titrer « C'est qui Hitler? » et non pas « C'est qui Staline? ou c'est qui Pol Pot? », pourquoi parler de l'Holocauste, celui avec le « H » majuscule, l'horreur industrielle a été inventé au Goulag bien avant les horreurs nazies. Lors de ses conférences au élèves du secondaire , Heidi Berger montre un témoignage vidéo de sa mère , elle entretient les élèves de racisme, de haine et d'intolérance, « Elle leur montre des photos de pancartes antisémites qu'elle se rappelle avoir elle-même vues au moins jusqu'à la fin des années 50 à Sainte-Agathe, ou elle a grandi. Des pancartes qui disaient « No Jews. No Dogs. »( Pas de juifs. Pas de chiens ), il y avait un antisémitisme terrible. Mes frères étaient toujours appelés «les sales Juifs « .  Ils faisaient toujours l'objet d'intimidation». 
 
 
 
Il faut noter qu'Heidi Berger nous parle de la fin des années 1950, sans rien dire de la situation actuelle ,  qu'en est-il de cette situation aujourd'hui à Sainte-Agathe, plus d'un demi-siècle plus tard? Si la situation a changé, tout ce que font Mmes Elkouri et Verger relèvent  de la culpabilisation et du salissage, voyez ce «Québec profond», ce Québec des régions, toujours aux prises avec ses démons racistes. Un Québec profond, auquel il faudrait probablement préférer  le diversifié et inclusif arrondissement Cote-des Neiges, arrondissement dont le conseiller de ville Lionel Perez, récemment promu chef d'Ensemble Montréal et par le fait même chef de l'Opposition officielle à l'hôtel de ville de Montréal, début novembre, Perez a suggéré, avec l'appui de la fondation d'Heidi Berger, que les écoles montréalaises inscrivent à leurs programmes un cours sur les génocides. Montréal serait ainsi sauvé.  Dans le contexte actuel, il faut craindre que ce cours ne serve en définitive qu'à culpabiliser les Québécois francophones, premier génocide à étudier, celui des autochtones, génocide dont nous ne sommes pas responsables, Le rêve de Champlain allait dans une toute autre direction et le fondateur de Québec rêvait plus à une fusion de la civilisation française-catholique et de la culture autochtone qu'à un génocide, le génocide fabulé d'Heidi Berger complétera et s'appuiera sur les fables des « territoires autochtones non-cédés », deuxième station sur ce chemin de croix de notre nation, la condamnation des mesures visant à abaisser les seuils d'immigration au Québec et au Canada, si nous réclamons moins d'immigrants, c'est que nous sommes racistes et intolérants. Nos efforts devraient porter sur l'enseignement de l'histoire nationale du Québec français, n'avons nous pas assez de difficultés avec cette dernière sans ajouter des distractions au parcours.