Friday, February 27, 2026

Régions, de quoi est-il question?

 


Fort de deux secondes places lors des récentes élections partielles (Arthabaska et Chicoutimi), Éric Duhaime se voit déjà luttant avec le Parti québécois pour le vote des «régions»: «Les prochaines élections pourraient se jouer entre le Parti québécois et les conservateurs dans les régions à l’extérieur de Montréal, à la lumière du résultat de la partielle dans Chicoutimi lundi soir, estime Éric Duhaime.» (Élections provinciales: Éric Duhaime anticipe un duel PQ-conservateurs dans les régions, Journal de Montréal, 24 février)

Cette «petite séduction» dont les régions feront visiblement les frais en octobre 2026; appelle des commentaires. De quoi est-il question en fait?

Premier niveau de compréhension

Les régions seraient ces parties du Québec qu’ils faut considérer comme péri-urbaines, des secteurs  situés en dehors des grands centres que seraient la grande région de Montréal (grosso modo, le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal) et celui de la Capitale nationale. Une grande région de Montréal qui, trop souvent, malheureusement semble déjà séparée affectivement du reste du Québec. Nos amis français parleraient  de «la province», mais parler de la province de la Province», n’a rien pour contribuer la clarté du débat. Gardons donc ce terme des «régions».





Deuxième niveau de compréhension:

Se peut-il qu’il y ait un second niveau de compréhension à ce terme de «région»? Je suis d’avis que ce second niveau de compréhension fait que parler de »régions » dans le contexte québécois n’est qu’une façon condescendante de parler du Québec profond et de son substrat canadien-français, une façon hypocrite et stigmatisante de qualifier un Québec encore malheureusement trop blanc et insensible aux chants de sirène de la diversité et de l’inclusion. En souhaitant que les Montréalais éclairés et inclusifs que je décris plus haut n’en viennent jamais à nous considérer  comme des régionaux

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