Le Parti libéral du Québec (PLQ) s’agite. Étrennant un nouveau chef, les libéraux provinciaux sont sous les feux des projecteurs: cette couverture médiatique nous vaut de curieux résultats.
Ainsi Radio-Canada y allait il y a quelques jours d’une analyse pour le moins surprenante par la journaliste Véronique Prince: pour Mme Prince le défi de Charles Milliard serait de bien tenir en mains son parti: (Tenir la bride du Parti libéral du Québec: le défi de Charles Milliard, Radio-Canada, 16 février): «En 158 ans d’existence , le Parti libéral du Québec a été dirigé par 16 chefs avant Charles Milliard. En moyenne , leur règne a duré une dizaine d’années. Les militants pressés du Parti québécois ont souvent eu la réputation d’engloutir leurs chefs. Mais ceux du Parti libéral du Québec rivalisent maintenant d’intransigeance. Si Pablo Rodriguez n’était pas parti de lui-même à la suite des allégations au sujet de sa course à la direction, ces derniers s’en seraient fort probablement chargés. Un cheval qui n’a pas de cavalier pendant trop longtemps devient indépendant et difficile à monter. Pour être bien en selle, Charles Milliard ne doit pas avoir avoir pour priorité de rétablir la confiance des Québécois envers le Parti libéral du Québec, il lui faudra plutôt reprendre véritablement les rênes du parti. Le parti s’est habitué à fonctionner sans chef. Et c’est probablement le plus grand défi de Charles Milliard…bien avant les élections. Premièrement, des clans se sont formés parmi les membres: ceux qui souhaitent reproduire les années de Jean Charest en maintenant une position centriste, fermement fédéraliste et axée sur le développement économique, tandis que d’autres pensent au contraire que reparti doit se renouveler en adoptant des politiques plus nationalistes. Ce manque de consensus a provoqué des départs de militants de la première heure et les orientations du parti n’ont jamais été aussi floues. L’unité ne reviendra pas automatiquement avec l’arrivée d’un nouveau visage.»
Propos surprenants sous la plume d’une journaliste d’expérience. Le PLQ retrouvera son unité dès qu’aura lieu la délivrance des brefs pour l’élection du 26 octobre. Comme si l’unité du PLQ était menacée, le PLQ est une «Machine» à prendre le pouvoir», il n’a pas de temps à perdre en débats oiseux.
Unité menacée: Mme Prince oublie que le PLQ est tenu par un ciment particulièrement solide: sa dévotion à l’unité canadienne et son opposition à l’accession du Québec à la souveraineté politique.
Sur cette question, les fédéralistes «québécois»sont d’ailleurs à la manoeuvre afin de présenter un front uni en vue du prochain référendum. «C’en est fini de l’aventure de Balarama Holness sur la scène provinciale québécoise. Le Bloc Montréal était né un peu avant les élections de 2022 en réaction à la collaboration offerte par le Parti libéral du Québec (PLQ), lors dirigé par Dominique Anglade , au gouvernement Legault, dans le but d’améliorer le projet de loi 96 et de renforcer la Charte de la langue française . Outre l’abrogation de ce texte, la formation plaidait pour que l’agglomération de Montréal obtienne un statut de «cité-État» afin de gagner en autonomie financière. Il militait aussi
pour que la métropole puisse se séparer du Québec advenant l’indépendance de celui-ci.
Joint par Radio-Canada, M.Holness a expliqué que la décision de démanteler le Bloc Montréal avait été prise l’automne dernier, pour ne pas diviser le vote fédéraliste face à la montée du Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon. Il invite ses symphatisants à se rallier derrière le PLQ de Charles Milliard.
«C’était important pour nous de rassembler des gens autour d’une voix qui serait le Parti libéral du Québec.» (en caractères gras dans le texte original)
Balarama Holness
Le Bloc Montréal avait présenté 13 candidats en 2022. Dans la métropole, mais aussi, bien sûr, mais aussi à Laval (dans Chomedey) et sur la Rive-Sud (dans Vaudreuil).[…]Le principal intéressé , de toute façon, n’habite plus au québec. Balarama Holness a quitté la province avec sa province il y a deux ans pour pratiquer le droit du travail àToronto. Il insiste néanmoins pour dire qu’il garde un lien étroit avec Montréal et qu’il y revient régulièrement.» (Montréal-«cité-État», merci pour cette référence à la Grèce antique, M. Holnesss. Tenant à demeurer dans la Grèce antique, M. Holness, je pense pour ma part que vous avez tout du métèque.) Je ne sais ce que Charles Milliard pense de ce ralliement et comment il accueillera les partitionnistes de Bloc Montréal. Pressentiment, tout le monde est bienvenu dans la grande tente du PLQ incluant les métèques et les partitionnistes comme Balarama Holness.

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