Tuesday, February 17, 2026

Selon que vous étudierez à Montréal, ou en région!

 



Le Journal de Montréal et le Journal de québec nous révèlent aujourd’hui (13 février) des chiffres qui devraient inquiéter ceux qui se préoccupent de la condition de la langue française au Québec.

«Le taux de réussite des cégépiens à l’épreuve uniforme de français est en baisse, révèle la toute nouvelle édition du Palmarès des cégep du Journal. […]La proportion d’étudiants qui ont réussi cet examen, obligatoire pour l’obtention du diplôme d’études collégiales, est passée de 87,9 % à 82, 9% depuis 2019. […]Cette tendance peut s’expliquer par la pandémie, qui a bousculé les apprentissages, et par l’augmentation du nombre de cégepiens dont le français n’est pas la langue maternelle, indique ministère de l’Enseignement supérieur.»(Des cégépiens en arrachent en français: le taux de réussite est en baisse révèle la nouvelle édition du Palmarès des cégep du «Journal», Journal de Montréal, 13 février) Révélation intéressante: Ces «cégepiens dont la langue maternelle n’est pas le français» ne se fracisent pas au Cégep, pire ils contribuent , si l’on veut me permettre le néologisme; ils participent à la « défrancisation » des cégépiens francophones. 


 

 

Ces «cégepiens dont la langue maternelle n’est pas le français» doivent donc être tenus pour un élément nuisible à la pérennité du français au Québec. L’explication fournie par le ministère de l’Enseignement supérieur présente un intérêt certain, mais elle mérite d’être complétée pour prendre tout son sens. Pour cela, il faut se reporter à un  autre article du Journal de Québec sur la même question. Cet article paru sous le titre«Palmarès 2026: voici le top 5 des cégeps les plus performants en français »(Journal de Québec, 13 février), nous y apprenons que le cégep de Sorel-Tracy termine bon gagnant de ce palmarès. Suivi, dans cet ordre, par les cégeps de Granby, de Beauce-Appalaches, de Saint-Hyacinthe et le cégep de Lanaudière à Terrebonne. Première constatation , ces institutions d’enseignement sont toutes situées hors de ce véritable «triangle des Bermudes» pour le français qu’est la région Montréal-Laval. À la lumière de ces données. nul besoin d’être grand clerc pour conclure que la perennité d’un français digne de ce nom chez nous (ce qui exclut les formules bâtardes du style Bonjour-Hi) passe par la survie du «Québec profond». Malgré cette évidence, il s’en trouvera encore pour nous servir cette dangereuse fadaise de la régionalisation de l’immigration. Il faudra un jour leur clouer le bec avec la proclamation d’un Québec indépendant et son indispensable corollaire, celle d’un Québec unilingue français.

No comments:

Post a Comment