Saturday, January 31, 2026

Le Canada de demain

 



Le Canada de demain est à nos portes pour ceux qui veulent voir.

«La population du Québec pèsera de moins en moins lourd dans le Canada. Et plus l’immigration augmentera ailleurs au pays, plus ce poids diminuera. C’est ce que montrent les nouvelles projections démographiques publiées mardi par Statistiques Canada. Aujourd’hui, le Québec acceuille environ 22 % de  la population canadienne. D’ici 2050, sa part reculerait pour se situer entre 18,1 % et 19,1 % selon divers scénarios qui peuvent varier selon les naissances, les décès et l’immigration.[…] Ce mouvement s’inscrit dans une tendance de longue durée. Au début des années 1970, le Québec comptait près de 28 %de la population canadienne. En 1995, sa part avoisinait encore 25 %. Si les projections actuelles se confirment, moins d’un Canadien sur cinq sera Québécois d’ici un quart de siècle « peu importe le scénario, les projections montrent qu’il y une poursuite des tendances» explique Laurent Martel, directeur du centre de la démographie de Statistique Canada. Une croissance liée à l’immigration (intertitre, en gras dans le texte d’origine) La raison en est simple: «Presque 100%de la croissance démographique au Canada et au Québec est basée sur l’immigration», explique Laurent Martel. Or, cette immigration se répartit de façon inégale entre les provinces. Le Québec continue d’en accueillir moins que d’autres régions du Canada. «Le Québec, depuis de nombreuses années, recroît moins que son poids démographique matière d’immigration relativement à l’ensemble du Canada » observe Jean-Pierre Corbeil, professeur département de sociologie de l’Université Laval. « Le Québec a fait e choix d’accueillir un peu moins d’immigrants, rappelle, M. Martel. Ca fait en sorte que la population des autres provinces augmente plus rapidement que celle du Québec. Et donc ça crée cette continuité de la baisse du poids démographique du Québec. À cette dynamique migratoire s’ajoute un autre facteur: le vieillissement rapide de la population, Depuis 2024, le Québec enregistre plus de décès que de naissances. Ce déficit naturel devrait s’accentuer au fil des décennies. Sans immigrants, la population québécoise, diminuerait déjà. Avec l’immigration, le Québec pourrait atteindre jusqu’à 9,9 millions d’habitants vers 2050, mais cette croissance ne suffirait pas à maintenir son poids relatif dans le pays. » (Le Québec aura de moins en moins de poids dans le Canada, La Presse, XXjanvier). 

 

 

 

Cette diminution du poids démographique du Québec au sein du Canada aura d’évidentes conséquences politiques: le québec verra diminuer son poids politiques et diminuer aussi le nombre de ses députés aux Communes. Probablement aussitôt que seront connues les données du prochain recensement canadien, recensement prévu en203, le temps nous est donc compté. . Dans le Canada, Le Québec sera confronté à une alternative impossible: voir diminuer son poids démographique et son poids politique ou accepter l’immigration au risque de perdre son identité. La solution existe et elle est connue. Pour continuer d’être, le Québec doit se résoudre à sortir de la Fédération canadienne.

Sans surprise le Canada de demain pourrait bien être la matérialisation du Canada rêvé par ses fondateurs en 1867; un Canadenfin débarrassé de ces Frogs, (devenus une espèce disparue) et peuplé presque exclusivement de locuteurs anglophones A mari Busque ad mare. Qu’importe que ce Canada so English at last le soit au prix de quelques dizaines de milliers de compatriotes Sihks, ce Canada de demain finalement anglophone s’accordera probablement très bien du fait d’être post national; John A. Macdonald, Justin Trudeau, même combat. 

Foin du Canada de demain, cap sur le Québec de demain.

Thursday, January 29, 2026

La Dauphine


Faut-il voir en Christine Fréchette, la «Dauphine» de François Legault à la tête de la Coalition avenir québec (CAQ)? C’est à tout le moins l’impression que pourrait donner lecture d’une information parue dans le Journal de Montréal: «Contrairement à Bernard Drainville, la ministre Christine Fréchette a été mise au parfum de la réflexion de François Legault et a pu recueillir des appuis en coulisse avant même la démission du premier ministre.[…]. Entourée de cinq ministres et d’une dizaine de députés à Trois-Rivières, Christine Fréchette a confirmé dimanche qu’elle se lançait officiellement dans la course à la chefferie de la CAQ pour devenir première ministre. Samedi, dans une courte vidéo, le ministre Bernard Drainville l’avait devancée, en expliquant qu’il se lançait à la chefferie afin de représenter le «vrai monde». Par contre, Fréchette était à l’oeuvre depuis plusieurs semaines, a-t-on appris. Pas Drainville. Elle a eu une rencontre avec le directeur de cabinet du premier ministre, Martin Koskinen, une semaine avant l’annonce, a confié Mme Fréchette. «Il m’a dit que c’était pertinent que j’y pense», a admis la ministre de l’Économie et de l’Énergie.(Succession de François Legault: la ministre Frenette mise au parfum une semaine avant la démission du premier ministre, Journal de Montréal, 25 janvier). 

 


 

 

Depuis la création de la CAQ, François Legault et Martin Koskinen sont comme cul et chemise. Difficile de croire que le second ait pris l’initiative d’entrer en contact avec Christine Fréchette sans l’assentiment du premier. Si Koskinen a laissé entendre à Christine Fréchette que François Legault avait l’intention de quitter ses fonctions de chef de la CAQ. Il faut conclure que François Legault «pipe les dés» en faveur de la députée de Sanguinet, en lui permettant de prendre une appréciable longueur d’avance sur ses éventuels adversaires (recrutement  d’appuis dans le caucus et le Cabinet, mobilisation en sa faveur d’organisateurs, levée de fonds, etc.). En jouant ainsi la «carte Fréchette», il est tentant de conclure que François Legault, qui a fait savoir depuis sa démission, qu’il souhaite la survie de la CAQ, entend d’abord favoriser la survie de la CAQ «économique», plutôt que celle de la CAQ «identitaire», si tel avait le cas, il aurait joué la «carte Jolin-Barette». Le ralliement de Jean-François Roberge , «le Monsieur Identité de la CAQ» a Christine Fréchette suffira-t-il à corriger cette impression? Si François Legault tient à voir une CAQ «économique», se perpétuer. nous n’aurons pas le choix de conclure que toute l’aventure «nationaliste-autonomiste» de la CAQ n’aura été qu’une supercherie

. Les électeurs québécois, sincèrement nationalistes, tireront les conclusions qui s’imposent, si ce n’est déjà fait.

Monday, January 26, 2026

Chassez le naturel...

…il revient au galop ou Business as usual Revenant à peine de Davos, Mark Carney, tel un Antée moderne rapidement retrouvé toute sa vigueur fédéraliste aussitôt qu’il a retrouvé le sol canadien. avec cette vigueur fédéraliste, il a rapidement retrouvé ses marques de gardiens et de défenseurs de l ‘unité canadienne, il a choisi pour ce faire, un lieu hautement symbolique. «Fort d‘une allocution très remarquée au forum économique mondial de Davos, Mark Carney a livré jeudi un plaidoyer pour l’unité canadienne en empruntant les chemins sinueux de l’Histoire

 dans un discours sur les Plaines d’Abraham à Québec, «un lieu chargé d’histoire» «En septembre 1759, deux armées se sont affrontées ici dans une bataille qui a changé à jamais le cours de l’histoire de ce continent. Lorsque la fumée, s’est dissipé, les deux commandants, Wolfe et Montcalm, gisaient mourants leurs destins liés dans la même mort». «La Nouvelle-France était tombée, l’Amérique du Nord britannique était née»: ainsi a-t-il donné le ton en français.»

«Le «pacte canadien», selon lui, a été « renouvelé» à plusieurs reprises dans l’histoire dans l’histoire, notamment lorsque «les Québécois ont choisi, à deux reprises, de rester au sein du Canada, estimant que ce partenariat, malgré toutes ses frustrations méritait non seulement d’être préservé, mais aussi d’être renforcé », a-t-il ajouté, en référence aux deux référendums sur la souveraineté du Québec.» (Sur les plaines d’Abraham, Mark Carney livre un plaidoyer pour l’unité canadienne et parle de Conquête, Journal de Québec, 22 janvier). C’est Christine Normandin, leader parlementaire du Bloc québécois, qui dans une formule heureuse a le mieux mis en perspective les deux discours: «Il a livré à Davos un discours qui a vraisemblablement fait l’histoire, mais ici à Québec, il a livré un discours qui a refait l’histoire», a-t-elle ajouté» » (Discours sur les Plaines d’Abraham: le Bloc accuse Mark Carney de réécrire l’histoire, op. cité). Puisque c’est Mark Carney qui nous parle des frustrations inhérentes au «pacte canadien» N’attendons pas la réplique promise par Paul Saint-Pierre Plamondon, nos lecteurs sont en mesure de dresser leur propre liste de «frustrations» nées du « pacte canadien » pour ne parler que de la phase proprement canadienne de votre histoire (ce qui nous conduit à exclure la pendaison des Patriotes de 1837-38 et le rapport Durham, survenu pendant l’ère coloniale britannique de notre histoire). Revenons à ces «frustrations», ouvrons le ban pour l’ère canadienne de notre histoire: avec l’exécution de Louis Riel, n’oublions pas les deux crises de la conscriptions (celle de 1917 et celle de 1942), l’application de la Loi sur les mesures de guerre d’Octobre 1970, le vol du référendum de 1995). 

 


 

 

Ce qu’il faut dès maintenant appeler le « discours des Plaines d’Abraham», c’est probablement sous ce nom qu’il passera à l’histoire. Le «discours des Plaines d’Abraham» N’est pas qu’une relecture très biaisée et très personnelle de l’histoire; Mark Carney injecte de nouveaux éléments dans le «pacte canadien». «Les plaines d’Abraham symbolisent un champ de bataille oui, mais elles symbolisent aussi le lieu ou le Canada a commencé à faire le choix historique de privilégier l’adaptation plutôt que l’assimilation, le partenariat plutôt que la domination, la collaboration plutôt que la division. Intéressant ce recours au terme «collaboration» par un anglophone, je ne crois pas qu’il ait la même portée historique en anglais qu’en français.» Dans le monde francophone, la Collaboration c’est cette période correspondant à l’occupation militaire allemande de la France entre 1940 et 1944, période qui englobent la constitution d’un gouvernement satellite à Vichy (L’État français) afin d’administrer la France au nom des Allemands ( finalement le mot décrit assez bien la situation historico-politique du Québec: à bien y penser nous aussi, nous avons été conquis en 1760 et nous sommes occupés militairement depuis. Ottawa a installé, en1867, un gouvernement fantoche Québec. Dans cette perspective, nous sommes toujours dans l’attente de notre Libération. (Mark Carney  accusé de déformer l’histoire des plaines d’Abraham, Radio-Canada, 22 janvier) Faut-il voir dans cette déclaration un avant-goût de la réthorique qu’utilisera Mark Carney lors de la prochaine campagne référendaire. le camp du Non, mettant lourdement l’accent sur la «division» versus la «collaboration» que représenterait l’accession du Québec à l’indépendance. 

Finalement, le retour au Canada de Mark Carney  aura pris la forme d’une petite journée ordinaire au bureau: business as usual

Friday, January 23, 2026

Amalgame, sauce Richard Martineau

 



Richard Martineau nous offre ce matin (21 janvier) d’une chronique ou il étale une fois de plus son athéisme rabique. Pour ce faire, il ne recule pas devant la mauvaise foi la plus éhontée. 

S’inspirant d’un article paru le même jour dans le Journal de Montréal, (un livre controversé qui prône l’exécution des homosexuels vendu à Montréal, Journal de Montréal, 21 janvier): «Dans le texte écrit par mon collègue Jean-Francois Cloutier, un livre appelant au meurtre des homosexuels, des juifs et des chrétiens est disponible dans trois magasins vendant «une grande variété de livres islamiques pour adultes comme pour enfants», à partir de cette information, finalement anecdotique, anecdotique car il s’agit d’«un» livre, disponible dans «trois magasins», des magasins s’adressant de toute évidence à une clientèle arabo-musulmane: «La version en français de l’ouvrage Péchés et guérison était disponible sur une étagère de la boutique Takwa , rue Jean-Talon, dans le quartier Saint-Michel, lors du passage de notre Bureau d’enquête la semaine dernière[…]. Je ne perdrais pas une minute de mon temps à vérifier: mais je suis prêt à parier que la boutique Takwa, rue Jean-Talon est sise au coeur du Petit Maghgreb. Alarmé par cette découverte, Martineau se fend d’une charge à fond de train contre les religions. 

Sa chronique ouvre fort en portant le titre de La religion n’excuse pas la haine, «La» religion, pas une religion: ne cherchez pas la nuance, vous chercheriez en vain.

 


 


«Un discours haineux est un discours haineux 

«Qu’il soit prononcé au nom de Jésus, de Yahvé ou d’Allah. (Et en avant l’amalgame, Richard) Toutes les études l’affirment: on note une hausse des discours homophobes dans les écoles. Qui tient ce genre de discours? Je serais curieux de le savoir. De même, je serais curieux de savoir ce qu’on enseigne dans certaines écoles religieuses du Québec. Ce qui se dit dans certains lieux de culte. Et ce qu’on transmet comme valeurs dans certaines activités religieuses «parascolaires». 

Rappelez-vous l’affaire de l’école Bedford ou des profs refusaient d’enseigner certaines matières aux jeunes , sous prétexte que celles-ci contrevenaient à leurs croyances.[…](La religion n’excuse pas la haine, Journal de Montréal,21 janvier). Pas plus que l’athéisme n’excuse la bêtise. Tout à son amalgame, Richard Martineau oublie opportunément  de rappeler que «La» religion contre laquelle il veut nous mettre en garde et à laquelle il amalgame volontiers les autres religions (notamment le christianisme et le judaïsme), Martineau oublie opportunément pour son propos de nous rappeler que «La» religion qui était à l’oeuvre à l’école Bedford et que les fidèles de cette religion ne vénère pas Jésus ou Yahvé et ne sont pas non plus des lecteurs de la Bible ou du Talmud. Mais qu’importe pour Martineau, il s’est fait plaisir. 

Wednesday, January 21, 2026

Le pragmatique

 


Ancien banquier, l’homme se veut pragmatique. Ces interlocuteurs Chinois semblent eux aussi le tenir pour un homme pragmatique. Pragmatisme concrétisé par la signature d’un partenariat stratégique entre le Canada et la Chine: «[Mark Carney s’est réjoui] de la conclusion d’un nouveau partenariat stratégique avec la Chine qui s’appuie sur cinq piliers: l’énergie, les technologies durables et la compétitivité climatique ; l’augmentation des échanges commerciaux, le multilatéralisme, la sécurité et le développement d’échanges culturels.»(Ottawa et Pékin s’entendent sur les véhicules électriques et le canola, La Presse, 16 janvier)

 


 

 

«Le premier ministre Mark Carney s’est d’ailleurs félicité de ce nouveau partenariat avec la Chine, un partenariat qui intervient alors que pour le premier ministre: «le système mondial a été chamboulé. Le Canada doit tracer une nouvelle voie en navigant dans le monde tel qu’il est, et non comme nous aimerions qu’il soit. Nous traçons cette voie avec confiance, pragmatisme et ambition» a assuré le premier ministre lors d’une conférence de presse à Pékin.» (Carney conclut un accord avec la Chine sur les véhicules électriques et le canola, Radio-Canada, 16 janvier).


Dans le «monde tel qu’il est», «Il y a tout juste un an, lors des élections tenues au printemps. M. Carney avait décrit la Chine comme la plus grande menace pour son pays. Lors de sa conférence de vendredi, sa réponse était moins catégorique. »Il y a des puissances perturbatrices qui existent dans émonde, plus qu’une. Et ça, c’est le monde comme il est. C’est la vérité, c’est la réalité 

«Dans ce monde tel qu’il est », M. Carney devrait se souvenir qu’il a moins d’un an , la commissaire Marie-Josée Hogue concluait à de manifestes ingérences chinoises dans notre processus électoral, lors des élections de 2019 et 2021.

«Dans le monde tel qu’il est» les mêmes autorités chinoises se sont rendues coupables de l’installation en sol canadien de postes de polices clandestins (notamment à Montréal et Brossard) destinés à influencer par intimidation nos compatriotes d’origine chinoise. 

«Dans le monde» tel qu’il est de Mark Carney des dizaines milliers de Ouïghours croupissent toujours dans les geôles Chinoises. 

Afin de diversifier l’économie canadienne et de réduire notre dépendance à l’économie américaine. Était-il nécessaire pour autant de nous jeter dans les bras du géant chinois. Le Canada devait-il «passer de Charybde en Scylla» «Dans ce monde tel qu’il est», j’en viens à croire que Mark Carney est le genre de capitaliste décrit par Lénine lorsque celui-ci a déclaré: Les capitalistes sont tellement bêtes, qu’ils nous vendront la corde pour les pendre.

Monday, January 19, 2026

Beaucoup de bruit pour rien

 



Nouvel épisode de cette guerre qui ne veut pas prendre fin, je parle évidemment de la Seconde guerre mondiale. «La communauté juive du Québec dénonce la mise aux enchères à Montréal d ‘un rare exemplaire en français du livre Mein Kampf, dont son auteur Adolf Hitler a tenté d’interdire sa publication il y a près de 90 ans. Pourquoi Hitler voulait -il faire interdire la traduction en français de Mein Kampf: Le problème venait du fait que cette première traduction en français du pamphlet d’Hitler n’avait pas été autorisée par ce dernier. Cette traduction avait reçue semble-t-il l’aval du gouvernement français de l’époque, ce dernier voulant mettre en garde les Français contre la haine rabique d’Hitler à l’endroit de la France (cette première traduction était  d’ailleurs précédée d’une injonction du Maréchal Lyautey pour qui: Tout Français doit avoir lu ce livre.

Pour cette première traduction non autorisée, l’éditeur français Fernand Sorlot a reçu paradoxalement l’appui de la LICA (la Ligue Internationale Contre l’Antisémitisme, devenue depuis la LICRA, la Ligue Internationale Contre l’Antisémitisme et le Racisme), la LICA considérant alors que la traduction en français de Mein Kampf et sa circulation aurait valeur d’avertissement aux Juifs de France. Une attitude aux antipodes de celle de M. Corona.

Retour à Julien Corona: «[Le]problème est que ce document haineux au poids historique morbide n’a rien faire en circulation libre, encore plus à une ère de hausse fulgurante de l’antisémitisme», déplore Julien Corona, porte-parole du Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA).En entrevue avec Le Journal, il assure que des membres de son organisation ont récemment dénoncé le 34e lot en vente sur le site web de La maison des encans de Montréal. Cette compagnie s’apprête en effet à passer sous le marteau  l’édition française Mein Kamp publiée en 1934, intitulée Mon combat dans la langue de Molière. «Sa seule place est auprès des spécialistes ou dans un musée ou des intervenants sauront éduquer la société sur le poids des mots de pamphlet conspirationniste et antisémite, et non sur le listing d’une maison d’enchère ou celui-ci pourrait se retrouver dans des mains non recommandables» insiste M. Corona.»(Aux enchères à Montréal: La vente de cette rare édition de Mein Kampf soulève un tollé, Journal de Montréal, 13 janvier). M. Corona l’ignore peut-être, mais il est possible de se procurer Mon Combat sur le site Internet de la librairie montréalaise Renaud-Bray.

Dans la foulée des événements de Gaza, quelle serait la réaction de Julien Corona si je proposais que la seule place de L’État des juifs de Theodor Herzl «est auprès des spécialistes ou dans un musée ou des intervenants sauront éduquer la société sur le poids des mots de ce «pamphlet sioniste (NDA).

.Je laisse au vieux Will, le fin mot de toute cette histoire. Il dirait probablement, sourire en coin: Beaucoup de bruit pour rien.



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Depuis 1945, Mein Kamp n’appartient pas à la communauté juive du Québec ou d’ailleurs, mais à l’histoire.



Wednesday, January 14, 2026

George Floyd 2.0

 


Le moins doué des conseillers en communication vous le dira: règle d’or en matière de Communications, une Cause peu importe la cause se doit de se trouver aussitôt que possible un porte-parole pouvant servir de drapeau pour la Cause et en permettre l’identification rapide: un porte-parole incarnant la Cause.

Nous avons eu au cours des derniers années une belle illustration de cette règle essentielle avec Black Lives matters (BLM) et George Floyd. Certes, George Floyd était décédé, il n’en a pas moins très utilement servi Black Lives Matters en donnant un nom et un visage à la Cause. Avec George Floyd, BlackLives Matters avait trouvé mieux qu’un porte-parole, BLM avait trouvé un martyr. 

 

 


 

 

Renée Nicole Good abattue le 7 janvier dernier à Minneapolis par un agent du Immigration and Customs Enforcement (ICE) pourrait-elle jouer ce rôle pour la cause de la lutte anti immigration de l’administration Trump et aux interventions anti immigrants du ICE?

Dans le rôle de porte-étendard dela lutte anti immigration, un premier handicap grève Renée Nicole Good, elle n’est pas immigrante elle-même. Sera-t-elle condamnée de ce fait à n’être qu’une représentante de la «gauche radicale» comme le voudrait Donald Trump et J.D. Vance? Cela seul, l‘avenir nous le dira. Ce qui semble évident: c’est qu’entre les manifestations anti-Ice qui se multiplient et les déclarations intempestives du tandem Trump-Vance, nous ne sommes pas prêts d’assister à une désescalade. À preuve, Aujourd’hui (10 janvier), trois jours après les faits plus les médias parlent d’un millier de manifestations contre le Immigration and Customs Enforcement (ICE): «Des centaines de rassemblements sont prévus samedi et dimanche à travers les États-Unis pour protester contre les méthodes de la police fédérale de l’immigration (ICE) après le tir mortel de l’un de ses agents contre une femme de 37 ans de Minneapolis. (Plus de 1000 manifestations contre l’ICE prévues à travers les États-Unis, Journal de Québec, 10 janvier). L’avenir nous dira, si en Nicole Good accédera au statut de martyre de George Floyd. Pour l’instant, elle sert surtout utilement à alimenter l’agitation anti Trump : «Derrière le slogan «ICE, out for Good»(« ICE, dehors pour de bon », faisant aussi écho au nom de la victime , Renee Nicole Good), les appels à manifester sont notamment relayés  par le mouvement «No Kings», réseau d’organisations de gauche, hostile à Donald Trump.» (Plus de 1000 manifestations contre l’ICE prévues à travers les États-Unis, op.cité). Mme Good n’a pas encore sa statue, mais elle a déjà son piédestal!

Sunday, January 11, 2026

Le crétin

 



Donald Trump profère des inepties, à un rythme tel qu’il est impossible de toutes les relever. Elles démontrent  son absence de culture historique et, paradoxalement, pour un président des États-Unis,  son inculture politique (à ce sujet il n’est que de voir

son utilisation de la notion de «gauche radicale», pour qualifier. Pour simplifier, tout ce qui n’appartient pas au mouvement Make America Great Again MAGA pour le plus orthodoxe appartient à la gauche radicale.Le rythme auquel Donald Trump éructe des stupidités  fait penser à une vieille blague: «Voulez-vous savoir quand Donald Trump dit des sottises? Facile. C’est lorsqu’il a la bouche ouverte»

 Dernière ineptie du président, une déclaration sur le Groenland. »Donald Trump a assuré vendredi qu’il comptait passer un accord avec le Danemark pour acquérir le Groenland et que Washington emploierait pour cela «la manière douce» ou «la manière forte», après que Copenhague eut répété que son territoire de l’Arctique n’était pas à vendre. «Je suis un fan du Danemark aussi, je dois vous dire, et ils ont été très sympas avec moi», a déclaré le président américain devant la presse à la Maison-Blanche. 

 


 

 

« Mais vous avez, le fait qu’ils aient débarqué là avec un bateau, il y a 500 ans, ne veut pas dire qu’ils possèdent le territoire», a-t-il ajouté. » (Donald Trump dit que les États-Unis s’occuperont du Groenland avec la «manière douce ou la manière forte», (Journal de Montréal, 9 janvier). Et le Mayflower, crétin.

Friday, January 9, 2026

Le sens de mots

 


Notre époque est en délicatesse avec le dictionnaire. L’affaire venezuélienne nous en  fournit chaque jour la preuve. 

Ainsi la gent journalistique ne cesse depuis le 3 janvier dernier de nous parler de la «capture» de Nicolas Maduro. Si les mots ont encore un sens, il ne s’agit pas d’une «capture», mais il s’agit bel et bien d’un rapt. Autre exemple: « Le gouvernement américain a annoncé la saisie d’un autre navire, cette fois dans les Caraïbes, accélérant ainsi sa lutte contre la flotte fantôme liée auVenezuela, pays aux immenses réserves de pétrole dont Washington veut prendre le contrôle après avoir capturé son président, Nicolas Maduro. Lors d’une opération militaire menée mercredi matin entre l’Islande l’Écosse (donc en haute mer, dans les eaux internationales), des garde-côtes américains, aidés par les Britanniques, ont intercepté et le contrôle d’un pétrolier, aux cuves vides, qu’ils pourchassaient depuis le 21décembre. Selon le droit international, a rappelé Moscou, «aucun État n‘a le droit d’employer la force a l’encontre de navires dûment immatriculés dans la juridiction d’autres États.

 

 


 

Le nom et le statut exact du navire-et donc la légalité de l’opération-font l’objet de désaccords. Moscou le nomme Marinera et dit qu’il a obtenu une «autorisation provisoire» de naviguer sou pavillon russe. Mais pour Washington, il s’appelle le Bella I et n‘a pas de pavillon. «Il s’agit d’un navire de la flotte fantôme vénézuélienne qui a transporté du pétrole visé par les sanctions américaines. Ce navire été déterminé comme étant sans pavillon après avoir navigué sous un faux drapeau, et l’était visé-et une ordonnance judiciaire de saisie. C’est pour cette raison que l’Équipage sera poursuivi», a déclaré à la presse  la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt. Le gouvernement russe a au contraire demandé à Washington d’assurer le «retour rapide» chez eux des membres d’équipage russes.[…] (Washington annonce avoir «saisi» un pétrolier «sans pavillon», La Presse, 7 janvier). Les membres d’équipage russes du Marinera \Bella I ne sont pas victimes d’une «ordonnance judiciaire de saisie. Si les mots ont encore un sens; ils sont victimes d’un acte de piraterie perpétré par les gardes-côtes américains en haute mer à des milliers de kilomètres des côtes américaines. 

Senora Quisling

 



L’intervention américaine au Venezuela et la capture du président Maduro pouvaient faire craindre une vacance  du pouvoir et un risque certain d’anarchie. Rien de tel, Donald Trump semble avoir réfléchi à ce risque et à la réponse a y apporter (preuve, si besoin était que cette opération n’avait rien despontanée et était planifiée depuis plusieurs semaines): «Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions [orchestrer] une transition sûre, appropriée et judicieuse» a déclaré Donald Trump lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago, ou il a salué une «opération militaire extraordinaire» (Nous allons diriger le pays», La Presse, 3 janvier). Les États-Unis n‘occupant pas militairement le pays, comment s’effectuera j’administration au jour le jour du Vénézuela et quel sera la suite des choses (pour cette transition «sûre, appropriée et judicieuse».





Question complexe, mais pourquoi se casser la tête? Un homme a la réponse. «Maintenant que le président Maduro a été retiré du pouvoir, capturé et qu’il sera jugé aux États-Unis, l’Heure est venue de déterminer qui dirigera le Venezuéla. Lors de son point de presse samedi, Donald Trump a affirmé que les États-Unis allaient gérer le pays d’Amérique du Sud le temps qu’une transition «sûre» soit mise en place.  À court terme, c’est la vice-présidente Delcy Rodriguez qui a été nommée par la Cour suprême vénézuélienne pour assurer l’intérim. « La vice-présidente du Venezuela  ne gère probablement pas grand-chose[…] Présentement, il n’y a pas une grande culture institutionnelle au Venezuela», a souligné Guillaume Lavoie, membre associé  à la Chaire Raoul-Dandurand, en entrevue sur les ondes de LCN. Selon ce dernier, il est davantage probable que ce soit le ministre de la Défense ou le ministre de l’Intérieur qui dirigera véritablement le Venezuela. «L’approche de Trump est-ce que ce sera de mettre au pouvoir quelqu’un ou de négocier tout simplement un accord avec un autre genre de Maduro qui lui serait aussi infâme que l’autre, mais aligné avec les États-Unis? Ce serait peut-être la solution la plus facile», s’interroge Guillaume Lavoie.» (Un «Maduro» pro- Trump pour diriger le Venezuela? Journal de Montréal, 4 janvier). Ce que décrit Guillaume Lavoie a un nom politiquement et historiquement, c’est un collabo, un Quisling du nom du collabo norvégien ayant collaboré avec les Allemands pendant l’occupation de son pays par ces derniers entre 1940 et 1945. Une différence avec le cas norvégien: Les temps ayant changé, Quisling peut aujourd’hui être une femme,Ce rôle peut donc être tenue par Delcy Rodriguez. Va donc pour Senora Quisling!

Wednesday, January 7, 2026

Bon voyage!

 


L’intervention américaine au Venezuela suscite de nombreuses réactions à travers le monde!

Notamment dans la communauté venézuellienne du Québec. À Montréal: «Des membres du parti de l’opposante venézuélienne Maria Corina Machado, attendent impatiemment le retour au pays de la récipiendaire du prix Nobel de la paix. «Bien sûr elle pourra revenir au Venezuela[…], a fait valoir Nelson Gaivis, représentant du parti «Vente Venezuela». Le parti dont la cheffe est Maria Corina Macado a organisé des manifestations partout dans le monde dimanche en réaction à la capture du président Nicolas Maduro, L’une d’entre elles a attiré une cinquantaine de personnes dans le parc des Faubourgs, à Montréal. Mme Machado est une figure de l’opposition de droite à Maduro qui s’est vue interdire de participer aux élections de 2024. Elle a depuis reçu le prix Nobel de la paix et a quitté le paix en décembre après y avoir vécu dans la clandestinité.»(Des membres du parti de l’opposante venezuélienne Maria Corina Machado manifestent à Montréal, Journal de Montréal, 4 janvier). Les partisans de Mme Machado semblent vouloir profiter du chaos résultant de l’intervention américaine pour avancer leurs pions, ils apparaissent ainsi comme des tenants de la thèse discutable de «les partis avant la patrie». 

 


 

 

Pour ma part les Venezuéliens qui habitent au Québec, et cela peu importe leur allégeance politique devraient réfléchir à la nouvelle donne créée par l’intervention américaine et tirer la conclusion qui s’imposent. J’invite ces «Québécois de papier»à regagner leur pays d’Origine «libéré» de Nicolas Maduro, allez manifester dans les rues de Caracas, vous y serez plus utiles que dans les rues de Montréal. Partez sans hésitations, nous ne vous retenons pas, Bon voyage !

Tuesday, January 6, 2026

Anecdotique ou prémonitoire?

 





Le vice-président de Donald Trump, J.D.Vance s’est fendu d’une déclaration ocultée par la presse québécoise: Que disait en substance J.D.Vance: «Je tiens à être clair car, bien sûr, les médias qui diffusent de fausses informations ne manquerons pas de déformer mes propos, Je ne dis pas qu’il faut être chrétien pour être Américain. Je dis quelque chose de plus simple de plus vrai: Le christianisme est le credo de l’Amérique, langage moral commun, de la révolution la guerre de Sécession et au-delà. Tout au long de cette histoire, les grands débats de notre pays ont toujours porté sur la meilleure façon pour nous, en tant que peuple, de plaire à Dieu. Ce credo-réfléchissez-y-ce credo a façonné notre compréhension du droit naturel et des dons de l’homme notre sens du devoir envers notre prochain, la conviction que les forts doivent protéger les faibles et la croyance en la conscience individuelle. Et notre conception si typiquement américaine de la liberté religieuse est un concept chrétien.[…] (J.D. Vance: «Par la grâce de Dieu, nous serons toujours une nation chrétienne», Boulevard Voltaire,25 décembre). Contrairement à J.D. Vance, je ne sais pas si les États-Unis demeurerons toujours une nation chrétienne. Ce que je sait, c’est que «le ver est dans le fruit». «Le démocrate Zohran Mamdami, élu en nombre dernier sur un programme de gauche et une opposition frontale à Donald Trump, est devenu officiellement jeudi maire de New York, ou de nombreux défis l’attendent.

 


 

 

Lors d’une brève cérémonie organisée dans une station historique de métro de Manhattan, l’élu de 34 ans a prêté serment devant Letitia James, procureure démocrate de l’État de New York et ennemie personnelle du président américain, qu’elle a fait condamner pour fraudes en 2024. Premier maire musulman de la ville, il a juré sur un exemplaire Coran tenu par sa femme , l’artiste Rama Duwaji […]»(Zohran Mamdani, grand rival de Trump. officiellement maire de New York, Radio-Canada, 1er décembre).

La primeur de cette assermentation d’un élu d’une démocratie occidentale, main posée sur un Coran, ne revient pas à Zohran Mandami. Cette primeur semble revenir à «notre» Mark Miller. En effet, Mark Miller a largement devancé Zohran Mamdami dans l’«inclusion». C’est le 30 janvier 2017, si l‘on se fie à la page Facebook de Mark Miller. Ce dernier y écrivait alors: «Aujourd’hui, j’étais assermenté comme secrétaire parlementaire du ministre de l’Infrastructure et de Collectivités, l’honorable Amarjeet Sohi. Je suis très honoré d’avoir été choisi pour travailler avec le ministre Sohi et j’ai hâte de l’aider sans son mandat visant à bâtir le Canada du XXIe siécle. J’ai été assermenté dans les deux langues officielles, sur une Bible, pour refléter mes convictions religieuses personnelles, et le Coran, geste de solidarité avec la communauté musulmane du Québec et puisque nous prions le même Dieu Voilà un chrétien qui plaira à XVI (voir ce blogue, Leur bon ami XVI, 11 décembre) L’assermentation main posée sur un exemplaire du Coran de Zohran Mamdani entre directement en conflit avec la déclaration tenue et citée plus haut par le vice-président de Donald Trump , J.D.Vance, Faut-il considérer l’assermentation de Mamdami comme anecdotique ou prémonitoire?


Pour ma part, j’incline à considérer l’événement comme prémonitoire en vertu du principe voulant que l’on ne s’égare pas en montrant une vigilante méfiance à l’endroit de l’Islam.