Friday, January 9, 2026

Senora Quisling

 



L’intervention américaine au Venezuela et la capture du président Maduro pouvaient faire craindre une vacance  du pouvoir et un risque certain d’anarchie. Rien de tel, Donald Trump semble avoir réfléchi à ce risque et à la réponse a y apporter (preuve, si besoin était que cette opération n’avait rien despontanée et était planifiée depuis plusieurs semaines): «Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions [orchestrer] une transition sûre, appropriée et judicieuse» a déclaré Donald Trump lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago, ou il a salué une «opération militaire extraordinaire» (Nous allons diriger le pays», La Presse, 3 janvier). Les États-Unis n‘occupant pas militairement le pays, comment s’effectuera j’administration au jour le jour du Vénézuela et quel sera la suite des choses (pour cette transition «sûre, appropriée et judicieuse».





Question complexe, mais pourquoi se casser la tête? Un homme a la réponse. «Maintenant que le président Maduro a été retiré du pouvoir, capturé et qu’il sera jugé aux États-Unis, l’Heure est venue de déterminer qui dirigera le Venezuéla. Lors de son point de presse samedi, Donald Trump a affirmé que les États-Unis allaient gérer le pays d’Amérique du Sud le temps qu’une transition «sûre» soit mise en place.  À court terme, c’est la vice-présidente Delcy Rodriguez qui a été nommée par la Cour suprême vénézuélienne pour assurer l’intérim. « La vice-présidente du Venezuela  ne gère probablement pas grand-chose[…] Présentement, il n’y a pas une grande culture institutionnelle au Venezuela», a souligné Guillaume Lavoie, membre associé  à la Chaire Raoul-Dandurand, en entrevue sur les ondes de LCN. Selon ce dernier, il est davantage probable que ce soit le ministre de la Défense ou le ministre de l’Intérieur qui dirigera véritablement le Venezuela. «L’approche de Trump est-ce que ce sera de mettre au pouvoir quelqu’un ou de négocier tout simplement un accord avec un autre genre de Maduro qui lui serait aussi infâme que l’autre, mais aligné avec les États-Unis? Ce serait peut-être la solution la plus facile», s’interroge Guillaume Lavoie.» (Un «Maduro» pro- Trump pour diriger le Venezuela? Journal de Montréal, 4 janvier). Ce que décrit Guillaume Lavoie a un nom politiquement et historiquement, c’est un collabo, un Quisling du nom du collabo norvégien ayant collaboré avec les Allemands pendant l’occupation de son pays par ces derniers entre 1940 et 1945. Une différence avec le cas norvégien: Les temps ayant changé, Quisling peut aujourd’hui être une femme,Ce rôle peut donc être tenue par Delcy Rodriguez. Va donc pour Senora Quisling!

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