Thursday, August 31, 2023

La vraie nature

 



Les électeurs de la circonscription de Jean-Talon et du Québec savent maintenant à quoi s’en tenir: C’est le 2 octobre prochain qu’ils sauront qui remplacera Joëlle Boutin, la députée caquiste démissionnaire. Chacune des formations politiques a choisi son porte-couleurs. Selon sondeurs et analystes, la lutte pourrait s’avérer chaude entre la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Pari québécois (PQ). Affirmation que nous ne pourrons vérifier que le 2 octobre prochain. À moins que l’on ne veuille considérer comme une preuve de cette affirmation, les propos de François Legault lors du point de presse tenu par le premier ministre et chef de la CAQ lors de l’annonce de la nomination de Marie-Anik Choiry comme candidate caquiste pour l’élection partielle dans Jean-Talon. À cette occasion: «Selon le premier ministre, la question décisive ne sera pas la souveraineté du Québec que prône le PQ et son candidat , mais plutôt le coût de la vie.» (Les électeurs de Jean-Talon choisiront leur député le 2 octobre prochain, Radio-Canada, 30 Août). pas besoin d’un doctorat en science politique pour comprendre que souveraineté du Québec ne se décidera pas lors d’une élection partielle!
 

 
 
Dans ce contexte, deux lectures de la déclaration de François Legault sont possibles. La première; en opposant souveraineté du Québec et coût de la vie, François Legault reconnaît implicitement que le véritable adversaire de la CAQ dans Jean-Talon est le PQ. Deuxième lecture possible; en agitant le spectre de la souveraineté, François Legault entend racoller le vote libéral (les libéraux ont recueilli 4 616 suffrages, soit 13,5% des suffrages exprimés, ce qui n’estpas à négliger) pour qui toute mention de la souveraineté agit comme la muleta du toréador sur le taureau dans l’arène. Cette mention de la souveraineté conduira-t-elle les électeurs libéraux à se ranger derrière la candidate caquiste afin d’écarter la très hypothétique «menace» de la souveraineté du Québec. Chaque jour qui passe nous donne la démonstration que le nationalisme de François Legault n’était qu’une posture opportuniste.  En ressortant, le vieil argument éculé de la menace de la souveraineté du Québec François Legault révèle sa vraie nature et nous prouve qu’il est aujourd’hui devenu un fédéraliste convaincu. En souhaitant qu’il soit au soir du 2 octobre un con vaincu.

Wednesday, August 30, 2023

Est-ce bien nécessaire?

 



J’ai devant les yeux à l’écran de mon ordinateur , la première page de l’édition électronique du Journal de Montréal. Figurant en bonne place sur cette première page du quotidien de la rue Frontenac, la photographie de Ianick Lamontagne et des deux fils jumeaux: Antoine et Tristan.  (Drame familial dans Lanaudière: le père souffrait d’une dépression sévère, selon une amie de la famille de la famille, Journal de Montréal, 27 août), «L’identité des jeunes victimes et du père qui a tué ses enfants avant de s’enlever la vie dans un terrible drame familial survenu à Notre-Dame des Prairies, dans Lanaudière, samedi après-midi, est maintenant connue. […] Ce sont les corps de Ianick Lamontagne, 46 ans, et de ses deux garçons, Antoine et Tristan, des jumeaux âgés de trois ans et demi. Interrogée par Le Journal, une amie de la famille, qui a choisi de garder l’anonymat, affirme que Ianick Lamontagne souffrait de dépression sévère depuis quelque temps déjà […]. Selon elle, le père de famille et son ex-conjointe étaient séparés depuis une certaine période. «Ce n’était pas tout blanc comme relation. Ils se sont souvent séparés, et après ils revenaient ensemble», a-t-elle souligné.» pour cette «amie de la famille» «anonyme» étalant sans pudeur aucune les crises vécue par de cette petite famille, je n’ai que deux mots, Fermes là, pour demeurer poli; ce qui me traverse l’esprit en réalité est: Ta yeule. Avec de telles «amies» pas besoin d’ennemies. 
 

 

L’évènement est suffisamment triste en soi sans qu’il soit nécessaire d’en remettre une couche. nous n’avons pas à supporter le défilé de voisins venant «témoigner» et trop heureux de savoir qu’ils verront leur photos dans le journal du lendemain ou, mieux, qu’ils «passeront». à la TiVi le soir même. Comme si ce défilé de «corneilles» ne suffisait pas, il faut aussi accepter la parade de Psys de tout poil. nous expliquant doctement ce qui s’est produit en ne manquant pas de nous exhorter à demander de l’aide si nous ressentons les premiers signes de détresse psychologique. Faut-il en conclure que les codes d’éthique et de déontologie des différentes corporations de Psys sont muettes sur cette question des interventions médiatiques.
 

 

Je n’ai pas besoin d’en savoir autant sur cette triste histoire, je vis très bien sans ces informations qui relèvent des «fait divers» et des «chiens écrasés». L’histoire est suffisamment triste sans qu’il soit nécessaire d’en rajouter. Cette hécatombe, laisse dans le deuil, la mère des deux garçonnets, comme il y lieu de croire que ces garçonnets avaient des grands -parents, eux aussi dans le deuil. Le seul respect de ces deuils ne commanderait-il pas que l’«amie de la famille» et la journaliste du Journal de Montréal (Audrey Robitaille) fassent montre d’un minimum de pudeur dans les circonstances. Loin de moi l’idée de lancer la pierre à Mme Robitaille, collaboratrice de l’empire Québécor, empire demeurant fidèle à la marque de commerce Québécor, une marque de commerce définie sur les fonds baptismaux de l’entreprise par son fondateur, Pierre Péladeau, inspirée par la presse populaire britannique. Le succès du Journal de Montréal s’est bâti sur un savant et vendeur mélange de faits divers et de sports. Ce qui est désolant, c’est que Le Journal de Montréal a depuis fait école. La consultation du site électronique du quotidien La Presse, est de la même eau, faisant la part belle à cette triste affaire de Notre-Dame-des-Prairies. Le quotidien montréalais présente lui aussi une photographie de Ianick Lamontagne serrant ses deux fils dans ses bras.

Nous ne sommes pas devant un cas d’exception de traitement d’un fait divers. Nous avons déjà été témoins de ce traitement dans les affaires Guy Turcotte et plus récemment dans celle des soeurs Carpentier (Romy et Norah) assassinées par leur père Matin Carpentier. Les pauvres victimes de ces drames méritent mieux que ce déplorable défilé de vautours se repaissant de leurs chairs.


Le junkie

 



Les Québécois ne peuvent manquer d’ignorer l’intérêt, sinon la passion, de François Legault pour le hockey. Avec François Legault , les Québécois découvrent un peu surpris que le hockey peut être une drogue dure. 
 

 
 
En effet, la définition d’un junkie veut: que celui-ci soit un consommateur de drogues dures. 
S’empressant de donner une nouvelle preuve de sa dépendance au hockey, François Legault a réagit au quart de tour au décès du journaliste sportif Yvon Pedneault. Muet lors du décès de l’ancien vice-premier ministre Jacques-Yvan Morin (voir ce blogue, Monsieur Morin, 16 août), François Legault s’est fendu d’un X (l’ancien Twitter), ou il écrit: «Nous perdons aujourd’hui monument du hockey et du journalisme sportif. Un vrai passionné, un homme qui s’amusait et nous amusait en décrivant les matchs. Mes pensées sont avec la famille, ses proches et ses collègues. Merci pour tout Yvon Pedneault.» (Yvon Pedneault: pluie d’hommages pour un grand homme, Journal de Montréal, 26 août). Tout cela pour Yvon Pedneault. Que devrons nous supporter lorsque Rooon Fournier s’éteindra. Sans parler de la disparition éventuelle de Rodger «Bonsoir, elle est partie!!!» Brulotte.
 
 

 

Que faut-il voir dans l’intérêt de François Legault pour le hockey? Une passion vraie pour le hockey ou l’intérêt racoleur chez un politique n’ayant pas de scrupules à jouer les populistes, la question demeure ouverte?Nous aurions peut-être une réponse si, après une cure de désintoxication de quatre ans sur les banquettes de l’opposition, François Legault, conserve cette passion pour le hockey sans pouvoir en retirer de profits politiques. Notamment celui de pouvoir apparaître comme un populiste proche du peuple.

Monday, August 28, 2023

Denrée rare…

 



L’affaire a fait quelque bruit. Le candidat du Parti québécois(PQ) pour l’élection partielle dans la circonscription de Jean-Talon, Pascal Gosselin, aurait flirté avec la Coalition avenir Québec (CAQ) avant d’accepter de porter les couleurs PQ. «L’avocat Pascal Paradis, qui portera les couleurs du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Jean-Talon, s’était magasiné un poste de ministre en flirtant avec la Coalition Avenir Québec, aux dernières élections générales. «M. [Martin] Koskinen m’en a parlé. Je lui ait dit qu’il était hors de question de garantir un poste de ministre à Monsieur paradis et ça a arrêté les discussions » a signalé le premier ministre François Legault, confirment les informations coulées dans les médias ce matin.»( Le candidat du PQ dans Jean-Talon a flirté avec la CAQ, Journal de Montréal, 23août) Pascal Paradis ne manque pas d’air. Il demande un poste de ministre avant même d’être élu, alors que tous (élus, journalistes, etc.) conviennent que les élus de la formation gagnante d’une élection législative générale, se rongent les sangs et les ongles jusqu’aux jointures en attendant le téléphone du premier ministre qui confirme leur accession au saint des saints. Son ambition aura probablement tué de la carrière politique de Pascal Paradis, quel sort les électeurs de Jean-Talon lui réserveront-il?
 
Pascal Paradis

 
 
La deuxième information que je souhaite commentée ici n’a pas fait le bruit de l’affaire Paradis-PQ-CAQ, à peine a-t-elle fait l’objet d’un entrefilet dans Le Journal de Montréal. Elle n’en est pas moins intéressante. «Quelques mois seulement après la nomination de sa directrice générale Louise Soucy, le Parti conservateur du Québec a déjà rompu les ponts. C’est l’ex-candidat libéral Éric Tétrault qui assumera l’intérim. (Le PCQ congédie sa directrice générale, Journal de Montréal, 23 août). Que penser de ces politiques qui vont ainsi d’un parti à l’autre apparemment sans difficulté. Ce tourisme politique n’est-il pas le meilleur carburant pour le cynisme de la population à l’égard de la classe politique. Tourisme? Au vu des demandes formulées par Pascal Paradis il serait probablement plus juste de parler de mercenariat politique. Des hommes et des femmes politiques de conviction sont-ils à ce point devenus une denrée rare?
 
Éric Tétraul

 

Sunday, August 27, 2023

Faux problème

 



La gent journalistique québécoise se passionne à l’heure actuelle pour la question des «professeurs non qualifiés». Non-qualifiés parce qu’ils ne détiendraient pas  leur diplôme en pédagogie. la plupart de ces enseignants ont en main un baccalauréat qui en mathématiques, qui en histoire, qui en géographie. Mais, voilà sans le diplôme en pédagogie, ils sont considérés comme «non-qualifiés». À mon souvenir, personne ne m’a enseigné la pédagogie au secondaire, mais j’ai eu d’excellents enseignants en français, en histoire et en géographie. Pour les mathématiques, j’étais une cause perdue (pardonnez-moi, Monsieur Trottier), idem en physique (pardonnez-moi Monsieur Dionne)! 
Cette question du diplôme en pédagogie m’apparaît comme l’exemple même du genre de«faux problème» comme nous les affectionnons Québec. Ma mère, enseignante au primaire dans les années 1950, avant son mariage, était nantie d’un brevet A, ce qui était suffisant à l’époque pour accéder à une salle de classe au primaire. Je n’ai jamais vérifié ces équivalences, pour «parler moderne». pas de mention de collège, d’école normale ou d’université. Ma mère fille de famille nombreuse (12 enfants) avait eu droit comme ses soeurs au couvent et au pensionnat. Bonne école visiblement car des années plus tard, c’est avec confiance que je lui présentais mes travaux scolaires au secondaire pour qu’elle en révise le français, il ne me serais pas venu à l’esprit de contester ses avis! 
 
 


Les Français ont connu sous la IIIe République, les « hussards noirs». Nous n’avons as eu d’«hussards noirs», nos «hussards noirs» ont été des cohortes jeunes femmes, presque des adolescentes, investies de la tâche de scolariser les villes et campagnes du Québec. Tâche menée tambour battant sans «diplômes en pédagogie». les Américains parlent avec fierté de leur Greatest generation, ces adolescentes armées de craies et d’un tableau noir font partie de notre Greatest generation. Ces jeunes femmes, comme toutes les infirmières et bonnes soeurs emportées par la laïcisation de la Révolution tranquille méritent que l’on se souvienne d’elles.

Friday, August 25, 2023

Michael White

 


Michael White n’existe pas, mais Michel Leblanc, lui, existe bel et bien. Iles président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain (CCMM). La CCMM estime avoir besoin de 60 000 immigrants par année pour pouvoir répondre aux besoins des Québécois et combler la pénurie de main-d’oeuvre. «notre société au complet doit conjuguer avec une hausse soutenue nombre de postes vacants dans tous les domaines, de la santé à l’éducation en passant par les secteurs de pointe. L’accueil d’immigrants sélectionnés en fonction des besoins de notre économie fait partie de la solution», a déclaré mardi Michel Leblanc, président et chef de la direction de la CCMM, par communiqué. Il rappelle que depuis 2016, la CCMM recommande au gouvernement du Québec de rehausser les seuils d’immigration annuelle pour atteindre 60 000 admissions en 2027. «nous pouvons tirer une leçon du rattrapage effectué à la suite de la pandémie: nous savons que nous pouvons accueillir et intégrer 60 000 nouveaux immigrants par année. Il nous faut adopter une approche globale, qui cible des immigrants susceptibles de bien s’intégrer à la société québécoise dans la métropole et dans les régions avec une stratégie pour pallier la pénurie de logements», a-t-il ajouté. (Seuils d’immigration: La chambre de Commerce veut 60 000 immigrants, Journal de Montréal, 22 août)
 

 
 
 Répondre aux Besoins en main-d’oeuvre, combler les poste vacants en santé et en éducation, «immigrants sélectionnés en fonction des besoins de notre économie», Michel Leblanc n’offre pas une solution aux Québécois, mais une panacée universelle, le Québec a-t-il à ce point besoin de chauffeurs de taxi et de «flipeux» de galettes de hamburgers dans la restauration rapide qu’il faille mettre en péril l’identité même du Québec?. Non content de jouer les apprenti-sorciers, Il est aussi visiblement de la race, de ceux qui qui veulent le beurre, l’argent du beurre et le c*l de la beurrière Tout à son enthousiasme pour l’immigration, Michel Leblanc n’a visiblement pas réfléchi longtemps. Ou prendra-t-il ses milliers d’«immigrants susceptibles de bien s’intégrer à la société québécoise dans la métropole et dans les régions[…]». Les régions susceptibles de fournir de tels immigrants sont peu nombreuses, oublions tout de suite l’Europe occidentale francophone (France, Belgique, Suisse), pour les autres régions susceptibles de fournir de tels immigrants la liste est assez limitée, ce sont vers des pays et régions francophones qu’il faudra se tourner, d’abord; ce qui veut dire en clair; Haïti, le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. On repassera pour l’intégration.
 
 

 

Il est d’autant plus surprenant de voir Michel Leblanc faire l’apologie de l’immigration lors que dans la même édition du Journal de Montréal, d’autres lumières immigrationnistes semblent enfin ouvrir les yeux. En effet: «Ottawa-Confronté à une crise du logement aiguë, le ministre fédéral du Logement considère l’idée de limiter le nombre d’étudiants étrangers admis au pays chaque année pour enlever de la pression sur le marché locatif. «C’est une des options que nous devons considérer», a dit le ministre Sean Fraser depuis Halifax ou le cabinet Trudeau est réuni cette semaine pour préparer la rentrée parlementaire.»(Limiter le nombre d’étudiants étrangers pour réduire la pression sur le marché immobilier, Journal de Montréal, 22 août). Un ministre libéral qui s’éveille, cela ne fait pas le printemps, mais c’est peut-être le début de quelque chose, à suivre!

Wednesday, August 23, 2023

À ce prix là

 



«Des jobs bien payées », est, nous avons eu l’occasion de l’apprendre depuis 2018, le mantra favori de François Legault. Ces «jobs bien payées» doivent dans l’esprit du premier ministre permettre au Québec de combler l’écart de revenus et de richesse avec l’Ontario. L’installation à Bécancour de la filière batterie Ford permet aux Québécois de prendre la pleine mesure de cette expression. 
 

 
 
«Cette nouvelle usine de production de matériaux de batteries devrait créer plus de 345 emplois dans «la vallée de la transition énergétique» à Bécancour, dans le Centre-du-Québec.[…] En tout, c’est 644 millions de dollars que Québec et Ottawa allongent pour le constructeur automobile, donc près de 2 millions par emploi promis. Le gouvernement du Québec accorde, par l’entremise d’Investissement Québec, un prêt de 322 millions de dollars, et le gouvernement du Canada verse une contribution conditionnelle de 322 millions de dollars, par l’intermédiaire du Fonds stratégique pour l’innovation. L’aide de Québec est sous forme de prêt sans intérêt, dont une partie-194 millions$-est composé de prêts «pardonnables», donc non remboursables si Ford remplit certaines conditions, notamment les emplois promis.» (Filière batterie Ford : 644 M$pour 345 emplois à Bécancour, Journal de Montréal, 17 août). Si l’on ne veut calculer que la contribution québécoise, c’est tout de même 562 318 000$ dollars par emploi créé à l’usine Filière batterie Ford. Pour ma part, les chaleureuses poignées de mains et tapes dans le dos entre politiciens québécois et représentants de Filière batterie Ford  me laissent froid, je n’oublie pas que General Motors à Sainte-Thérèse a ramassé ses billes à son heure. Le passage du temps nous montrera peut-être que le seul gagnant de cette annonce sera le député fédéral de Saint-Maurice- Champlain, le souriant François-Philippe Champagne.  
Ce calcul fait, nous n’oublions pas que la contribution canadienne sort elle aussi, en partie tout au moins, de la poche des contribuables québécois.  Je ne sais pas si les travailleurs embauchés à l’usine Filière batterie Ford auront des «jobs bien payées», mais il ne faut pas être la tête à Papineau pour réaliser que ce sont là ces emplois sont surtout des  "jobs chèrement payées". À ce prix, il faut souhaiter que François Legault cesse sa recherche de «jobs bien payées».