Wednesday, June 28, 2023

Rouge et or on ice

 



Les amateurs québécois de hockey peuvent-ils espérer voir un jour du hockey universitaire? L’espoir est permis si l’on se fie à une déclaration récente de Jacques Tanguay. «Lors de la conférence de presse qui annonçait son départ des Remparts de Québec, Jacques Tanguay a mentionné qu’il serait heureux de donner un coup de main si le Réseau sports RSEQ et le gouvernement du Québec souhaitaient créer une ligue de hockey universitaire»(Hockey universitaire: Jacques Tanguay aimerait contribuer à la création d’une ligue au Québec, Journal de Montréal, 14 juin). «Il faut directe l’implication de Tanguay serait majeure dans ce dossier puisqu’il a contribué à mettre sur pied le programme de football du Rouge et Or de l’UniversitéLaval, qui a pris naissance en 1995. L’arrivée du Rouge et Or a complètement modifiée visage du football au Québec. Une ligue universitaire entièrement québécoise a vu le jour et le sport s’est grandement développé dans les rangs collégiaux et scolaires. Dans la foulée des initiations dégradantes s’étant déroulées dans le milieu du hockey junior québécois, nous formulions le voeu que le hockey mineur québécois passe dans le giron du sport scolaire (voir ce blogue, Culture et structures, 12 mars). 
 

 
 
La création de cette ligue universitaire mettrait la charrue devant les boeufs, c’est autour du hockey mineur (per wee, bantam, widget, etc. ) que doit partir cette mutation majeure du sport québécois; c’est autour de l’école primaire, puis secondaire et du cegep que doivent s’organiser hockey, baseball et football. La ligue universitaire ne peut être que le sommet de cette pyramide que nous appelons de nos voeux.  Conscients que l’exemple vient de haut, souhaitons que l’implication de Jacques Tanguay favorise la mutation évoquée plus haut et que nous ayons l’occasion d’assister dans un avenir rapproché à des matchs entre le Rouge et Or on ice et les Carabins on ice. Ces affrontements permettront peut-être de faire oublier aux amateurs de hockey québécois, les «aventures» du circuit Bettman sous le cieux de l’Arizona et du Nevada.

Tuesday, June 27, 2023

Un imbécile heureux

 



Je dois aux lecteurs de ce blogue de dire d’abord que ce texte a été écrit avant que n’éclate la polémique autour du choix d’Émile Bilodeau comme animateur de la Fête nationale devant se dérouler le 24 juin prochain sur les plaines d’Abraham. Ce texte a été mis en chantier suite à la publication d’un article dans le Journal de Montréal (édition du 16 juin), article intitulé, Émile Bilodeau veut une fête de la Saint-Jean moderne et ouvertes les autres: «Il ne faut pas avoir peur de faire de la place aux gens qu’on voit moins»
C’est moins cette affirmation qui a attiré mon attention, qu’une autre affirmation perdue dans le texte de l’article. Bilodeau affirme: «Un de mes rêves quand j’étais jeune, c »était d’être politicien, d’avoir des tribunes de vivre ma société. J’ai donné des ateliers d’écriture à Montréal-Nord dans une école primaire. j’en ai vu des femmes qui portaient le voile. Je peux vous promettre qu’elles n’étaient pas en train de faire une quelconque promotion pour un quelconque dieu.» Émile Bilodeau prouve avec cette affirmation qu’il est bien un imbécile heureux. Tout à sa diversité et à son inclusion, il lui a visiblement échappé que «les femmes qui portaient le voile» rencontrées à Montréal-Nord illustraient parfaitement l’affirmation voulant que dans certains cas; «le messager soit le message». Pour ces femmes, le simple fait d’exister dans la Cité suffit comme «promotion d’un quelconque dieu», Ce «quelconque dieu» est grand, Pour un peu, Émile Bilodeau lancerait « Quelconque Dieu Akbar".
 

 
 

Libre à Émile Bilodeau de penser ce qu’il veut de la Saint-Jean. Il n’y a visiblement pas de place pour moi et mes semblables, i.e., les Québécois de souche européenne, dans la Saint-Jean du sieur Bilodeau. «La présence dans son spectacle des pionniers du rap québécois comme Muzion et d’artistes des Premières Nations comme Kanen et Maten, aux côtés de Laurence Jalbert, Louis-Jean Cormier et Patric Norman, témoigne de sa vision d’un Québec au goût du jour, inclusif et diversifié. […]D’avoir Muzion qui va chanter des « verses » sur La prison de Bordeaux, je trouve çùà puissant, se réjouit Émile Bilodeau. Ça représente ma vision du Québec moderne. Si nous sommes pour essayer d’avoir un meilleur destiner si on veut se prendre en main, il faut considérer ces communautés qui ont envie de prendre leur place. C’est pour ça que je trouve que mon spectacle est une Saint-Jean moderne.».Je laisse sa Saint-Jean Moderne à Émile Bilodeau. Sa Saint-Jean inclusive et diversifiée ne peut-être pour moi qu’une Saint Jean diluée pour ce qui est de la majorité historique du Québec français. La Saint-Jean moderne d’Émile Bilodeau est dans le droit fil de cette dilution de la Sain-Jean que nous connaissons depuis déjà plusieurs années.
Dilution entamée avec la transformation de la Saint-Jean en fête nationale. De la fête des Canadiens français, la Saint-Jean devenait, en 1977, la fête du nationalisme civique prôné par le Parti Québécois. Devant les Émile Bilodeau de ce monde, je me prend à souhaiter le retour des défilés de ma jeunesse, défilés apolitiques incluant fanfares, chars allégoriques, majorettes et le petit Saint-Jean-Baptiste frisé et son mouton(tout en étant conscients de ce qu’il représente, je pourrais vivre sans le Petit St-Jean frisé, il n’y aurait d’ailleurs aucune chance que ce petit St-Jean frisé trouve place sur un char allégorique, pourquoi le Québec serait-il représenté par un bambin frisé, mais surtout blond et blanc de surcroît). Défilés ou se vivaient vraiment la solidarité nationale et pas une solidarité détournée par minorité activiste .



Monday, June 26, 2023

Devoir de mémoire

 


 

L’immigration s’est imposée, aux cours des dernières années, comme la question de l’heure. Ce ne sont pas les dirigeants politiques et la presse mainstream nous ont qui ont éveillé et alerté à la menace qui pèse aujourd’hui sur l’Occident. 

«Selon vous, quel est l’élément le plus important d’une forteresse. Ses canons? sa position? Non, ce sont les hommes qui se tiennent derrière les remparts qui disent à l’ennemi : «Non, vous ne prendrez pas cette place» Graham McNeill

 

C’est à de courageux veilleurs que nous devons aujourd’hui le début de lucidité dont nous faisons aujourd’hui preuve face à cette menace. Courageux, car ils ont fait face à l’opprobre qui pèse sur ceux qui ont raison trop tôt.

 



Dans l’univers francophone, il convient de saluer d’abord la lucidité et le courage des cadres et militants du mouvement Ordre nouveau organisant dès le début des années 1970 des meetings sur le thème Halte à l’immigration sauvage. En ce temps, la lucidité ne payait pas, les meetings d’Ordre nouveau  sur le thème de l’immigration donnaient lieu dans tous les cas à de violents affrontements avec les nervis de la Jeunesse communiste révolutionnaire et de la Ligue communiste.

 


 

C’est suite à l’un de ces meetings que le ministre de l’intérieur de l’époque, ministre de droite faut-il le préciser(membre du parti de Giscard d’Estaing), Raymond Marcelin, décidera, le 23 juin 1973, de dissoudre Ordre nouveau. Les animateurs d’Ordre nouveau, il faut le souligner car cela est trop souvent oublié sont aussi à l’origine du Front national. En effet c‘est la volonté de ces animateurs de constituer un rassemblement de la Droite nationale, une droite nationale caractérisée par la dispersion depuis la fin de la guerre d’Algérie et le choc de Mai 68, qui les conduira à lancer le Front national (FN) lors de leur congrès de 1972. Inspirés, ils ne s’en cachent pas, par l’exemple du Mouvement social italien (MSI), qui suite à sa fusion avec les monarchistes italiens, le MSI devient le Movimento Sociale Italiano Destra nazionale et entend mener une politique de «droite nationale». La première flamme utilisée par le FN est directement inspirée par la flamme tricolore du MSI. 

 


 

 

Nous ne sautons pas du coq à l’âne en saluant l’autre veilleur dont il faut se souvenir, un veilleur qui a nom Jean-Marie Le Pen. Le Menhir fêtait, le 20 juin dernier, son 95e anniversaire. La question de l’immigration est devenue incontournable en raison des diverses campagnes du Front national sur ce thème. C’est lors des législatives de 1978 que le FN fera de l’immigration une question incontournable de la vie politique française; c’est en effet à ce moment qu’apparaissent sur les murs de France les premières affiches qui installeront Jean-Marie Le Pen et le FN  dans le paysage politique français; «un million d’immigrés c’est un million de chômeurs de trop», coup de maître car l’affiche plaçait la lutte à l’immigration sur le plan socio-économique et non pas sur le plan ethnique ou racial. Pour ne pas vous cantonner à l’espace francophone, nous serions injustes et ingrats si nous ne mentionnons pas le Britannique, Enoch Powell, resté dans les mémoires pour son célèbre discours Rivers of blood.

Nous avons un devoir de mémoire à l’égard de ces hommes, les plus connus et les obscurs car c’est grâce à eux que l’Occident peut espérer survivre.

 

Thursday, June 22, 2023

Tellement QS

 



Le Village ne serait plus ce qu’il était, par Village, il faut entendre ici le Village gay. «Des commerçants s’inquiètent d’un manque de sécurité dans le quartier du Village à Montréal alors que plusieurs songent à fermer leur terrasse.»(Sécurité dans le Village: des commerçants songent à fermer leur terrasse, TVA Nouvelles, 18 juin). Le propriétaire de La mie matinale. Serge Menetrey, abonde dans le même sens que son voisin du bar Le Cocktail. «C’est pire que jamais, dit-il. Ça fait 25 ans que j’ai le commerce là on touche le fond du baril. C’est abominable. Tous les jours c’est de la violence, c’est du vol. On reçoit des insultes. Il y a même un magasin ou la fille elle a volé une boisson à une cliente qui était à table. Tous les matins c’est à peu près 5 ou 6 seringues que je ramasse ou des petits contenants qui ont chauffé la drogue. »  Afin de commenter cette situation, le journaliste de TVA Nouvelles s’est tourné vers la députée du secteur: «La députée du secteur, Manon Massé, demande quant à elle plus d’actions en amont. «Si les gens retrouvent la rue c’est qu’il manque de logement, si les gens se retrouvent intoxiqués dans la rue c’est que M. Carmant n’ouvre pas de ressources ou ces gens peuvent aller se déposer(sic), (il faut supposer ici, que Mme Massé voulait dire «se reposer»)  dans la journée, dit-elle. C’est sûr  qu’un acte criminel demeure un acte criminel, mais en amont de çà il y a tellement de travail qui doit être fait.»les problèmes vécus par les commerçants du Village sont largement attribuables semble-t-il à l’itinérance et à la toxicomanie des itinérants du Village.

Il est de bonne guerre que Mme Massé décoche quelques flèches à Lionel Carmant ministre responsable des services sociaux. Des flèches, il faut le noter qui demeurent  résolument dans l’ «esprit QS», en effet avant de parler du manque de logement et des ressources «ou ces gens peuvent aller se déposer dans la journée»; les commerçants du Village ne seraient-ils pas plus rassurés par l’ajout de quelques patrouilleurs à pied ou en vélo?
 

 
Tout à son «esprit QS», Manon Massé incline plus en faveur d’une approche sociale que policière. Pas de doute que les commerçants du Village jonglant avec l’idée de fermer leurs terrasses ne soient rassurés par cette approche sociale.

Mme Massé n’a pas pour autant tort, la solution à l’itinérance ne saurait être exclusivement policière, combien de «désinstitutionnalisés» (désinstitutionnalition qui est  elle-même le fruit du «courant anti-psychiatrie» des années 1970) parmi les pauvres hères qui battent ainsi le pavé dans le Village? Le problème est complexe, la solution ne peut être simple. Elle exigera des ressources, travailleurs sociaux, psychologues, psychiatres, refuges pour itinérants , acceptant de se pencher sur le problème sans a priori idéologiques (i.e. le «courant antipsychiatrie » mentionné plus haut), etc.



Tuesday, June 20, 2023

L’Abitibi, avant la Lettonie

 



Ou les militaires canadiens sont-ils les plus utiles? Visiblement le gouvernement Trudeau et la ministre canadienne de la Défense, Anita Anand, ne se sont pas posés la question. «Quelque 130 membres du personnel viendront également se joindre à la troupe des forces armées canadiennes déjà sur place, dont l’effectif s’élève actuellement à 800.[…]»(Ottawa envoie du renfort en Lettonie pour soutenir les opérations de l’OTAN, Radio-Canada, 16 juin).
 

 
 
Justin Trudeau et Anita Anand ont jugé que les militaires canadiens seraient plus utiles déployés devant Riga, qu’autour de Nordmétal et Lebel-sur-Quévillon. Il est vrai que ces deux municipalités peuvent compter sur la présence de pompiers Français, Américains, Portugais et Espagnols. Qui a dit? Aide-toi, le ciel t’aidera, les Canadiens devraient peut-être commencés à s’aider. À moins que la présence de ces sapeurs-pompiers venus d’ailleurs ne soit la réponse canadienne «post-nationale» aux incendies qui ravagent nos forêts? Le millier de militaires canadiens qui se trouvent en Lettonie seraient plus utiles en Abitibi.

Sunday, June 18, 2023

Ponce Pilate…

 



sort de ce corps. Difficile de penser autre chose du ministre fédéral de la Sécurité publique, Marco Mendicino. Talonné par l’opposition sur le transfert de Paul Bernardo d’une pénitencier à sécurité maximale située en Ontario à un pénitencier à sécurité moyenne situé au Québec (La Macaza, pour être précis), le ministre a choisi de jouer les Ponce Pilate et de se laver les mains de ses responsabilités dans toute cette histoire: «Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Marco Mendicino, a qualifié d’«inacceptable» le fait que son personnel l’ait tenu dans l’ignorance sujet du controversé transfert de prison de Paul Bernardo dans un établissement à sécurité moyenne. Toutefois, il a refusé d’expliquer ce problème de communication.» Est-ce bien un « problème de communication? «Mais une nouvelle controverse a éclaté cette semaine, lorsque le Service correctionnel a confirmé qu’il en avait effectivement  informé le cabinet du ministre Mendicino au début mars, puis de nouveau à la fin mai, une fois qu’une date pour le transfert a été fixée.» (Mendicino critique son «équipe» pour l’avoir informé tardivement sur Bernardo, Radio Canada, 15 juin) pour le premier Canadien venu, la seule mention du nom de Paul Bernardo suffirait à allumer un feu rouge de la taille de l’édifice du Parlement, mais pas pour Marco Mendicino, sur quelle planète vit-il?Après s’être ainsi défaussé sur son «équipe» qui pourra encore croire que Marco Mendicino puisse encore parler d’avoir  une «équipe». Ponce Pilate avait-il une équipe? La Bible est muette sur le sujet. Marco Mendicino est ce «joueur d’équipe» dont se méfie ses coéquipiers; des derniers apprennant rapidement à se méfier de ce coéquipier, le sachant capable, pour reprendre l’expression populaire québécoise de scorer dans ses buts.C’est ce que Mendicino vient de faire.
 

 
 
Il faut souhaiter que l’«équipe» de Marco Mendicino lui fasse encore faux bond et cela jusqu’à sa démission ou sa destitution à titre de ministre de la Sécurité publique du Canada. 



Thursday, June 15, 2023

Pourvou qu’ça doure

 



Ce propos qui n‘est en fait que «pourvu que ça dure», prononcé avec l’accent corse, est attribué à Laetizia Bonaparte, mère de Napoléon Bonaparte a peut-être traversé l’esprit de Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) en prenant connaissance du plus récent sondage Léger sur les intentions de vote desQuébécois. 
Certes la Coalition Québec (CAQ) de François Legault continue de caracoler en tête de ces intentions de vote avec 37% des intentions de vote, mais PSPP a des raisons de se réjouir. Le Parti québécois (PQ) est solidement installé en deuxième position derrière la CAQ avec 23% des intentions de vote. Ce qui doit aussi réjouir PSPP, c’est que Québec solidaire (QS) semble désormais relégué à la troisième place de ce palmarès avec 16 %des intentions de vote. Autre élément susceptible de fournir des motifs de se réjouir à PSPP, ces chiffres qui semblent impliquer un plafonnement des Solidaires laisseront , le PQ libre de respirer et de travailler sans voir QS lui «souffler dans le cou». Les résultats du PQ annoncent-ils, il faut le souhaiter la fin de la division du vote nationaliste qui a fait si mal au PQ lors du scrutin d’octobre 2022. Les électeurs québécois ont fait le tour de l’autonomisme caquiste et il faut souhaiter qu’ils en soient revenus, l’heure du retour au bercail a sonné. 
 

 
 
Pas plus qu’une hirondelle ne fait le printemps , un sondage ne fait une élection. Les données du sondage Léger semblent cependant indiquer que la descente aux enfers du PQ est terminée et qu’il a désormais en mains de bonnes cartes: « Les péquistes apparaissent «tranquillement comme la solution nationale», les autres formations politiques ne réussissant à percer dans certaines régions.«Québec solidaire, c’est Montréal ou dans certains milieux urbains , le PLQ , c’est l’ouest de ‘Montréal et le parti conservateur, c’est la région de Québec», souligne le président de la firme Léger.» (Sondage Léger: Legault freine sa chute, le PQ s’impose comme vrai rivale la CAQ, Journal de Montréal, 14 juin). 
Les élections de 2026, sont encore loin et nous demeurons conscients que trois ans en politique représentent une éternité. Des sondages favorables comme celui évoqué dans les lignes précédentes ne sont pas pour autant inutiles. Ils facilitent la levée de fonds lors des campagnes de financement et facilitent de même le recrutement éventuel de candidats de valeur, il n’y a rien de tel que l’odeur de la victoire pour attirer de tels candidats. Candidats qui a leur tour contribuent à créer un momentum susceptible de mener un parti à la victoire, c’est ce que nous souhaitons à PSPP et au PQ et au Québec pour 2026.