Wednesday, May 10, 2023

Menace existentielle

 



«À ceux qui fuient la persécution, la terreur, la guerre, sachez que le Canada vous accueillera»Nous avons tous en mémoire, ce gazouillis (tweet) irréfléchi de l’adulescent qui gouverne le Canada. Irréfléchi car il ne tenait visiblement aucun compte des capacités du Canada à accueillir ces réfugiés, vrais ou faux, irréfléchi aussi car il ne tient aucun compte de l’actuel équilibre démographique entre les peuples fondateurs du Canada. Irréfléchi, car Justin Trudeau serait bien en peine de nous expliquer comment il compte caser ces 100 millions de nouveaux venus dans l’écoumène habitable et exploitable du Canada, un écoumène limité, nous le savons, mais visiblement Justin Trudeau l’ignore. à l’étroite lisière sud du pays, correspondant aux zones tempérées habitables du pays.Ce gazouillis lancé sans réfléchir a acquis de la substance depuis, nous savons maintenant que Justin Trudeau souhaite faire passer la population du Canada 100 millions d’ici 2100.
 
Black Lives Matter: une fresque géante à Montréal
 
 
L’idée n’est pas de lui, elle vient de Century Initiative. «Or, un organisme appelé Century Iniative, qui regroupe d’influents dirigeants de divers milieux de l’Ontario et des Prairies, milite depuis cinq ans en faveur d’une expansion de la population du Canada de 38 millions d’habitants en 2020 à 100millions en 2100. Le buts visés sont d’atténuer le vieillissement dela population et de fouetter la croissance du niveau de vie de Canadiens. Naturellement, pour grossir ainsi la population du pays, il faudrait relever les seuils d’immigration de manière considérable.» (100 millions de Canadiens d’ici 2010?, L’actualité, 6 octobre 2021). «Justin Trudeau aime rêver. Cela explique son enthousiasme pour le lobby torontois Initiative du siècle, cofondé par Dominic Barton, son grand ami - ce que ce dernier nie -,  l’ancien directeur mondial de la firme de consultants McKinsey &Company[…].Le groupe de pression, qui défend l’idée de hausser la population du Canada à 100 millions d’ici la fin du siècle, est composé essentiellement de représentants du monde des affaires et d’économistes.[…] Le Canada de 100 millions d’habitants en 2100, ou Montréal sera une mégapole de 12 millions et Québec une métropole de 3,5 millions sera-t-il riche et prospère? Les économistes sont divisés. «Il n’y a pas de preuves, assure l’économiste Pierre Fortin, que l’immigration fait augmenter le niveau de vie ni qu’il le diminue. Dans un Canada centralisé et centralisateur, il ne restera plus qu’une francophonie folklorique et un Québec ou la majorité ne sera pas d’origine française» (DeniseBombardier, 100 millions de Canadiens: on achève bien les Québécois…,Journal de Montréal, 6 mai). 
 
Trop ou trop peu d'immigrants au Canada
 
Même inquiétude chez Mario Dumont:«Cent millions de citoyens au Canada en 2100 via une immigration encore plus massive, c’est toute simplement une révolution. La plus grande transformation l’histoire du Canada. On triplerait presque la population en 75 ans. Étonnamment, la proposition n’a jamais été officiellement débattue. Ni en campagne électorale ni sur la place publique. Mais on sent bien que l’idée est solidement enracinée parmi les élites du Canada anglais. 100 millions de Canadiens en 2100, c’est devenu le nouveau rêve canadien. Et Justin Trudeau, sans jamais en faire officiellement la promotion, en est le porteur. Son gouvernement pose tous les gestes qui conduisent là. Il hausse considérablement les seuils d’immigration. Et il véhicule l’idée d’un multiculturalisme absolu dans lequel aucun obstacle identitaire ne peut justifier de ralentir le rythme des entrées[…]. Ce rêve de grandeur me paraît assez déconnectée la réalité à plusieurs points de vue. Logement, soins de santé, places dans les écoles.»(Le Québec noyé dans un Canada de 100 millions… sans aucun débat!, Journal de Montréal, 6 mai).  Il est douteux que les réflexions pleine de bon sens de Mario Dumont suffisent à freiner ce projet délirant. À peine pouvons nous espérer que ces réalités, ralentissent un peu ce tsunami immigrationniste. Les élites du Canada anglais évoqués par Mario Dumont ne connaîtront pas de crise du logement dans les quartiers cossus qu’ils habitent probablement. 

Justin Trudeau est-il lassé de la «question québécoise»? A-t-il conclu que «la» solution finale au «problème québécois» résidait dans ce tsunami d’immigrants, un tsunami balayant les derniers écueils à l’émergence du Canada rêvé par Lord Durham, John A. Macdonald et son père.
 
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Friday, May 5, 2023

Qui dit Blancs…

 



dit coupables. La chanson est connue, elle sert à toutes les sauces. Plus récente illustration de la popularité de la chanson, l’utilisation des Blancs pour expliquer l’émergence des gangs de rue haïtiens: «Le fondateur du premier gang haïtien de Montréal lève le voile sur le racisme et les humiliations à l’origine de sa création, alors que la métropole vit une nouvelle montée de violence entre clans criminels. «On était un groupe d‘amis, on jouait au basket , mais il fallait se défendre» raconte en entrevue Maxime Aurélien, à la tête des Bélanger pendant les années 1980. Formés d’une vingtaine de jeunes Haïtiens , sa bande a été désignée dans plusieurs médias en 1979 comme le tout premier «gang de rue» de Montréal, et souvent dépeinte comme une organisation criminelle. Or l’ex-chef et son coauteur, le professeur associée géographie de l’Université Concordia Ted Rutland, évoquent une réalité plus complexe dans leur livre, «il fallait se défendre». Ce qui a uni ces fils d’immigrants à leurs débuts , c’est la volonté de riposter aux racistes et aux skinheads qui s’en prenaient aux Noirs, écrivent-ils . Et ils étaient nombreux[…] Selon leur récit, on comprend aussi que les Bélanger sont loin de l’imaginaire collectif des «gangs de rue» actuels, motivés par l’appât du gain et armés jusqu’aux dents, Les auteurs ne cachent pas que plusieurs membres ont néanmoins trempé dans des cambriolages, les vols à l’étalage et le proxénétisme. Mais c’étaient des actions individuelles motivées par la pauvreté et le manque de possibilités de travail, et non le but premier leur groupe , soutiennent-ils. Le ton change vers la fin des années 1980, quand Ducarme Joseph, un membre du gang rêvant de devenir «un véritable gangster mafieux» gagne en influence. « Ducarme avaient des ambitions plus élevées que juste voler . Je ne me voyais pas dans sa direction », témoigne Maxime Aurélien, qui abandonne peu à peu le groupe. Il est aussi se plus en plus refroidi par les attaques de son gang dirigées non pas vers les racistes blancs , mais contre des gangs jamaïcains ou même haïtiens.» (Le chef du premier gang haïtien de Montréal deMontréal se confie sur ses débuts, Journal de Montréal,29 avril).
«Quand le Diable devint vieux, il se fit ermite», l’ouvrage de Maxime Aurélien est l’illustration même de ce proverbe, Aurélien cherche visiblement s’acheter une conduite. Souhaitons que nos élites politiques et culturelles ne soient pas dupes et qu’il ne leur vienne pas à l’esprit de finir pas considérer Aurélien comme quelque chose comme un grand Montréalais! Tout à son oeuvre d’auto-réhabilitation des «gangs de rue».. Maxime Aurélien poursuit sa réflexion et affirme sur la question des doubles standarts :«Sur les doubles standards: «C’est intéressant quand on y pense: personne ne semblait se soucier des groupes de personnes blanches , y compris les gangs blanc qui sen prenaient à nous. Il n’y avait pas d’articles scandaleux dans les journaux à leur sujet. Aucune campagne policière spéciale pour les éliminer.»
 
Une victime du racisme blanc

 
 
Il a visiblement échappé à Maxime Aurélien, qu’aucun phénomène comme celui des «gangs de rue» criminalisés haïtiens ou jamaïcains n’est sorti des gangs de blancs évoqués par Maxime Aurélien, ces «groupes blancs» ont-ils d’ailleurs existé ailleurs que dans son esprit? 
Il faudrait rappeler à Maxime Aurélien que si les Bélanger sont: «Loin de«l’imaginaire collectif»des «gangs de rue» actuels, ils en sont néanmoins bien proches par leurs pratiques, «Le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre». 

Il fallait se défendre sortira aux éditions Mémoire d’encrier le 8 mai

Thursday, May 4, 2023

La grenouille et le boeuf

 



Dans le dossier de l’ingérence chinoise nous allons de révélation en révélation. Ainsi: l’ancien PDG de la Fondation Pierre Elliott Trudeau , Morris Rosenberg, a révélé mardi qu’il pensait «sincèrement» qu’en faisant affaire avec les Chinois, son organisme « exercerait une certaine influence sur Pékin». «Avec le recul, c’était naïf», a-t-il toutefois ajouté lors de son témoignage devant un comité parlementaire chargé d’examiner les allégations d’ingérence étrangère dans la politique canadienne.[…] Nous n’étions pas naïfs pour avoir fait affaire avec les Chinois liés au gouvernement [de Pékin]. Nous étions toutefois naïfs de penser qu’en faisant affaire avec les Chinois, c’est [le Canada]»qui serait en train d’exercer une certaine influence [sur Pékin] à travers la puissance douce. Morris Rosenberg, ex-PDG de la Fondation Trudeau» (La Fondation Trudeau pensait exercer une «influence» sur Pékin, pas le contraire, Radio-Canada, 2 mai). Anglophone, Morris Rosenberg ignore probablement la fable de Jean de La Fontaine sur la grenouille voulant devenir boeuf. Croire que le Canada, à travers la Fondation Trudeau, pourrait «influencer» la Chine, c’est faire du Canada la grenouille dans une contemporaine version de la fable. Morris Rosenberg a-t-il été «naïf», ce n’est visiblement pas le terme qui convient; je pense spontanément à idiot et stupide.
 

 
 
Les prétentions de Morris Rosenberg et de la Fondation Trudeau provoqueront-elles en Chine une enquête sur l’ingérence canadienne dans la politique chinoise?



Monday, May 1, 2023

Minuit, moins cinq

 


Alors que Montréal s’anglicise à la vitesse grand V, l’administration Plante a concocté un nouveau slogan pour la ville: «Préparez-vous à voir ce slogan partout. Montréal s’affichera bientôt comme «Métropole francophone officielle des Amériques» dans son slogan officiel, a indiqué Valérie Plante vendredi, en terminant sa tournée européenne d’une semaine. Montréal affiché comme « Métropole francophone des Amériques » dans toutes ses communications et son affichage: «Oui. oui, oui» a dit Mme Plante confirmant directement que son administration allait procéder en ce sens. «J’aime bien ça». «Honnêtement, je l’utilisais déjà [l’expression]et là , on dirait que je le dis encore plus fièrement, a-t-elle continué, assise pour l’entrevue dans un fastueux salon de la résidence de l’ambassadeur du Canada en France «Un n’empêche pas l’autre: cette idée d’une ville cosmopolite, avec le français comme liant social. C’est ce que j’aime.».  À Montréal, cette valorisation passera par un changement dans l’image d’affaires de la Ville pour y intégrer son caractère français. […] » (Un nouveau slogan pour Montréal, La Presse, 28 avril). Le niveau slogan doit «intégrer» le caractère français de la Ville. L’administration Plante semble considérer que l’«intégration»du caractère français dela Ville suffise. Il est malheureux que L’administration Plante n’ait rien trouvé de plus fort pour affirmer le caractère français de la Ville. Pourquoi se casser la tête, s’il est vrai que le français n’est qu’un «liant social».L’adoption de ce slogan en dit assez sur la «Manière Valérie Plante» à l’égard du français. 
 

 
 
En 2018 déjà, c’est en anglais seulement qu’elle accueillait trois entreprise britannique s’implantant à Montréal,  à l’époque l’affaire avait fait grand bruit.
La même année, La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et le Mouvement Montréal français dénonçaient la propension de Valérie Plante au bilinguisme dans ses discours, alternant, comme à la Chambre des communes, anglais et français . 
Alors qu’il est minuit moins cinq pour le  français à Montréal. Valérie Plante a moins trouvé un nouveau slogan pour la ville de Montréal que l’épitaphe qui pourrait être gravée sur la future pierre tombale du Montréal francophone. Ici-git, «la métropole francophone officielle des Amériques».

Ingénierie sociale

 



L’homme a d’abord été humoriste, initialement au Groupe sanguin, puis au duo Lévesque (le «gars fatigué»)-Turcotte. Il a ensuite été animateur (La petite séduction), pour ensuite devenir le «Fou du roi» de Guy A. Lepage à Tout le monde en parle.Il a fallu qu’il qu’il soit élégamment outé, en 2005 par le subtil et délicat André Boisclair pour que les auditeurs de Tout le monde en parle réalise que le «Fou du roi» était en fait une «Folle du roi». Dany Turcotte pour ne pas le nommer, est devenu ingénieur social, un ingénieur social en mission.
Sa mission; le sort des gais et LBGT+ veillissants et devant achever leurs vies dans des résidences ou des RPA du Québec. L’ex-«fou du roi» de Tout le monde en parle, s’est intéressé à la question, au point d’agir comme interviewer pour un documentaire intitulé Le dernier placard Vieillir gai. 
Oubliez quelques instants les spectacles de drag queens devant des auditoires de têtes blondes. Le prochain front de la guerre culturelle, les prochains affrontements de cette guerre culturelle ne se dérouleront pas dans les écoles ou les bibliothèques municipales du Québec, mais dans les résidences pour personnes âgées (RPA) du Québec. Raison des affrontements, la difficulté des gays vieillissants de vivre leur vieillesse dans les RPA du Québec. 
 

 
 
Le journaliste Mario Girard écrit: «Déjà en août 2018, lors d’une rencontre , il m’avait fait part de son désir de parler de la réalité des personnes LBGTQ+ ayant atteint le «3e âge» et qui une fois en résidence doivent retourner dans le placard. «Ce qui est renversant, c’est que cette génération a lutté pour tous autres , dit-il. Ces hommes et ces femmes ont eu des vies difficiles. «C’est une sorte d’hommages qu’on leur rend.»(Le placard encore une fois, La Presse, 26 mars).
«C’est finalement Radio-Canada qui présentera ce documentaire que tout le monde devrait regarder. Non seulement parce qu’il aborde une réalité méconnue , mais aussi parce qu’il est une sorte d’outil pédagogique, sinon de déniaisage.»
On y voit d’ailleurs Julien Rougerie, un membre de la Fonction Émergence , offrir une conférence (Pour que vieillir soit gai) à des gens d’une résidence pour personnes âgées afin de leur faire connaître l’histoire et les luttes des personnes LBGTQ+. Mais aussi pour répondre aux questions que certains se posent depuis longtemps aux sujet de ceux et elles qui représentent environ 10% de la population.
 
 

 
Il y a un passage qui m’a littéralement jeté à terre: celui ou on apprend que la très grande majorité des résidences pour personnes agées à qui on offre la présentation de cette conférence refuse d’y donner suite. On répond «qu’il n’y a pas de gens comme ça dans notre résidence». Et si on insiste un peu, on demande à la Fondation Émergence de ne plus rappeler.» Cette fermeture d’esprit des résidences , l’équipe de tournage la aussi connue lorsqu’est venu le temps de recruter des participants pour le film. « On a envoyé un mémo avec ma photo aux résidences, raconte Dany Turcotte. On a eu zéro retour. (Comme si pour le gros égo de Dany Turcotte, sa photo devait servir d’infaillible «Sésame ouvres-toi», NDA). 
Revenu du fait que sa photo et sa notoriété télévisuelle ne lui ouvrent pas les portes assez rapidement, Turcotte fait donner la cavalerie lourde et fait appel à la conscience du Québec moderne. «Finalement, c’est notre Janette nationale, une fois de plus, qui a pris le flambeau (une intervention qui permet surtout à la Bertrand de nous offrir sa Xième charge contre l’Église catholique). Son échange avec Dany Turcotte confirme le rôle prépondérant que cette femme a joué pour combattre les préjugés au sujet de la communauté LBGTQ+.» Suite à son intervention, je suis d’avis qu’il faudra un jour ériger une statue à Jannette Bertrand, pas pour l’honorer, mais pour permettre aux pigeons de se soulager tout à leur aise sur ladite statue. 
Dany Turcotte devait interviewer Laurent McCutcheon pour ce film. Celui qui a mis sur pied la FondationÉmergence en 2000 est un mentor pour Dany Turcotte. il est mort en juillet 2019.[…]
 
 

 
 
Dany n’a pas peur de le dire, il est devenu un véritable militant des droits des personnes LBGTQ+ au cours des dernières années. «Tout cela, c’est grâce à Laurent. J’ai hâte que son mari voie le film.». Que penser du Dernier placard? D’abord, il ne s’agit pas d’un documentaire, nous sommes d’abord et avant tout en présence d’un plaidoyer, seul le point de vue de Dany Turcotte et de ces semblables ès inversions est présenté. La belle sollicitude dont Turcotte fait montre pour les siens, est rapidement épuisée lorsque vient le temps de s’intéresser à ceux, hétéros, qui devant s’installer en résidences ou en RPA, se verront confrontés aux manifestations d’affection des Dany Turcotte de ce monde. Pour Turcotte, ces dinosaures se caractérisent essentiellement par leur manque «d’ouverture d‘esprit», affirmation condescendante plusieurs fois répétée au cours du Dernier Placard. Dany Turcotte, tout à sa mission est incapable de nous expliquer en quoi vieillir gay est différent du vieillissement des hétérosexuels, les uns et les autres nous sommes confrontés, ou seront confrontés à des problèmes de prostate et d’incontinence, de solitude avec la disparition de nos proches, d’équilibre de chutes et de fractures de la hanche, de surdité, de la vue qui baisse , voilà venu le temps (sur l’air de voilà venu le temps des cathédrales) des cannes et des déambulateurs, des chaises roulantes, etc. 
Changer les règles du jeu et imposer des résidents homosexuel(les) dans les résidences et RPA du Québec serait une expérience d’ingénierie sociale à grande échelle, une expérience inutile sinon pour satisfaire une minorité agissante et «dresser» ceux qui manquent «d’ouverture d’esprit», pour ce faire faudrait-il prévoir une fois par année ou plus souvent une parade Gay Pride avec drapeau LBGTQ+, slips et strapes de cuir des pédés cuir, sans oublier pour faire bonne mesure quelques plumes dans le cul des nouveaux résidents de nos résidences et RPA.
Que dire d’autre sur le Dernier placard? Dany Turcotte évolue depuis plusieurs années dans le monde des communications, il a définitivement du métier. Ainsi, dans le Dernier placard évite-t-il les scènes qui montreraient de chaudes embrassades entre homosexuel(les) susceptibles de choquer les téléspectateurs. De même, les quelques lesbiennes montrées dans Le dernier placard apparaissent-elles toutes comme de bonnes et chaleureuses grand-mères, ce qu’elles sont probablement compte tenu du fait qu’il était préférable à l’époque pour les homosexuel(les) de se marier et de fonder une famille afin de détourner les soupçons sur leur véritable nature.
La solution à cette question apparaît pourtant simple, à défaut d’être politiquement correcte. Pourquoi ne pas créer une résidence Laurent McCutcheon ou une résidence Émergence, résidences ouvrant grandes leurs portes à la clientèle gay, résidences ou les démonstrations d’affection entre ces messieurs et mesdames ne ne provoqueraient pas de réactions. Reste à lancer un concours afin de trouver un nom pour une résidence ouverte aux adeptes des amours saphiques (j’ai bien une idée ou deux, mais je vais les garder pour moi pour l’instant). Refusons l’expérience d’ingénierie sociale à laquelle nous convie Dany Turcotte et laissons les actuels résidents des résidences et RPA finir paisiblement leurs jours, sans faire les frais des expériences «sociales» mises de l’avant par «la folle du roi».



Monday, April 24, 2023

Quelle mouche l’a piqué?



Il n‘y a probablement pas d’autre façon d’expliquer la position du député libéral André Morin. Une mouche wokiste l’a piqué.
« Les libéraux souhaitait faire disparaître le mot «femme» du projet de loi réformant le droit de la famille et encadrant le recours aux mères porteuses pour être plus inclusif. Piloté par le ministre Simon Jolin-Barrette, le projet de loi prévoit notamment la conclusion d’une convention avant le début de la grossesse pour protéger les intérêts de l’enfant. Le texte fait sans cesse référence à «la femme ou à la personne qui a donné naissance à l’enfant». Au début de la semaine, le député libéral André Morin a déposé  un amendement au projet de loi actuellement à l’étude afin que l’on en retire le terme «femme». «La modification que je voudrais adopter pour avoir un langage plus inclusif dans l’ensemble du projet de loi, car ça revient à gauche et à droite, ça serait de faire référence à une «personne porteuse», a fait valoir le député de l’Acadie.» «Le ministre de la Justice a refusé net l’amendement du libéral, arguant que le libellée son texte était déjà inclusif.[…]
 
Statue dévoilée cette semaine à Copenhague

 
 
«Québec solidaire s’est rallié l’avis de la CAQ. Le député solidaire Guillaume Cliche-Rivard ne voyait pas en quoi la proposition libérale était plus inclusive. « Moi, j’apprécie bien: la femme ou la personne qui a donné naissance » a-t-il commenté.»
Le débat apparaît clos. 
« Les députés de l’Assemblée nationale de toutes les formations politiques ont d’ailleurs adopté à l’unanimité jeudi une motion reconnaissant l’importance de conserver le mot «femme»dans les lois québécoises qui se lit comme suit: « Que l’Assemblée nationale reconnaisse que la population québécoise est composée de 50% de femmes , qu’elle reconnaisse que les femmes donnent naissance par le biais d’un accouchement, qu’elle réitère l’importance de conserver le mot «femme»dans les lois québécoises et que l’Assemblée nationale rejette toute tentative d’invisibiliser les femmes du corpus législatif québécois.» (Projet de loi sur les mères porteuses:le Pliqsouhaitait faire disparaître le mot «femme» pour être plus inclusif , Journal de Montréal, 20 avril).
 

 

Si le débat peut apparaître comme clos avec la motion de l’Assemblée nationale faisant explicitement référence à l’accouchement. Le débat est malheureusement représentatif de la confusion qui règne actuellement sur la question. c’est la raison pour laquelle la formulation proposée par Simon Jolin-Barette et approuvé par le solidaire Guillaume Cliche-Rivard ne me plaît pas tant elle m’apparaît ambigüe: Va pour la femme, mais qu’en est-il de «la personne qui a donné naissance»? Si la personne est une femme ayant décidé de donner naissance par accouchement pour rester dans la logique de l’Assemblée nationale et qu’elle est en cours de  réflexion sur son identité de genre, nous pourrions nous retrouver avec un homme comme mère porteuse. La même réflexion s’applique à la «personne porteuse» évoquée par le député André Morin.  



L’occasion…

 


fait le larron, dit-on si l’on se fie à la croyance populaire. Dans ce cas, l’occasion est la pandémie, le larron étant le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ). 
«Une étude universitaire conclut que les partis d’opposition au Québec n’ont pas pu jouer pleinement leur rôle durant la pandémie, particulièrement pendant la première vague, en 2020.Cela fait écho des critiques entendues durant la crise de la COVID-19, lorsque des citoyens et des militants reprochaient aux partis d’opposition, sur les réseaux sociaux, de ne pas avoir attaqué plus durement le gouvernement sur sa gestion la pandémie , à ses débuts.[…] Les chercheurs en arrivent à la conclusion que la  capacité des partis  d’opposition de surveiller l’action du gouvernement a été «clairement sapée». Autant le Parti libéral (PLQ) que Québec solidaire (QS) et le Parti Québécois (PQ)ont donc renoncé aux critiques et attaques personnelles et opté pour a formulation de propositions, indique l’article en anglais paru dans la revue scientifique Journal of Législative Studies. ils ont effectué jusqu’à presque sept fois plus d’interventions avec des propositions  que d’interventions critiques, par rapport au niveau d’avant la pandémie. […] Au cours d’entrevues réalisées par les chercheurs, des élus de ces formations ont confié que les électeurs n’acceptaient pas les reproches qu’ils adressaient au gouvernement et qu’ils ont dû changer de ton. «Nous devons apprendre à tempérer ce que nous disons, mais aussi  la portée de ce que nous disons […] toutes les questions peuvent être posées , mais il y  a une façon de le faire et un ton à privilégier»a reconnu un des parlementaires de l’opposition interviewés par les chercheurs» (L‘Opposition n’a pas pu jouer son rôle pendant la pandémie, selon une étude, Radio-Canada, 16 avril). Je ne lancerais pas de pierres aux oppositions. Que pouvaient elles faire pendant la première vague devant le rouleau compresseur CAQ, François Legault, Horacio Arruda, Christian Dubé et ses points de presse quotidiens? 
 

 
 
Rouleau compresseur appuyé par le matraquage médiatique des Denise Bombardier et Josée Legault, littéralement en pâmoison devant le sage et prudent François Legault soucieux de la santé et de la vie des Québécois. Oubliés le confinement, le couvre-feu, le masque obligatoire, l’obligation vaccinale, la mise au ban de toute vie sociale. Fort d’une présence médiatique quotidienne, une présence médiatique dont le Lider maximo lui-même n’a probablement même jamais rêvée, François Legault a tout à sa guise ignoré les oppositions au cours de ce que l’histoire avec un grand H devra considérer comme une crise d’abord politique, bien avant d’être sanitaire (voir ce blogue, L’histoire nous apprendra, 23 mars). La pusillanimité et le silence des oppositions laissèrent les antivax et autres complotistes comme seuls opposants à François Legault et la CAQ; opposition bien facile à ignorer et à balayer du revers de la main, ce que classe politique et gent médiatique n’hésitèrent pas à faire.  La conclusion de toute cette histoire reviendra aux historiens.