Wednesday, November 6, 2024

Qui contrôle?

 



Question qu’il convient de se poser suite à la publication nouveau guide sur l’antisémitisme par le gouvernement canadien. Comment critiquer l’État d’Israël sans basculer dans l’anti sémitisme; exercice périlleux tant il est difficile de faire la distinction entre les Juifs et l’entité sioniste (i.e. l’État d’Israël). L’exercice risque de devenir encore plus périlleux avec la publication du nouveau guide sur l’antisémitisme par le gouvernement canadien.
« Le manuel d’une cinquantaine de pages s’appuie sur la définition pratique de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) - Une définition qui, selon plusieurs, confondrait l’antisémitisme et la critique de l’État d’Israël. Cette définition, qui regroupe plusieurs exemples de forme d’antisémitisme, inclut notamment le principe controversé du «traitement inégalitaire de l’État d’Israël».Selon ce principe, les critiques formulées à l’encontre d’Israël «qui différent de celles faites à l’encontre de tout autre pays […] pourraient être antisémites parce qu’elles sont discriminatoires».pour éviter de tomber dans l’anti sémitisme , il faut plutôt «critiquer Israël comme on critiquerait tout autre État» «Cela établit une limite selon laquelle certaines critiques envers Israël sont acceptables, mais introduit ensuite une zone floue, ou ces critiques pourraient être perçues comme injustes et discriminatoires», déplore Michael Buecert, le vice-président de Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) en entrevue avec Le Devoir. Le guide précise que le traitement inégalitaire vis-à-vis d’Israël se traduit souvent par des «critiques disproportionnées, parfois obsessives, à l’endroit d’Israël par rapport d’autres pays». «Israël est le seul pays qui maintient une occupation illégale depuis 56 et le seul pays qui se livre actuellement à des actions génocidaires au Moyen Orient. (nous ne l’aurions pas dit autrement) Comment peut-on le critiquer de la même manière que l’on critique d’autres pays?» demande-t-il.
 

 
S’opposer à l’idéologie du sionisme, la croyance selon laquelle le peuple juif a droit à l’autodétermination en terre d’Israël, est aussi un acte antisémite, selon le guide. L’envoyée spéciale canadienne pour la préservation de l’Holocauste et la lutte contre l’antisémitisme, Deborah Lyons, rejette le fait que le nouveau guide soit une atteinte à la liberté d’expression. En entrevue avec Le Devoir , elle indique que le document constitue simplement une ressource «pédagogique» pour les Canadiens. « Je pense que ce sentiment extrême selon lequel cela va limiter la liberté d’expression est une réaction qui n’est vraiment pas basée sur une compréhension globale de la définition», estime -t-elle. Selon le gouvernement, le nouveau guide aura pour objectif de fournir des «recommandations pratiques»aux acteurs de divers domaines, tels les établissements scolaires, les milieux de travail et le système judiciaire. […]Il y a tout lieu de croire que dans le système judiciaire particulier, le guide sur l’antisémitisme ne perde rapidement son caractère de «ressource pédagogique» pour ce transformer en référence contraignante pour les magistrats siégeant dans les cours canadiennes afin d’éradiquer l’antisémitisme du Canada et de dompter définitivement les «mauvais sujets» remettant en cause les vertus de l’entité sioniste et de la «communauté élue». En plus de demander le retrait du document , le CJPMO réclame également le départ de Deborah Lyons à titre d’envoyée spéciale du Canada pour la préservation de la mémoire de l’Holocauste étal lutte contre l’antisémitisme. Cette dernière a été nommée par le premier ministre Justin Trudeau à l’automne 2023 pour un mandat de deux ans. En juin, le CJMPO publiait un rapport dans lequel il accusait Mme Lyons de diffuser «des affirmations fausses et malveillantes sur les militants propalestiniens»[…]Appelée à réagir , Deborah Lyons répond que «n’importe qui dans ce rôle ferait l’objet de critiques» et que son devoir est de défendre less intérêts de la communauté juive.»(Un nouveau guide canadien sur l’antisémitisme sème la controverse, Le Devoir, 4 novembre). La compréhension de son rôle par Mme Lyons a été résumée , il y a plus de deux siècles par Voltaire; ce dernier écrivait en effet: «Vous voulez savoir qui vous contrôle, regardez qui vous n’êtes pas autorisé à critiquer.» Nous savons maintenant qui nous ne pouvons critiquer , cela signifie-t-il que nous savons qui nous contrôle? Posez la question, c’est y répondre. Cependant, en posant la question est-ce que nous n’entrons nous pas justement dans le champ magnétique du guide sur l’antisémitisme?

Sunday, November 3, 2024

Comprenne qui pourra

 



C’est là, l’attitude qui s’impose devant la position du gouvernement Legault, dans les dossiers de l’immigration et de la francisation des immigrants qui s’installent au Québec.Comprenne qui pourra les tergiversations et les un pas en avant, deux pas en arrière que nous sert François Legault dans le dossier de l’immigration. Ce François Legault pourrait sienne l’expression d’Edgar Faure)ministre dans les gouvernements De Gaulle et Pompidou, puis président de l’Assemblée nationale française. Pour Edgar Faure: «Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent.» 
Nous devons à François Legault l’introduction dans le vocabulaire politique québécois, du terme «louisianisation». Terme sensé résumer le sort qui attendait le Québec, si nous demeurions les bras croisés devant l’invasion migratoire suscitée par les politiques migratoires du gouvernement de Justin Trudeau. Nous avons assisté à une guerre de chiffres, ses chiffres changeant tous les jours, preuve que nous étions en face d’une guerre de chiffres essentiellement politique, guerre ou une chatte aurait perdu ses chatons. 
Dernière nouvelle du front: le ministre de l’immigration, Jean-François Roberge, a déposé ce matin son plan annuel d’immigration. Les XXX accueillera en 2025 entre 64 000 et 67 000 nouveaux arrivants permanents, soit environ10 000 de plus que cette année. Pourtant, le premier ministre François Legault avait signalé en 2022 qu’il souhaitait freiner l’immigration permanente , allant jusqu’à dire qu’il serait «suicidaire» pour le Québec français d’accueillir plus de 50 000 nouveaux arrivants par an.(Explosion de l’immigration permanente : un seuil de 67 000 prévu l’an prochain, Journal de Montréal, 31 octobre).




Alors que Jean-François Roberge nous annonce que nous serons en 2025, en zone «suicidaire»en matière d’immigration permanente, ce qui n’inclut pas les irréguliers débarquant à l’aéroport Trudeau et les étudiants s’inscrivant à l’Université Concordia. 
La nouvelle tombe alors même que les nouvelles affluent sur les difficultés vécues par les centres de francisation.(qu’il suffise de mentionner:«C’est dramatique»: les fermetures de classes de francisation se succèdent, Radio-Canada, 24 octobre, Moins de classe de francisation malgré une forte demande, La Presse, 10 août, Des fermetures de classes par dizaines au Québec, La Presse, 23 octobre, Roberge blâme le réseau scolaire pour les classes francisation fermées, Le Devoir, 23 octobre). Ce dernier texte est particulièrement intéressant, Jean-François Roberge y joue les Ponce Pilate et se défausse de ses responsabilités en affirmant que la responsabilité de ces fermetures de classes de francisation est celle des Centres de services scolaires, Roberge déclare à ce sujet: «C’est comme s’ils avaient choisi de dépenser 100% de leurs budgets dans la première moitié de l’année . Puis là, il nous disent qu’ils n’ont plus les sommes nécessaires pour poursuivre», a-t-il tonné derrière son bureau de l’hôtel du Parlement . »Ben oui! C’est sûr que s’ils dépensent toutes leurs sommes dans les premiers mois, ils n’auront plus d’argent pour les derniers mois» a-t-il raillé.»(Roberge blâme le réseau scolaire pour les classes francisation fermées, Le Devoir, 23 octobre). François Legault devrait peut-être avoir une conversation entre «quat’yeux»avec Jean-François Roberge et lui rappeler qu’il n’est pas que ministre de l’immigration, mais aussi de la Francisation et de l’Intégration. Je ne suis pas naïf au point de croire que quelques heures en classe de francisation suffise à faire de ces nouveaux arrivants des « bons Québécois; ces quelques heures de francisation ne peuvent que permettre l’acquisition du plus petit commun dénominateur de l’identité québécoise, la langue française.
Plus petit commun dénominateur essentiel, mais qui n’est que la porte d’accès à l’identité québécoise.

Wednesday, October 30, 2024

Tabula rasa


 La Weltanschauung progressiste pour être complète, et produire ses fruits, doit gommer l’histoire et faire oublier le passé afin de lui substituer sa vision et son interprétation du passé. Coupés de leurs racines, les hommes, les nations et les peuples peuvent devenir ces matériaux, malléables que les progressistes apprécient tant. 

Voie royale pour parvenir à ce résultat, réécrire l’histoire et déraciner, peuples et nations. Les progressistes peuvent reprendre sans mal, cette chanson, citée par Maurras; Du passé faisons table rase, dit la chanson. Je hais ce programme de l’amnésie, la dernière partie de la citation est, vous l’aurez compris est la réponse bien sentie de Maurras à cette « table rase» souhaitée par les progressistes.


Le Québec vit à l’heure de cette «table rase» depuis la Révolution tranquille, de commission Parent en Guy Rocher et en Janette Bertrand, ils sont nombreux à faire «table rase» du Québec d’avant 1960. Dans ce contexte, il est évident que les gardiens de la mémoire sont des cibles toute désignées, plus éminente de ces cibles toutes désignées, la figure de proue des gardiens de la mémoire, le chanoine Lionel Groulx. Il s’agit de faire disparaître le nom même de Lionel Groulx de l’espace public. Quelques intellectuels progressistes, historiens de surcroit (Mathieu Arsenault

Michèle Dagenais, Helen Dewar, Ollivier Hubert, Catherine Larochelle, David Meren et Thomas Wien). «Le Prix Lionel-Groulx, prestigieuse reconnaissance historique est rebaptisée Grand Prix de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, plusieurs controverses entourant le personnage du chanoine.»(Le Prix Lionel-Groulx change de nom, La Presse, 26 octobre) « En 2022, l’historienne et lauréate du Prix Lionel-Groulx  Catherine Larochelle avait appelé à caque la distinction change de nom, dans son discours de récompense qu’elle avait publié sur le réseau X. «Cet historien n’aurait pas été ravi que je sois ici devant vous ce soir, récompensée pour mon travail intellectuel et professionnel, plutôt qu’à la maison avec mes enfants», avait-elle affirmé, invitant à ce que l’IHAF «laisse le chanoine en paix.

Que reproche en substance cette petite coterie d’«historiens » au chanoine Groulx: « les controverses entourant la figure de Groulx et son entourage ont agité régulièrement la communauté historienne et ses principales institutions», détaille l’IHAF dans une analyse rendue publique vendredi.

Le document fait étatise diverses controverses entourant le personnage de Lionel-Groulx, auquel on a reproché notamment son racisme, son sexisme, son antisémitisme. «Le choix du nom du prix et son maintien témoigne d’une acceptation, tantôt explicite, tantôt tacite, de cet héritage par la communauté historienne », peut-on lire.

L’Université de Montréal a composé avec une remise en question similaire en juin 2020, quand six professeurs ont écrit à leur recteur, Daniel Jutras, pour exiger qu’on change le nom du pavillon Lionel-Groulx.Au terme de consultations, l’établissement choisi de garder le nom du chanoine. Il a cependant choisi d’afficher une oeuvre d’art contemporain visant contextualiser son héritage à côté du pavillon. » (Le prix Lionel-Groulx change de nom, La Presse, 26 octobre), il est désolant de voir des historiens incapables de faire la part des choses entre Lionel Groulx l’historien et l’homme représentatif des idées et des valeurs de son état et de son temps. 

Chez nos voisins américains, ce sont des statues de généraux confédérés que l’on déboulonne, au Québec, on change le nom de prix prestigieux; dans un cas comme dans l’autre, c’est le même esprit woke qui est à l’œuvre.

Sunday, October 27, 2024

Le mouton noir

 

Le débat sur a laïcité va décidément dans toutes les directions et le résultat n’est pas nécessairement heureux. . Probablement soucieux de ne pas paraître en reste sur la Coalition avenir Québec (CAQ)sur la question de la laïcité, une CAQ qui s’est finalement résolue à nommer «L’éléphant dans la pièce» en dénonçant l’«entrisme musulman»Le Parti Québécois (PQ), lui, s’en prend aux écoles privées religieuses. «le Parti québécois souhaite connaître les conclusions «d’enquêtes»que le gouvernement Legault avait mener sur les écoles privées religieuses, notamment à l’école Sainte-Famille de Lévis. C’est dans la foulée du débat sur la laïcité dans les écoles de la province que le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a lancé cette demande jeudi matin.En plus de demander la fin des subventions publiques aux écoles religieuses, l’élu péquiste montre du doigt les écoles religieuses privées qui e reçoivent aucune subvention de la part de Québec. « Y’a d’autres écoles qui ne sont pas financées et qui font l’objet d’enquêtes», affirme Bérubé. «Il a particulièrement dénoncé l’école Sainte-Fmille de lévis, un établissement religieux qui selon lui, «va très très loin».L’école appartient la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, une communauté religieuse traditionaliste controversée, considérée comme très conservatrice aux yeux de l’Église catholique comme très conservatrice. Basée en Europe , l’organisation a fait l’objet de plusieurs poursuites et enquêtes journalistiques au cours des dernières années. « Elle devrait faire l’objet d’une vérification[…]et j’aimerais beaucoup avoir le résultat de la vérification» ajoute -Pascal Bérubé. « De ce que j’ai entendu avec des experts, ça va au-delà de tout ce que je pouvais imaginer.»L’élu de l’Est de la province se basait notamment sur les recherches de Martin Geoffroy. fondateur du Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux et la radicalisation (CEFIR). Sur son site Internet, la branche canadienne de la Fraternité Sainte (sic)-Pie-X affirme vouloir « fournir aux enfants un environnement sur et sain dans lequel ils peuvent apprendrait grandir pour devenir les futurs leaders catholiques.»À l’école sainte-Famille. le prieur de l’endroit, l’abbé Dominique Boulet, affirme que l’institution n’est pas visée par une enquête du ministère de l’Éducation.(Le PQ veut des réponses sur les écoles privées religieuses, Radio-Canada, 24 octobre). 
 
 

En 2022, le portrait des écoles privées religieuses au Québec était le suivant ,il y avait auQuébec 27 écoles privées religieuses catholiques, 14 écoles
privées religieuses juives, 4 musulmanes, 2 protestantes(évangéliques), 2 arméniennes et 1 grecque orthodoxe (Des écoles religieuses dans un québec laïque, Radio-Canada, 12 avril 2022), Ces chiffres datent un peu, mai il n’y pas lieu de croire qu’il soient aujourd’hui substantiellement différents , ces chiffres doivent d’ailleurs être pris avec un grain de sel. Certaines écoles ne le sont que de nom, c’est ce que souligne l’article mentionné plus haut: « Les institutions fondées par des communautés religieuses  catholiques, par exemple, sont presque toutes devenues des OSBL gérés par un conseil d’administration laïque. On y enseigne les programmes du ministère de l’Éducation.»(Des écoles religieuses dans un Québec laïque, op cité),  d’une institution prestigieuse comme le collège Brébeuf à Montréal. 
Pour ce qui est des écoles privées religieuses juives Je suis intimement persuadé que ces écoles religieuses juives enseignent scrupuleusement le cursus obligatoire proposé par le ministère de l’Éducation du Québec. Notamment au chapitre de l’égalité homme-femme. L’article mentionné plus note: d’autres pratiquent leur religion avec davantage de ferveur. L’école ultra-orthodoxe juive Yeshiva Gedola-Merkaz Hatorah à Montréal, obtient régulièrement des avis défavorables de la Commission consultative de l’enseignement privé pour non-respect du régime pédagogique Son rapport 2014-2015 fait état, un «manquement récurrent»quand à l’application du programme et celui de 2018-2019 juge que le cours ECR n’est pas offert dans son intégralité. […]Qu’en sera-t-il du cours CCQ?
Dans la foulée de l’«affaire de l’école Bedford», il n’est pas sans intérêt noter que «les Écoles musulmanes de Montréal, offre des cours d’étude du Coran et d’éducation islamique à ses élèves. Le voile ‘y est pas obligatoire.(Des écoles religieuses dans un Québec laïque, op cité). Force est de constater, qu’il faut du courage pour monter à l’assaut des écoles privées religieuses juives ou musulmanes, un courage qui malheureusement semble manquer à Pascal Bérubé!




On le voit, Pascal Bérubé et le PQ ont mieux à faire que de s’en prendre à l’École Saint-Famille. Et transformer la modeste institution catholique en mouton noir.

Friday, October 25, 2024

Le GBS de PSPP

 



Depuis son accession à la tête du Parti québécois (PQ) Paul Saint-Pierre Plamondon (PSPP) montre qu’il a la carrure d’un homme d’État; plus que les François Legault et Marc Tanguay qui s’agitent sur la scène politique québécoise. De l’histoire du serment au roi à sa plus récente déclaration sur l’«affaire de l’école Bedford» PSPP montre aux nationalistes québécois qu’il est digne de leur confiance.
 

 
 
Que dit en substance PSPP sur la désolante «affaire de l’école Bedford. Pour PSPP: «L’homogéneité dans les écoles de Montréal, qu’est-ce que ça fait , c’est qu’il n’y a pas d’intégration possible . On ne peut pas s’intégrer à la société québécoise s’il n’y a pas de traces de la société québécoise en termes de langue ou de mentalité ou de principes», a lancé lundi le chef du Parti québécois en conférence de presse à l’Assemblée nationale.(Dérive à l’école Bedford: manque de mixité dans certaines écoles de Montréal, selon PSPP, Journal de Montréal, 21 octobre).
« Il en prend pour preuve les dérives de l’école Bedford, ou a régné pendant des années un climat de terreur imposé par un clan de professeurs d’origine maghrébine.[…] Dans cette établissement de Côte-desNeiges, une majorité d’élèves sont issus de l’immigration.» «Le danger, et ce n’est pas propre au Québec, c’est le cas partout en Occident, est que si dans des écoles, il y a un pays dans le monde ou une croyance religieuse qui est représentée à presque 100%, je ne veux pas exagérer , mais qui est vraiment majoritaire, c’est prévisible qu’il n’y aura pas d’intégration à la société d’accueil a renchéri le chef péquiste. Paul St-Pierre Plamondon soutient qu’il y a de nombreuses écoles de la métropole ou 75% et plus des élèves «ne sont pas nés au Québec. On devrait étudier comment on en arrive à une mixité, de sorte qu’il n’ait pas de microcosmes qui se forment. En fait, ce qu’on veut d’éviter des situations d’homogénéité ou même la loi n’a plus d’importance. C’est ça un peu le cas de l’école Bedford. La loi ne se rend plus» insiste-t-il. PSPP introduit intelligemment et sans avoir l’air d’y toucher, dans le débat les notions «d’accueillant» (Les Québécois de souche et les Québécois nés au Québec) et les «accueillis»(les enfants issus de l’immigration). Les premiers doivent être assez nombreux dans les classes pour pouvoir croire qu’il y ait un espoir que les seconds s’intègrent à la majorité francophone québécoise. Pour ce faire, la la proportion «d’accueillants» doit être supérieure à celle des «accueillis». Il doit être possible de trouver auprès des linguistes et anthropologues les proportions idéales d’«accueillants» et d’«accueillis» qui permettent d’optimiser l’intégration des seconds à la population d’accueil. Le PQ réclame donc que le gouvernement évalue ce qui se fait dans le monde à l’heure actuelle pour une meilleur mixité dans les écoles. Lui-même n’a pas de solution miracle à proposer. 
Le leader souverainiste croit fermement que le cas de l’école Bedford est de «l’entrisme islamiste» (enfin un homme politique québécois qui a le courage d’appeler les choses par leur nom, NDA), c’est à dire une poignée de personnes ayant pris les commandes d’une institution en faisant régner un climat de terreur pour imposer leur religion ou leur idéologie.» (Dérive à l’école Bedford: manque de mixité dans certaines écoles de Montréal, op cité). 




Deux solutions me viennent à l’esprit afin d’en arriver à une cette mixité souhaitable entre «accueillants» et «accueillis»; des solutions qui nous obligent d’abord à tenir compte du fait que l‘école publique québécoise est une école de quartier. Première solution, «diluer» les groupes trop homogènes dans leur diversité et ou manquerait les élèves «nés au Québec» (pour ce que cela veut dire), ce que nous pouvons et devons souhaiter ce sont non pas des élèves «nés au Québec», mais des élèves Québécois de souche. Pour diluer , ces groupes caractérisés par trop de «diversité», je propose d’avoir pour protéger les élèves «nés au Québec», le recours au busing, les «accueillis» trop nombreux dans une école seraient ainsi transportés dans d’autres quartiers de Montréal, afin d’éviter la mixité à sens unique dénoncée par PSPP. Les Montréalais (Québécois de souche ou nés ici), s’habitueraient rapidement au va-et-vient de quelques dizaines d’autobus jaunes dans les rues de Montréal. Corrolaire de cette proposition, le CSSDM serait appelé à constituer des écoles «diversifiées» d’ou seraient absents des élèves «nés au Québec. Les élèves «diversifiés» demeureraient entre eux quitte à assujettir ces classes d’«accueillis» à des programmes intensifs d’enseignement du français et de la culture québécoise. Les ministères de l’Éducation et de l’Immigration pourraient utilement ressortir de leurs archives les programmes en vigueur dans les COFI des années 1970-80. Des COFIS qui, à moins que je trompe recevaient d’abord et avant tout des «accueillis» en voie de francisation. Ce n’est pas nous qui le disons, dans un communiqué datant de 2018: «leMouvement Québec Français souhaiterait revoir s’établir partout sur le territoire du Québec des Centres d’orientation et de formation pour les immigrants (COFI) qui ont joué un rôle déterminant de 1967 jusqu’à la fin des années 90 dans la francisation des nouveaux arrivants . Comme à cette époque les COFI offriraient des cours de français et autres services reliés à l’intégration qui permettraient d’obtenir des résultats probants.»Ces nouveaux COFI ne seraient pas des «Club Med», il y règnerait une discipline de fer, c’est à ce prix que les «accueillis» y gagnerait le droit de demeurer au Québec. 

En contrepartie, les écoles recevant ces clientèles d’«accueillants» recevraient une attention toute particulière du ministère de l’Éducation, l’enseignement du français dispensé y serait très exigeant. Un enseignement exigeant rendu possible dans des classes vidées de leurs «accueillis» par le busing plus haut suggéré. Au lieu du Grand Remplacement, organisons le Grand déplacement. Pourquoi déplacer les «accueuillis» et non les «accueillants»? Pour laisser aux «accueillants nés au Québec» le privilège de demeurer dans leur quartier, et leur leur milieu de vie. Cette façon de faire permettrait peut-être d’éviter l’apparition de quartiers comme Notre-Dame-des Neiges, Rivières des Prairies et Saint-Michel.

Thursday, October 17, 2024

La laïcité et son ministre

 



L’affaire de l’école Bedford continue de susciter des réactions. Il convient de noter parmi ces réactions celle de Jean-François Roberge, ministre responsable de la Laïcité. Réaction intéressante autant par ce qu’elle dit que par ce qu’elle ne dit pas.

Avant d’être dans l’analyse, comme nous serions en droit de nous attendre de la part du ministre de la Laïcité, il nous faut passer par le «ressenti» du ministre: «Du dégoût, c’est ça qui m’est arrivé en premier, affirme M.Roberge. Je pense aux élèves et au personnel qui ont été victimes de ces dérapages-là qui sont en partie causés par le fait que les valeurs de la laïcité n’ont pas été respectées dans ce cadre-là. Le ministre ne veut pas généraliser la situation et fait remarquer que bien que la majorité des enseignants qui font l’objet d’une enquête soient d’origine maghrébine. Plusieurs autres membres du personnel qui s’opposaient à ces comportements problématiques le sont également. M. Roberge estime cependant que la religion s’est émmiscée [sic]à l’école Bedford.[…]»(Le ministre est-il trop dégoûté pour mettre un nom sur la religion qui «s’est émmiscée à l’école Bedford», cette religion, c’est l’Islam, (voir ce blogue, L’éléphant dans la pièce, 14 octobre). Voilà un bien craintif ministre de la Laïcité, NDA). 
 

 
 
Il affirme que les Québécois ne veulent pas revenir en arrière.» Les Québécois ont entrepris une longue marche vers la laïcité dans les années 60, 70 et même dans les années 80. Il y avait des curés dans nos écoles et des agents de pastorale. On a sorti tout ça de nos écoles. Ce n’est pas après pour faire rentrer de l’obscurantisme religieux. On n’en veut pas.» (Des valeurs religieuses «rentrées de force»à l’école Bedford, dit le ministre Roberge, Journal de Montréal, 16 octobre). Le ministre la Laïcité tourne autour du pot pour ne pas avoir à dire que le «clan majoritaire» à l’école Bedford était un clan musulman.Trop pusillanime pour nommer les imams, je ne parle même pas ici pour les dénoncer, Jean-François Roberge se découvre des cojones et des grosses pour s’en prendre aux bien timides curés québécois. Il est vrai que le clergé catholique québécois peut être qualifié de discret, absent, démissionnaire, en voie d’extinction. L’Islam pour sa part peut être qualifié selon les circonstances de modéré, militant, extrémiste , terroriste, mais surtout et toujours CONQUÉRANT. 

Déclaration qui a le mérite de la clarté, à défaut de celui de l’intelligence politique. Pour Jean-François Roberge, la laïcité est d’abord et avant tout est une idée anti catholique; sans probablement s’en rendre compte Jean-François Roberge ramène la laïcité à son essence même, depuis la Révolution française la laïcité est une machine de guerre contre le catholicisme. Les laïcistes marchent depuis la Révolution de 1789 dans les pas de Voltaire, leur seule préoccupation est de«d’écraser l’Infâme» et de brocarder les corbeaux (les curés du temps que ces derniers portaient encore soutanes). À quand les premières manifestations de laïcité en Arabie Saoudite et en Iran?