Showing posts with label tuerie. Show all posts
Showing posts with label tuerie. Show all posts

Saturday, November 2, 2019

Il y a culture et culture



La Métropole a été le théâtre, au cours des derniers jours, de fusillades qui font craindre que Montréal ne se trouve un jour dans la situation que connaît Toronto depuis quelques temps déjà. «Sans dire que c'est ce qui va inévitablement se produire, Marc Ouimet, professeur titulaire à l'École de criminologie l'Université de Montréal, craint que que les problèmes d'armes à feu qui sévissent depuis des années à Toronto ne finissent par gagner la métropole québécoise» (Grand Montréal : un expert craint une montée de la culture des armes à feu, La Presse, 1er novembre). « On n'avait pas ça auparavant à Montréal, mais je crois qu'il y a une culture des armes à feu dérivée des modèles américain, antillais et latino, ou l'on brandit une arme pour montrer sa puissance, et que cette culture là qu'il y a à Toronto, est en train d'arriver ici. (pour reprendre les termes du professeur; « on n'avait pas ça à Montréal », « nous n'avions pas non plus de « modèles américain, antillais et latino », et nous ne portions pas plus mal sans la présence de ces « chances pour le Québec »dans nos rues). C'est, mon constat» affirme Marc Ouimet.» Probablement étonné par sa propre audace, Le professeur poursuit son analyse des récentes fusillades dans les rues de Montréal en évoquant quelques incidents liés au crime organisé, affaires sans importance pour notre propos, Mafieux et motards tirent rarement au hasard dans les rues, pour eux une arme à feu n'est pas un symbole de puissance, mais un outil de travail. Cette mention du crime organisé est une belle tentative pour noyer le poisson, Marc Ouimet s'efforce de faire oublier le constat très « politiquement incorrect » qu'il vient de poser. 
 
 
 
 
Dans la réalité, les risques d'implantation de cette culture à Montréal sont minimes, n'avons-nous pas un registre des armes à feu et Heidi Rathjen et Poly se souvient veillent sur nous, Mlle Rathjen et Poly se souvient contiennent déjà efficacement les chasseurs et tireurs sportifs. Montréal peut dormir tranquille.

Tuesday, February 12, 2019

Justice et vengeance

Le verdict est enfin connu dans l'affaire de la fusillade de la grande mosquée de Québec. Alexandre Bissonnette passera les quarante prochaines années à l'ombre avant d'être éligible à une libération conditionnelle. Ce qui est intéressant dans ce verdict, se sont les réactions de la communauté musulmane de Québec («Sentence d'Alexandre Bissonnette: Consternation dans la communauté musulmane », Journal de Montréal, 8 février). À la lecture de l'article , il y a lieu de se demander quelle peine souhaitait ou espérait ladite communauté. Le journaliste de La Presse, Yves Boisvert a probablement parfaitement résumé les souhaits de la communauté musulmane de Québec en titrant son article sur le verdict:»Entre la sévérité et la vengeance» (»Entre la sévérité et la vengeance, La Presse, 9 février), avec un parti-pris, pour la vengeance, Aymen Derbali qui depuis l'attentat doit demeurer en fauteuil roulant déclarait: «J'ai été très déçu et surpris, à un tel point (que j'ai failli) m'évanouir , a-t-il indiqué. J'aurais aimé que la justice soit rendue à toutes les victimes et que la sentence soit à la hauteur du crime perpétré. » Sans préciser ce qui lui apparaissait une « sentence à la hauteur du crime perpétré». Le juge Huot a tout de même infligé une peine sévère à Alexandre Bissonnette, une peine supérieure aux 25 ans prescrit par le Code criminel.


Source: La Presse

 Ce que le juge Huot a refusé, l'application de peines consécutives de 25 ans, jusqu'au 150 ans demandé par le ministère public. Ahmed Cheddadi ,un des rescapés de la tuerie déclarait lui que: » Je respecte la décision du juge,. (Mais dans 40 ans ) les orphelins pourraient rencontrer le tueur de leur père dans un supermarché. C'est ce qui me touche . C'est très dur. » Dans 40 ans, Alexandre Bissonnette aura 69 ans, s'il est toujours vivant , il ne sortira pas de prison, il sera simplement éligible à une libération conditionnelle, ce qui est très différent. À la lecture des déclarations des survivants de la fusillade de la grande mosquée, et de leurs proches, le sentiment que l'on acquiert est que ces derniers ne cherchaient pas la justice, mais la vengeance. Cette incompréhension du fonctionnement du système de justice canadien est un motif supplémentaire de souhaiter l'instauration du test des valeurs proposé par la Coalition Avenir Québec. Il est facile d'en arriver à la conclusion que les membres de cette « paisible » communauté si bien intégrée ne se serait contentée que d'une exécution au couteau, style État islamique. Une exécution combinant, sévérité et vengeance.