Il n’y a guère d’épithètes qui n’ont pas été accolées à Donald Trump. Imprévisible, revanchard, Erratique, mégalomane, irascible, la liste n’est pas exhaustive. Dernière de ces épithète: Donald Trump, le pacificateur. L’homme qui prétend avoir mis un terme à six guerres en six moisdepuis son retour au pouvoir (Thaïlande vs Cambodge, Inde vs Pakistan, République démocratique du Congo vs Rwanda,Iran vs Israël, Égypte vs Éthiopie, Arménie vs Azerbaïdjan) est un peu expéditif: il semble ne pas faire la différence entre guerre; conflits larvés et tensions.Expéditif aussi car les «paix à la Trump relèvent d’une diplomatie très particulière, une diplomatie de la «carotte et du bâton»: en clair «Si vous ne faites pas la paix, vous aurez droit à mes tarifs douaniers».
Il s’attaque (sans jeu de mots) maintenant à la guerre de notre génération: la guerre Russie vs Ukraine. Prétendant se soucier des pertes de vie des côtés ukrainien et russe, il entend arracher un accord de paix à Vladimir Poutine.
Le président Trump se moque comme de sa première guigne de la vie des soldats ukrainiens et russes , l’intervention de Donald Trump dans le conflit n’a qu’un objectif: celui de lui permettre de prétendre à un prix Nobel de la paix. Ce prix, il le convoite depuis longtemps: depuis en fait que Barack Obama l’a reçu en 2009, le seul vrai moteur, de Donald Trump, c’est cet envie à l’égard de Barack Obama. Si l’habitant de Mar a Largo était réellement soucieux du peuple ukrainien et de ses malheurs: les mots qu’il aurait dû prononcer auraient dû être: Intégrité du territoire ukrainien, souveraineté ukrainienne. En-deça de ces conditions, toute paix serait conclu en faveur des Russie et deviendrait de facto, une prime à l’agresseur russe et son «opération militaire spéciale». L’occupant de la Maison blanche sait que ses milliards ne pourront jamais lui acheter le Nobel.
«Je n’obtiendrai jamais le prix Nobel de la paix, peu importe ce que je fais», a écrit Donal Trump sur son réseau social en juin, après s’être félicité des accords de paix conclus pendant ses deux premiers mandats. Ses partisans et allés mènent une campagne pour promouvoir sa candidature. Un accord de cessez-le-feu en Ukraine cimenterait son aura de pacificateur aux yeux de sa base. « Je pense qu’il aimerait réellement obtenir un prix Nobel de la paix pour la fondu conflit en Ukraine », dit Sarah Ann Oates, professeure à l’Université du Maryland. […]Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a annoncé en juillet avoir proposé Trump pour cette reconnaissance mondiale(Le comité Nobel norvégien devrait automatiquement balayé du revers de la main toute candidature soutenue par le «bourreau de Gaza» NDA). Tout comme le ministre cambodgien Hun Manet le 7 août , à la suite d’un cessez-le-feu avec la Thaïlande. Après leur passage à la Maison-blanche pour sceller un accord de paix, les dirigeants de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie ont aussi signifié leur appui sa candidature. « Il est plus que temps que le président Trump soit récompensé du prix Nobel de la paix », a dit sa porte-parole Karoline Leavitt. Ce battage sert deux buts estime Ronal Krebs, professeur de sciences politiques à l’Université du Minnesota . D’abord, «flatter l’égo du narcissique en chef», dit-il , pour maintenir de bonnes relations avec le président. Mais aussi galvaniser les troupes contre les élites bien-pensantes de gauche. Qui, selon toute vraisemblance, continueront de lui refuser cet honneur.[…](Donald Trump en campagne pour le Nobel de la paix, La Presse, 14 août)
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