Friday, December 26, 2025

Annus Horribilis

Feue, Sa Majesté ElizabethII, ne me tiendra pas rigueur de lui emprunter cette expression, en effet,il n’est pas exagéré de décrire l’année qui prendra bientôt fin comme une Annus horribilis pour le Parti libéral du Québec (PLQ) . Cette pensée s’est probablement imposée à l’esprit de Karl Blackburn, assez pour le convaincre de ne pas poser sa candidature à la succession de Pablo Rodriguez. Ancien président du PLQ et ex-député de Roberval.

 


 

 

Blackburn connaît probablement suffisamment le PLQ pour comprendre que les problèmes du PLQ ne cesseront pas avec la Saint-Sylvestre 2025 et que ces problèmes ne manqueront pas d’accompagner le PLQ bien avant en 2026. Le PLQ demeurera embourbé dans la querelle Hinse-Rizky pour de longs mois avant que les tribunaux ne «passent» à travers la querelle juridique entre l’ex-chef de cabinet de Pablo Rodriguez et la députée de Saint-Laurent.L’Annus horriblis du PLQ durera vraisemblablement plus qu’un an, pendant cette «longue année horrible», le PLQ devra naviguer entre les récifs des conclusions de l’enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), de celle du Commissaire à l’Éthique et à la déontologie de l’Assemblée nationale, comme si cela ne suffisait pas, le PLQ devra aussi attendre les conclusions de l’enquête du juge Jacques R. Fournier mandaté par le PLQ pour se pencher sur le financement de la campagne à la direction de Pablo Rodriguez. Avec ses enquêtes en cours, l’année 2026 sera un véritable parcours à obstacles pour le PLQ. Nous ne pouvons que souhaiter beaucoup de plaisir aux libéraux: ne sont-ils les artisans de leur propres malheurs? Souhaitons que ces «distractions» plombent la campagne électorale 2026 du PLQ et conduisent à sa disparition hors des circonscriptions anglophones du West Island et de l’Outaouais québécois. Qui parmi les éventuels candidats à la direction du PLQ voudra affronter une telle perspective et connaître des résultats électoraux catastrophiques comparables à ceux de Dominique Anglade en 2022. Pour un, Karl Blackburn, a compris et passera un tour. Charles Milliard suivra-t-il son exemple?



Sunday, December 21, 2025

Une bonne crise

 



Benyamin Nétanyahou a une façon bien à lui d’analyser l’actualité internationale. La tuerie ayant eu lieu  à Sidney en Australie nous en donne une nouvelle preuve.

« Le premier ministre  israélien, Benyamin Nétanyahou a accusé le gouvernement australien d’avoir jeté de l’huile sur le feu de l’antisémitisme «avant la fusillade de dimanche à Sidney.[…] «Il y a trois mois, j’ai écrit au premier ministre australien pour lui dire que sa politique jetait de l’huile sur le feu de l’antisémitisme», a déclaré M. Nétanyahou, en référence a une lettre envoyée à Anthony Albanese en août, après l’annonce par Canberra de sa décision de reconnaitre l’État palestinien. » (Journal de Montréal, 14 décembre) 

 


 

 

Ainsi, c’est la reconnaissance de l’État de la Palestine qui aurait «attisé» l’antisémitisme en Australie. Les exactions israéliennes dans la même Bande de Gaza et la brutalité manifestée par Tsahal dans sa volonté d’éradiquer le Hamas dans ladite Bande de Gza n’ayant évidemment  joué aucun rôle dans cette montée de l’antisémitisme dans le monde depuis 2023. Tout à sa volonté d’éradiquer le Hamas, les propos de Nétanyahou n’ont rien pour surprendre.En réalité, la moindre attaque pouvant donner l’impression d’avoir un caractère antisémite est d’abord et avant tout une occasion pour Bnyamin Nétanyaou, son gouvernement et les organisations juives nationales (LICRA (Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme et CRIF (Conseil représentatif des institutions juives enFrance) en France, AIPAC (American Israel Public Affairs Committee chez nos voisins du sud et le Board of Deputies of British Jews au Royaume -Uni) et internationales (Congrès juif mondial, longtemps présidé par le montréalais Edgar Bonfman) qui lui servent de relais de déchirer leur chemise avec impudence. Hier, c’est l’attaque menée par le Hamas du 7 octobre 2023. aujourd’hui, c’est l’attaque de la plage de Bondi qui donne l’occasion à Nétanyahou de déchirer sa chemise. 

Un BenyaminNétaniahou qui devait bien se rendre compte que le génocide en cours à Gaza érodait à chaque jour le «capital de sympathie » de l’État juif: l’attaque de la plage de Bondi survient à point nommé pour permettre la reconstitution de ce « capital de sympathie » Dans ce contexte, il ne faut pas s’étonner de l’appui que reçoit l’«analyse» de Nétanyahou parmi les porte paroles de la communauté juive canadienne: «La fusillade sur la plage australienne de Bondi. à Sidney, dimanche, n’était pas un acte isolé, martèlent des organisations juives du Canada Elle s’inscrit dans un «schéma mondial de violence antisémite» dénonce le B’nai Brith Canada, qui demande une action immédiate tous les niveaux de gouvernement.» «L’antisémitisme est en hausse partout dans le pays. Des Canadiens juifs ont harcelés, menacés et agressés dans des espaces publics en ce moment même. Les déclarations après les tragédies ne suffisent pas. La réponse doit être immédiate», a fait valoir cet organisme dans un message publié sur les réseaux sociaux dimanche. Parmi les mesures réclamées par B’nai Brith Canda, on note l’application des lois sur les crimes haineux de façon cohérente et publique, le démantèlement des «réseaux extrémistes»  ainsi quels protection des écoles et des espaces juifs. Même son de cloche du côté du Centre consultatif des relions juives e israéliennes (CIJA) qui, en réaction aux événements à Sidney, fustige ce u’il qualifie  de «conséquences mortelles des appels à la mondialisation de l’Intifada» et à la montée de l’extrémisme antisémite violent. Le Canada n’est pas à l’abri », affirme le CIJA par voie de communiqué. (Tuerie à Sidney:«N’attendez pas que ça se produise au Canada», dit la communauté juive, Radio-Canada, 16 décembre ) En clair, Plus de contrôle médiatique par les censeurs du Bnai Brith et du CIJA, plus de dispersion des forces de l’ordre devant des synagogues qui ne font l’objet d’aucune menace. Il est clair que les dirigeants du B’nai Brith et du CIJA s’inspirent de Winston Churchill et considèrent comme lui qu’il ne faut jamais gâcher une bonne crise.» 

Monday, December 15, 2025

Les repentis, toute honte bue!

 


Tout à sa volonté d’être présent lors de la prochaine élection générale et croyant peut-être combler le désaveu qu’il subit dans la population et ramasser quelques votes comme des miettes tombant d’un table.  Des miettes tombant de la table fédéraliste. Désaveu qui se manifeste depuis déjà des mois dans tous les sondages. François Legault semble vouloir jouer ses ultimes cartes, Même si ces cartes semblent n’être que des «deux de pique».Renoncant à toute prétention nationaliste, l’«autonomiste» François Legault en est actuellement à endosser la défroque de Capitaine Canada: «François Legault dit être déterminé à demeurer en poste comme chef de la CAQ, un parti qui se pose désormais en rempart contre un éventuel référendum sur la souveraineté .[…] Même François Legault qui avait pourtant fondé la CAQ pour mettre fin au sempiternel débat souverainiste-fédéraliste et cesser de parler d’un hypothétique référendum pour faire du Québec un pays, en fait son nouvel ennemi. «Il n’y en aura pas, on n’en veut pas de référendum!» at-il lancé, avant de s’engouffrer dans son bureau.» (Legault déterminé à rester: la CAQ, nouveau rempart contre un référendum, Journal de Québec, 10 décembre). François Legault n’est pas le seul caquiste, ex-péquiste, prêt à «virer sa casaque» . Bernard Drainville est un autre de ces indépendantistes «ralliés» à l’autonomisme  caquiste: «Il n’y aura pas de référendum, a lancé le ministre Drainville en entrevue avec Paul Larocque à l’émission Le Bilan. Il n’y aura pas de référendum parce que je pense qu’à la fin, les Québécois vont se dire: «On n’ira pas voter pour un parti qui nous propose référendum perdant.» («Il n’y aura pas de référendum»: Fini la souveraineté du Québec pour Bernard Drainville, Journal de Québec, 8 décembre) 

 

 


 

 

Si journalistes et chroniqueurs se sont intéressés aux transfuges à la lumière des affaires Chris D’Entremont, Matt Jeneroux et Michael Wa à Ottawa, et Vincent Marissal à Québec. À la lumière des propos de François Legault  et Bernard Drainville sur un éventuel référendum, ces journaliste et chroniqueurs devraient-ils s’intéresser à ce qu’il faut bien appeler les «repentis». Des «repentis» que le camp du Non n’hésitera pas mettre à contribution dans le cadre d’une campagne référendaire. Toute honte bue, jusqu’ou iront les Legault et Drainville dans leur lutte contre un référendum?Il y a fort à craindre qu’ils ne retrouvent dans la situation de Claude Ryan face à Pierre Elliot Trudeau lors du référendum de 1980 ou pire dans celle de Daniel Johnson fils devant Jean Chrétien lors du référendum de 1995.

Thursday, December 11, 2025

Le calendrier de l’Avent

 



Nous sommes tous familiers avec ces petits accessoires qui fleurissent dans les semaines précédant Noël et qui ont pour utilité première de faire patienter les enfants en attendant le Grand Soir. La «crise» qui secoue le Parti libéral du Québec (PLQ). a de plus en plus les allures d’un calendrier de l’Avent, chaque jour qui passe voit s’ouvrir une nouvelle porte et ce ne sont pas de petits chocolats que les Québécois découvrent. En lieu et place de petits chocolats, ils ont découvert le congédiement surprise de Geneviève Hinse par Marwah Rizqy puis la suspension de cette dernière du Caucus du PLQ, puis l’existence de Brownies, avant d’apprendre l’existence de prêtes-noms disposées à couvrir des opérations de financement de la campagne à la direction du PLQ de Pablo Rodriguez. Le tout débouchant sur une enquête de l’UPAC sur le PLQ. 

 
 
Et l’Avent n’est pas fini, que découvrirons encore sur le PLQ, d’ici Noël! Des surprises qui pourraient nous conduire jusqu’à Pâques et peut-être même jusqu’aux élections générales d’octobre 2026 si l’on tient compte des enquêtes en cours (Procès de Geneviève Hinse contre Marwah Rizky, enquête de la commissaire à l’Éthique, enquête de l’UPAC, enquête interne du PLQ confiée à l’ex-juge Grenier), tout cela étant sub judicie, il ne faut guère compter sur des conclusions de ces enquêtes avant plusieurs mois. Pour le plus grand malheur du PLQ et notre plus grand bonheur, la prochaine élection générale se déroulera probablement à l’ombre des révélations qui sortiront de ces enquêtes.

Leur bon ami, XIV

 



« Dans l’avion le ramenant à Rome après son voyage au Liban, Le pape Léon XIV a appelé ce mardi à «travailler ensembles»pour «rendre possible» «un dialogue et une amitié entre musulmans et chrétiens». «Le pape Léon XIV a appelé mardi 2 décembre Les catholiques inquiets pour la dimension chrétienne de l’Occident, à être «moins effrayés» par l’Islam,  pour le «vivre ensemble» et «L’amitié» entre chrétiens et musulmans en Europe. Le pape Américain a reconnu L’existence de «peurs » en Europe . Lors d’une conférence de presse à bord de l’avion le ramenant deBeyrouth à Rome. S’appuyant sur les témoignages étendus lors de sa visite au Liban -pays multiconfessionnel ou coexistent musulmans et chrétiens- le pape a invité à s’en inspirer «en Europe et en Amérique du Nord.»( «Il est possible de vivre ensemble, d’être amis »: le pape appelle les catholiques à être moins « effrayés»parl’Islam.

 


 

 

Contrairement à Léon XIV, je ne reviens pas du Liban, mais le portrait que nous offre en offre la lecture des quotidiens est surtout celui d’un foutoir. Certes le Liban fut un temps la Suisse du Moyen-Orient, Mais ce temps est bien révolu puis la guerre civile libanaise de 1975. 

Pour ma part, a contrario du Souverain pontife et ne tenant pas finir dhimmi, je  préfère conserver la prudence qui sied à l’égard de l’Islam. Je vais conserver cette prudence en attendant un bien improbable appel à l’«amitié et au dialogue entre musulmans et chrétiens» lancé par un imam.  Je ne retiens pas mon souffle dans l’attente de cet appel qui ne viendra pas.

Saturday, December 6, 2025

Les deux pions

 



Est-il possible de croire que Mark Carney a atteint son objectif en nommant Mark Miller au poste de ministre de l’identité, de la Culture canadienne et ministre responsable des Langues officielles. Un objectif s’inscrivant parfaitement dans ce que nous révélait aujourd’hui Radio-Canada: «La Dominance (sic) du Parti québécois (PQ) dans les sondages depuis près de deux ans et la promesse du chef, Paul St-Pierre Plamondon, de tenir un référendum dans un premier mandat ont des échos jusque dans la capitale fédérale. Selon nos informations, des membres du gouvernement Carney ont eu des discussions cet automne pour déterminer comment Ottawa devrait répondre au discours péquiste. Jusqu’à maintenant le bureau du premier ministre ceux de son lieutenant au Québec et ministre Dominic Leblanc se sont impliqués dans ces conversations, selon deux sources libérales au fait du dossier. L’idée, précise une source , n’est pas pour le gouvernement d’Ottawa de devenir le contrepoids du PQ: «C’est au Parti libéral du Québec de faire ça» Il s’agit plutôt de s’assurer que le message des élus du camp Carney soit cohérent. […] En même temps, Ottawa ne veut pas être pris au dépourvu, comme certains l’ont reproché au gouvernement de Jean Chrétien, en 1995.» (Ottawa amorce une réflexion sur la possibilité référendaire au Québec, Radio-Canada, 4 décembre) «L’idée précise une source, n’est pas pour le gouvernement d’Ottawa de devenir le contrepoids du PQ: «C’est au Parti libéral du Québec de faire ça», 

 


 

 

 

Déclaration intéressante dans la mesure ou elle pourrait éclairer sur la raison de l’arrivée Pablo Rodriguez à Québec, pourquoi quitter le parti au pouvoir à Ottawa, pour venir siéger à Québec, sur les banquettes de l’opposition de surcroît: Les libéraux fédéraux ne tiennent pas à revivre 1995 et devoir mener une campagne référendaire avec un allié provincial, aussi peu docile que Claude Ryan. 

Dans cette perspective la nomination d’un trudeauiste pur jus comme Mark Miller prend tout son sens. Ottawa place ses pions  et Mark Miller est l’un de ces pions, Pablo Rodriguez en est un autre. Avec Mark Miller et Pablo Rodriguez, le futur camp du Non est déjà et préventivement corseté par Ottawa, il n’y a pas a s’y tromper, c’est le Parti libéral du Canada qui sera à la manoeuvre. Mark Miller est d’abord et avant tout un authentique Quebecer: Sa lassitude à l’égard du déclin du Français au Québec fait partie de son ADN de Quebecer:«Le déclin du français au Québec a toujours été contesté au sein de la députation anglo-montréalaise du Parti libéral du Canada. La députée de Saint-Laurent, Emmanuella Lambropoulos, avait dû quitter le comité permanent dessangles officielles  pour l’avoir nié. Son collègue de  Mont-Royal. Anthony Housefather , s’était opposé à la nouvelle version la Loi sur les langues officielles, craignant  plutôt pour les droits des anglophones du Québec.»(Miller l’esthète «tanné», Le Devoir, 4 décembre). L’article est muet sur le fait que Mark Miller, comme ministre  de l’Immigration des Réfugiés et de la Citoyenneté, de 2023 à 2025, du gouvernement Trudeau été l’un des architectes de la politique migratoire de ce dernier, politique migratoire ne pouvant déboucher que sur la submersion démographique du Québec français. Sa nomination comme ministre de l’identité, de la Culture canadienne et ministre responsable des Langues officielles aura effet polarisant. L’homme est nommé dans la perspective d’une campagne référendaire à venir. Il lui appartient de semer la zizanie chez les francophones du Québec.  Objectif déjà atteint avec les tensions entre le milieu culturel québécois et Paul St-Pierre Plamondon. 

Tuesday, December 2, 2025

Pablo Rodriguez

 



Nous étions en droit d’attendre mieux de François Legault. J’ai fait l’erreur de croire François Legault et penser que les Québécois pouvaient attendre de lui une réponse sérieuse à la menace que représente le développement d’un islamisme radical au Québec, notamment avec l’apparition de prières de rue. Rien de tel, François Legault, s’effondre tel château de sablée et laisse en plan les Québécois. Il n’aura fallu qu’un peu plus d’un an à la baudruche Legault pour se dégonfler. En effet, il y a un eu plus d’un an, François Legault: «Choqué par la multiplication des entorses présumées à la laïcité dans les écoles du Québec, le premier ministre François Legault a servi un avertissement sans détour aux «islamistes» qui tentent de forcer l’entrée de leur religion dans ces lieux, disant aussi songer à interdire la prière dans l’espace public.

 


 

 

«Je veux aujourd’hui envoyer un message très clair aux islamistes. Les valeurs fondamentales qu’on a au Québec comme la laïcité, comme l’égalité hommes-femmes…Eh bien , on va se battre, puis jamais, jamais, on e va accepter que des personnes essaient de ne pas respecter les valeurs qui sont fondamentales au Québec», a lancé M. Legault vendredi avant de dresser son bilan parlementaire vendredi.»  «Ce qu’on voit dans les écoles, ça semble être la pointe de l’iceberg. C’est des manifestations d’un problème qui est plus profond, ou on voit des gens, des institutions qui de manière intentionnelle, tentent d’influencer les choses, de faire rentrer dans nos institutions des considérations religieuses», a réagi de son côté le ministre responsable de la Laïcité, Jean-François Roberge. […] «[Le fait ] de voir des gens  qui prient dans les rues, dans les parcs publics, c’est quelque chose qu’on souhaite pas au Québec. Quand on veut prier, on va dans dans une église, on va dans une mosquée, mais pas dans des lieux publics. Et, oui, on va regarder les moyens ou on peut agir légalement ou autres.»(«On va se battre!»: Legault envoie un «message aux islamistes» sur la laïcité, Radio-Canada, 6 décembre 2024)

«(Québec) Pablo Rodriguez accuse le gouvernement Legault de vouloir faire «diversion»en promettant de légiférer pour interdire les prières de rue. Selon le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), c’est d’abord aux villes de s’assurer que «toute manifestation» respecte les règles. «Toute manifestation doit suivre les règles, les lois. Toute manifestation doit obtenir des permis [émis par la ville]» a expliqué mardi le chef du PLQ, rappelant que les municipalités doivent «appliquer» les règlements en place  pour ce genre d’évènements.»(Prières de rue Le pouvoir revient aux villes, croit Pablo Rodriguez, La Presse, 2 septembre). Oh surprise! L’écho  aux propos de Pablo Rodriguez n’est pas venu des rangs du PLQ, mais de ceux de la Coalition avenir Québec. «Le gouvernement Legault a déposé jeudi sa fameuse Loi visant à renforcer la laïcité: Il laisse aux municipalités la responsabilité d’interdire ou non les prières de rue.[…]Les prières de rue seront dorénavant interdites, mais ce sera aux municipalités de juger au cas par cas 

Avis aux maires et mairesses: Ils ne pourront permettre des manifestations religieuses sur la voie publique ou dans un parc que si l’évènement ne compromet pas la sécurité des personnes , est de courte durée. est accessible à tous et n’entrave pas indument l’accès de toute personne au domaine public de la municipalité. » (Laïcité renforcée: la responsabilité d’interdire les prières de rue dans la cour des municipalités, Journal de Québec, 27 novembre). Qu’est devenue la mâle résolution de François Legault depuis décembre 2024. Nous sommes passés de l’«avertissement sans détour» à un clone de Pablo Rodriguez avec les prières de rue abandonnées au municipalités. Autre similitude entre nos deux Pablo, ni l’un ni l’autre n’osent appeler un chat ,un chat et dire qu’une seule et une seule religion ne s’en prend à la laïcité au Québec. Puisqu’ils n’ont pas le courage de nommer cette religion, à savoir l’Islam, la ferveur laïciste de Pablo Roberge le condamne à s’en prendre à toutes les religions, à commencer par le catholicisme. la «Laïcité renforcée» de Pablo Roberge menace la tenue de la bien inoffensive Marche du pardon qui se tient depuis années dans les rues de Montréal, le Vendredi saint.

Saturday, November 29, 2025

Montréal, trans national!

 



«Bien que située plein coeur de Montréal, le quartier Parc-Extension est encore peu connu par ceux qui ne l’habitent pas. Il est difficile d’imaginer qu’il y a 100 ans à peine , ce petit quartier de 1,6 kilomètre carré délimité au nord par la Métropolitaine, au sud et à l’est par le chemin de fer et à l’ouest par le boulevard de l’Acadie, était habité par quelques familles d’agriculteurs seulement. C’est la construction de la gare Jean-Talon en 1931, un immeuble de style néoclassique qui impressionne entre aujourd’hui et située au bout de l’avenue du Parc, qui a accéléré le peuplement du quartier[…] Ensuite, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale jusqu’aux années 1970, le quartier connaît une forte croissance démographique aisée par l’arrivée des immigrants européens, principalement provenance de Grèce. La grand-mère de Danny Pavlopoulos est l‘une d’entre eux et c’est pourquoi le fondateur de l’agence Spade et Palocio qui propose des visites «non touristiques» de Montréal en petits groupes,  grandi dans Parc-Extension. «Parc-Ex n’est pas une destination cool avec des cafés et des adresses branchées, mais c’est un quartier par les gens pour les gens, qui est rempli de vie, de jeunes familles venues d’ailleurs, d’artistes…

 

 


 

 

C’est un super endroit à habiter si tu es marginal parce que là-bas, tout le monde est différent !» dit-il. Danny a quitté le quartier il y a deux ans ,mais le porte encore dans son coeur et continue à y visiter ses adresses préférées […] Les années ont en effet changé le visage du quartier, l’un des plus populeux et multiculturels de la métropole alors que les Grecs sont peu à eu remplacés par de nouveaux arrivants, venus de l’Inde, du Pakistan, du Sri Lanka, du Bangladesh, entre autres, et pour qui Parc-Extension est le premier contact avec le Québec. Il suffit de marcher dans les rues pour saisir toute la diversité qui anime aujourd’hui le secteur. Les épiceries s’affichent pakistanaises, indiennes, bangladaises, sri-lankaises et grecques à la fois, tandis que les échoppes de robes indiennes et pakistanaises voisinent les boutiques de saucisses européennes, les bars offrant des poutines et les restaurants vietnamiens, indiens ou grecs. Sur les rues Ogilvy, Saint-Roch, de Liège, j’en-Talon et Jarry, chaque commerce-ou il faut entrer - transporte dans un univers de saveurs et de parfums nouveaux. Le quartier est d’ailleurs surtout connu des Montréalais pour ses adresses e cuisine indienne, nombreuses sur la rue Jean-Talon. Les restaurants sont simples, mais on peut y déguster des spécialités goûteuses comme les samosas, le poulet au beurre, e thali, le paneer, les karmas et le fameux pain naan. […]» (Parc-Extension, une courtepointe de culture, Le Devoir, 22 novembre). Parc-Extension, parfaite illustration d’un Montréal post national, préfiguration demain si nous n’y prenons garde d’un Québec lui-même post national.

Wednesday, November 26, 2025

Alien ou Predator?

 



Que nous le voulions ou non, la campagne référendaire est lancée, n’attendant pas 2027 ou 2028, les fédérats sont déjà mobilisés pour une pré campagne référendaire. Un départ hâtif qui malheureusement ne se caractérise pas son intelligence. Remisés au magasin des accessoires de 1995: les «Montagnes Rocheuses»de Solange Chaput-Roland et le «passeport canadien» de Jean Charest. La pré campagne référendaire de l’automne 2025 fait dans le lourd, en effet, les fédérats font appel à l’artillerie lourde. Première manifestation de ce changement de ton: la déclaration du ministre des Relations Internationales et de la Francophonie, Cristopher Skeete craignant qu’un Québec indépendant ne devienne la proie de la Russie ( Voir ce blogue, Вечером мы будем пугать людей. Ce soir on fait peur au monde, 15 novembre)

 


 

 

Même sort pour le Québec, mais changement de prédateur avec Giacomo Iacono: «Un député libéral fédéral de la région de Montréal croit qu’un Québec indépendant pourrait être dans la ligne de mire des États-Unis et craint que le président Trump y envoie «son armée» «Si le Québec se sépare, comme le Parti québécois veut le faire, qui va protéger le Québec, s’il ne fait plus partie du Canada?»,s’est demandé à voix haute le député d’Alfred-Pellan, Angelo Iacono, en entrevue avec La Presse, (Un député libéral fédéral craint une invasion américaine, La Presse, 20 novembre).  

 «Aussi bien s’y habituer, la perspective  d’un autre référendum va inspirer les élucubrations les plus fantaisistes. «À ce rythme, les extra terrestres vont débarquer la semaine prochaine», a lancé le nouveau député péquiste d’Arthabaska . Pourquoi pas? Après tout, le Québec est l’un des endroits au Canada ou la présence d’ovnis est la plus fréquemment signalée !» ( Gare aux extra-terrestres, Le Devoir, 21 novembre). Alex Boissonneault a raison, à de telles élucubrations, il faut répondre par l’humour. Homme occupé, Alex Boissonneault ne dispose probablement pas du temps nécessaire pour courir les salles obscures et se tenir au courant de l’actualité cinématographique. S’il avait ce temps, il nous aurait probablement offert un choix d’extra terrestres: entre Predator et Alien.


Tuesday, November 25, 2025

Pas catholique, le Chrétien!

 



Il aura fallu trente ans pour que les langues se délient et que les Québécois découvrent les coulisses du référendum de 1995. D’abord celle de Jean Chrétien, nous révélant, il y a quelques jours, qu’il avait l’intention de tenir un deuxième référendum dans le cas d’une victoire serrée du référendum québécois. (voir ce blogue, Grand démocrate, 3 novembre). Deuxième langue à se délier: celle de Sergio Marchi, ministre de l’Immigration de Jean Chrétien à l’époque: il nous apprend aujourd’hui (25 novembre) que: «Dans l’année précédant le référendum sur la souveraineté du Québec de 1995, JeanChrétien a donné l’instruction à son ministre de l’immigration d’accélérer le traitement des demandes de citoyenneté afin de permettre au plus grand nombre possible de nouveaux arrivants de voter." Le ministre fédéral de l’époque, Sergio Marchi a confirmé cette information qu’Ottawa a toujours niée dans une entrevue avec Le Journal. «Je me souviens que Jean m’ait dit: « Écoute, je sais que nous avons toujours des arriérés des demandes de citoyenneté, mais fait mieux de ton mieux pour les faire avancer parce que le référendum approche et que les gens veulent voter ». Donc il a clairement encouragé ça», a expliqué M. Marchi.[…] 

 



 


 

C’est la première fois qu’un élu du gouvernement Chrétien reconnaît l’implication directe de l’ancien premier ministre libéral dans cette manoeuvre effectuée en catimini dans la période précédant le référendum. L’affaire baptisée «Opération citoyenneté»avait été exposé au grand jour dans un article intitulé Un coup monté, signé par la journaliste Chantal Hébert dans La Presse du 4 mai 1996. Jean Chrétien n’a que très rarement abordé le sujet. Il a toutefois été cité dans Le Devoir  du 7 mai 1996 , minimisant son implication. »Il n’y pas de coup monté, disait M.Chrétien, Les immigrants voulaient voter […] Ils ont reçu leur certificat.» (Jean Chrétien avait donné l’instruction d’accélérer les demandes de citoyenneté avant le référendum de 1995, Journal de Québec, 25 novembre). Après le « deuxième référendum et les demandes de citoyenneté «accélérées», Combien de dirty tricks chrétiens, mais bien peu catholiques nous restent-ils à apprendre au sujet du référendum de 1995. Qu’importe, la véritable leçon à retenir du référendum de 1995 est la suivante : il faudra faire preuve d’une vigilance de tous les instants et se souvenir que:

Qui me trompe une fois, honte à lui, qui me trompe deux fois, honte à moi. À nous de faire sorte de ne pas être trompé deux fois.

Le plus désolant dans toute cette histoire, c’est que c’est un homme fier et probe comme Jacques Parizeau qui aura traîné jusque dans la tombe le boulet du «vote ethnique». 

Sunday, November 23, 2025

La fin ducommencementt

 


Ce n’est pas la fin, ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais c’est peut être la fin du commencement. Winston Churchill, Chambre des communes, novembre 1942.

Les historiens qui demain qui se pencheront sur l’histoire du trumpisme conclueront peut-être que pour le mouvement MAGA, l’heure du commencement de la fin a sonné le 14 novembre 2025 novembre au moment ou Donald Trump lui-même a chassé la représentante  Marjorie Greene Taylor M (MTG)des rangs du mouvement MAGA. «Trump a rompu publiquement vendredi avec une alliée emblématique et figure de la droite radicale Marjorie Taylor Greene, au moment ou le mouvement MAGA du président américain connaît des tensions. « Je retire mon soutien à l’élue Marjorie Taylor Greene» a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. Il ajouté: « Maggie «la Dingue»ne fait que SE PLAINDRE, SE PLAINDRE, se PLAINDRE» à propos de la représentante de Géorgie (sud-est), qui critique ouvertement ouvertement sa politique économique ainsi que sa gestion de la très sensible affaire Epstein.»( Trump rompt avec Marjorie Tylor Greene, alliée emblématique, TVA Nouvelles, 14 novembre).

 


 

 

Véritable Pasionara du trumpisme, MTG se distinguait par des conviction confinant au fanatisme. Au point que certains voyaient en elle, une possible successeur à Donald Trump: «La républicaine Marjorie Taylor Greene, autrefois alliée indéfectible de Donald Trump, multiplie les critiques contre le président américain, notamment sur l’affaire Epstein. Elle tenterait ainsi de se positionner en vue d’une éventuelle succession, alors que le contrôle de Trump sur le mouvement MAGA montre des signes d’essoufflement , avance un analyste. « Si elle n’y aspire pas, elle fait tout pour se mettre à la bonne place», a indiqué l’analyste et doctorant en science politique à Science Po Paris, Georges Mercier, à LCN, samedi Selon lui, Marjorie Taylor Greene , autrefois figure emblématique du «trumpisme» au Congrès, semble désormais se recentrer en contredisant ouvertement le président américain sur plusieurs dossiers. […] ( Marjorie Taylor Greene, la prochaine cheffe su mouvement MAGA? TVA Nouvelles, 15 novembre). Tout doctorant qu’il soit, Georges Mercier, néglige un peu vite le détenteur de la fonction de vice président, JD Vance, dans l’ordre de succession à Donald Trump.

Bien plus que MTG, JD Vance, apparaît en mesure de rallier à lui les ouvriers blancs victimes des délocalisations d’usine qui semblent constituer la base du mouvement MAGA. Je suis d’opinion que si je devais parier sur l’identité de celui dont le nom apparaîtra sur le ticket républicain en 2028, je miserais sur JD Vance. avant de miser sur Marjorie Taylor Greene. Avec une victoire républicaine à la clé, compte tenu des difficultés prévisibles des Démocrates à trouver un candidat à l’élection présidentielle: les noms de Gavin Newson, Zhoran Mamdani (maire récemment élu de New York) circulent déjà, il semblerait que même Kamala Harris n’ait pas renoncé la possibilité d’être sur les rangs pour la prochaine présidentielle. S’ajoute à cette liste les noms de Tim Waltz (le colistier de Kamala Harris en 2024, Pete Buttigieg (le secrétaire aux Transports de Joe Biden, et la Démocrate-socialiste Alexandra Ocasio-Cortez.

Sunday, November 16, 2025

Merci, Monsieur Ford

 


Nous devrions, comme citoyens, être reconnaissants à Doug Ford de sa franchise sur les radars photos. 

 


 

 

En effet, pour Doug Ford: «les radars photo de l’Ontario ont donné leurs dernières contraventions: ils ont été officiellement été remisés vendredi par le gouvernement de Doug Ford». Le premier ministre ontarien a indiqué que sses dispositifs seraient retirés des routes le 14 novembre. «À partir d’aujourd’hui, les radars photo «pompe à fric» (dans son communiqué, en anglais, Doug Ford parle de cash-grab municipal speed cameras) ne sont plus permis en Ontario», a-t-il écrit. Les automobilistes québécois se doutait que les radars photos avaient plus à voir avec le fait d’effectuer de lucratives ponctions  dans les goussets des automobilistes québécois qu’avec la sécurité routière. L’abandon des radars photos ne signifie pas que le gouvernement Ford négligera sécurité routière, il aura recours à d’autres méthodes fin d’assurer celle-ci: "Il compte encourager l’implantation de dos d’âne, de carrefours giratoires et une meilleure signalisation « qui ralentissent  les automobilistes  sans leur coûter plus cher ». I s’agit de mesures de sécurité prouvées» (L’Ontario retire officiellement ses radars photos des routes, TVA Nouvelles,14 novembre). Mais voilà, la franchise a un prix. «L’Ontario fait complètement fausse route en matière de sécurité routière en retirant ses radars photos, préviennent des experts, rappelant au passage que l’outil avait ses preuves au Québec et partout dans le monde dans les dernières années» (les radars photos ont connu un tel succès en France qu’à partir de 2018 ils ont régulièrement fait l’objet de vandalisme (les radars photos étaient enduits de peinture, graffités, recouverts de sacs poubelle ou carrément incendiés. Paul Leduc et les experts consultés se gardent bien de nous parler de ces réactions, craignent-ils de donner des idée aux automobilistes québécois. «Je trouve ça ignorant, tonne Paul Leduc, ancien patron à la sécurité routière la Sûreté du Québec, qui a participé au déploiements radars photos dans la Belle Province (il n’est pas venu à l’esprit du journaliste de TVA Nouvelles (Laurent Lavoie) que Paul Leduc n’est pas la personne la mieux placée pour commenter le recours aux radars photos au Québec, car à titre d’ancien patron à la sécurité routière à la Sûreté du Québec, Paul Leduc est clairement en conflit d’intérêt lorsqu’il commente sur le sujet. Ça me semble une décision politique, populiste.» (voilà, le mot est lâché). («Je trouve ça ignorant: Doug Ford fait fausse route en se débarrassant des radars photos, TVA Nouvelles, 15 novembre)

«Marie-Soleil Cloutier, professeure à l’Institut national de la recherche scientifique, est du même avis: il est primordial que le Québec n’imite pas ses voisins. «Ce n’est vraiment pas une belle journée pour la sécurité routière», résume Mme Cloutier. On compte une cinquantaine de ces appareils au Québec. Selon le site du gouvernement, le autorités souhaitent en déployer progressivement plus de 250 sur l’ensemble du réseau routier québécois.» («Je trouve ça ignorant: Doug Ford fait fausse route en se débarrassant des radars photos, op.cité).

Non seulement, le gouvernement québécois, contrairement au gouvernement ontarien, n’entend pas cesser de recourir aux photos radars, ,mais il a l’intention de multiplier par cinq le nombre de «pompe à fric» sur le territoire du Québec et voilà pour la considération de notre gouvernement pour les automobilistes québécois (automobilistes ou «vaches à lait à traire» avec ces «pompe à fric»)

Saturday, November 15, 2025

Вечером мы будем пугать людей.

 


Ce soir, on fait peur au monde


Christopher Skeete, député caquiste de la circonscription lavalloise de Sainte Rose et ministre titulaire des Relations Internationales du Québec s’est fendu d’une déclaration surprenante,(Au poste de ministre titulaire des Relations Internationales du Québec, Christopher Skeete succède entre autres à Jacques-Yvan Morin, Bernard Landry, Gil Rémillard (un Gil Rémillard qui, tout libéral qu’il ait été aurait mis Christopher Skeete dans sa «petite Poche», même par une mauvaise journée, Louise Beaudouin et Jacques Brassard, la simple énumération de ces noms fait ressortir l’insignifiance de Christopher Skeete. Dans sa déclaration surprenante, Christopher Skeete s’en prend au Livre bleu du Parti Québécois il a affirmé: «Christopher Skeete dénonce une vision «simpliste» de la place du Québec dans le monde après son accession à la souveraineté, Après avoir évoqué de difficiles éventuelles négociations avec l’administration Trump («Mais bonne chance pour négocier avec l’administration Trump, réplique le ministre Skeete. «Ils auraient tout intérêt nous faire mal et à demander beaucoup de concessions qu’on aurait pas le choix de donner. Qu’est ce qu’on ferait avec le bois d’oeuvre? demande-t-il» (comme si les négociations du Canada uni avec Donald Trump étaient faciles et se déroulaient harmonieusement), Christopher Skeete largue ce qu’il considère probablement comme son arme définitive contre la souveraineté du Québec: «Le jour après un Oui, on n’est plus membre de l’OTAN. Et l’OTAN, c’est la seule défense qu’on aurait contre l’agression russe», notre voisin au nord, souligne le ministre. Je suis curieux de voir comment M. Skeete compte nous expliquer ce que l’ogre russe (i.e, Vladimir Poutine) viendrait faire dans les solitudes boréales québécoises. «Il faudrait demander la permission au Canada pour être membre de l’OTAN et ils ont le droit de veto. […] Je ne pense pas que ça va leur tenter de dire «oui» tout de suite », dit-il. Malgré ses propos inquiétants , Christopher Skeete se défend d’agiter des épouvantails face au meneur dans les sondages , à un an des élections. «Le PLQ a déjà joué dans ce film là: faire peur aux gens, les camions de la Brinks…Je ne suis pas là-dedans(Si tu n’es pas là-dedans Christopher? Dans quoi es-tu). Mais la question se pose et ils doivent nous répondre. Ils doivent nous dire, aujourd’hui, dans un monde ou les pays se font envahir, quel est le plan pour nous protéger?» lance-t-il».) (Un Québec indépendant serait vulnérable face à la Russie, dit le ministre Christopher Skeete, Journal de Montréal, 8 novembre). C’est à se demander quand le ministre a regardé une carte de l’Amérique du nord pour la dernière fois? Qui espère-t-il convaincre avec sa campagne de peur? Qui espére-t-il convaincre que Canadiens et Américains surtout laisseraient le flanc nord-est du continent dégarni et sans protection? Une hypothèse insensée à laquelle le député péquiste de Jean-Talon, Pascal Paradis s’est empressé de répondre, profitant de l’occasion pour «moucher» proprement Christopher Skeete. «Le parti québécois déplore «une campagne de peur amateuriste (sic) et simpliste» de la part du ministre des relations internationales du Québec , Christopher Skeete, qui affirme que le québec serait vulnérable devant la Russie puisqu’exclu d’office de L’OTAN. 

 


 

 

Le ministre Skeete a réagi vendredi vendredi dans les pages du Journal aux premiers éléments du «Livre bleu» présentés par le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, la veille. Il a entre autres fait valoir que l’indépendance «laisserait le Québec vulnérable économiquement et militairement, notamment  face à la Russie. Une affirmation que réfute complètement le porte-parole en matière de relations internationales du PQ, Pascal Paradis, qui trouve «consternant» que le ministre brandisse «des scénarios catastrophes »comme un épouvantail. « C’est faire bien peu de cas de la réalité actuelle de penser que c’est le Canada qui protège le Québec. C’est simpliste délaisser entendre que le Canada souhaiterait nuire aux enjeux de sécurité. Ni lui ni les États-Unis auraient intérêt à exclure le Québec de l’OTAN et à s’exposer. Le député de Jean-Talon soutient que le Québec indépendant s’en remettrait à la Convention de Vienne 1978 qui a établit le droit international en matière de succession d’État pour poursuivre les traités signés lorsqu’il faisait partie du Canada»[…]Avocat de formation spécialisé en droit international, Pascal Paradis souligne que la convention codifie tout de même le volet pratique du droit international. «Par une notification de succession, un Québec indépendant va établir sa qualité de partie des traités en vigueur. Les États parties à ces traités multilatéraux-dont l’ACÉUM-auront tout autant que le Québec intérêt à assurer la stabilité et la prévisibilité des accords », explique-t-il.»(Vulnérable à la Russie selon la CAQ: l’OTAN aurait tout avantage à inclure un Quebec indépendant, plaide le PQ, TVA Nouvelles, 8 novembre). Je me réjouis de savoir que les règles du droit international puissent jouer en faveur d’un  Québec indépendant, mais je sais qu’il est préférable de demeurer prudent tant qu’il y aura des Jean Chrétien à Ottawa. Un Jean Chrétien n’hésitant pas a évoqué le sort réservé par le gouvernement central espagnol aux indépendantistes catalans, allant même jusqu’a mentionner en termes favorables l’emprisonnement des leaders catalans (Si le oui l’avait emporté.Jean Chrétien aurait organisé son propre référendum, Radio-Canada, 30 octobre) Christopher Skeete, géopoliticien improvisé fait visiblement parti des émules de Jean Chrétien, capable d’ «arranger» la réalité afin de servir ces intérêts canadian. La déclaration de Christopher Skeete est à aouter à ce sous-genre de littérature politique propre au Canada qu’est la littérature anti référendaire. Avec sa «menace russe» Christopher Skeete vient de prendre place aux cotés des «montagnes Rocheuses » de Solange Chaput-Rolland et du «passeport canadien» de Jean Charest. Avec sa «menace russe» permet à Christopher Skeete de faire une entrée remarquée dans ce sous-genre littéraire.