Wednesday, April 8, 2026

L’homme qui y a cru

 



N’ayant jamais fait parti du fan-club de François Legault. Je n’aurais pas l’indécence m’apporter mon écot d’éloges à ce qu’il faut bien appeler la «journée François Legault» à l’occasion de la dernière période des questions à laquelle participait le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ). Puisant dans l’héritage de François Legault les éléments leur apparaissant les plus significatifs, les parlementaires ont multiplié les couronnes de laurier: «Pour sa part, le leader parlementaire du gouvernement Legault, Simon Jolin-Barrette, a rappelé la création d’une troisième voie en politique, avec la création de la CAQ en 2011, «Vous avez marqué l’histoire politique du québec en mettant un terme à l’immobilisme […]» entre les options du Oui et du Non, a déclaré Simon Jolin-Barrette , en devant interrompre son discours à l’occasion, la voix brisée par l’émotion. Au-delà de l’émotion, Simon Jolin-Barrette résume en quelques mots, le principal legs politique de François Legault. 

 


 

 

La «troisième voix» caquiste, cette «Troisième voix» est un échec, alors que les options du Oui et du Non sont semble-t-il nez à nez dans les intentions de vote des Québécois (Le PQ rattrapé par le PLQ dans les intentions de vote, La Presse, 31mars) (voir aussi ce blogue, En attendant Charles Milliard, 7 avril) alors que la CAQ stagne à 9 % des intentions de vote. La prochaine campagne électorale se jouera vraisemblablement sur l’axe souverainisme fédéralisme. Sur ce thème, il faut conclure à l’échec de l’épisode Legault dans l’histoire québécoise. En voulant «mettre un terme à l’immobilisme[…]» entre les options du Oui et du Non. Dans les faits, cette «troisième voie», était d’abord une tentative de «mettre sur pause» la question nationale au Québec. Comme nationalistes, cette tentative de François Legault de mettre sous le boisseau la question nationale est le principal reproche que nous pouvons lui adresser. Nous sommes aujourd’hui en mesure de le constater La «troisième voie» de François Legault et de la CAQ s’est avérée un cul de sac dans lequel il a entraîné les Québécois, François Legault y a cru, y entraînant les Québécois pendant deux mandats. Pour cela, l’histoire jugera sévèrement François Legault.







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