Christine Fréchette a du pain sur la planche. Elle doit s’assurer du ralliement de Bernard Drainville et de ses partisans. Elle doit aussi refaire l’unité de son parti et, semble-t-il, faire en sorte que les nationalistes qui sont à la CAQ demeurent dans le giron caquiste, certains pourraient être tentés de céder aux chants des sirènes péquistes (Désignée première ministre: Fréchette veut retenir les nationalistes la CAQ, Journal de Montréal, 13 avril, Après la victoire de Christine Fréchette, le PQ courtise les nationalistes de la CAQ, Le Devoir, 13 avril). Il lui faut de plus constituer son Conseil des ministres. À travers tout cela, il lui faudra encore trouver le temps de revoir le programme de la Coalition avenir Québec (CAQ) en vue des élections générales d’octobre, un programme devant assurer tout à la fois, continuité et changement avec l’ère Legault. Vaste programme. À travers tout cela, Christine Fréchette trouvera-t-elle le temps et l’énergie de gouverner le Québec et d’assumer le rôle qui lui incombe désormais de gardienne des intérêts de notre nation. Il y a fort à craindre qu’en dépit de toute la bonne volonté de Christine Fréchette, la nouvelle cheffe de la CAQ ne prenne le pas sur la première ministre et que: le parti ne passe avant la patrie.

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