«Le
débat houleux sur la laïcité dans les écoles et l’aide publique aux
écoles privées religieuses m’a amené à me pencher sur la situation dans
les garderies. Ce que j’y ai découvert est étonnant» écrit le
journaliste Francis Vailles de La Presse.
«Dans
la région de Montréal, 36 garderies financées par l’État sélectionnent
leurs enfants selon leur appartenance religieuse ou ethnique, selon un
relevé minutieux. Ces centres de la petite enfance (CPE) et garderies -
subventionnés à plus de 80% par l’État - ont parmi leurs critères
l’appartenance à la communauté juive ou encore hellénique, arménienne,
algérienne, chinoise ou haïtienne, par exemple. Ils regroupent plus de
2600 enfants.
Il
faut le préciser, les critères n’ont pas necésseraiment pour but
d’exclure. Et les 36 garderies représentent environ 2% des 134 000
places de la région de Montréal. Tout de même dans certains CPE, surtout
de la communauté juive, les critères sont si nombreux et précis qu’ils
excluent en pratique tout enfant venant d’une autre communauté
Par
exemple, quelques CPE préfèrent les enfants qui parlent yiddish et l’un
considère ceux recommandés par le Grand Rabbinat du Québec. Plusieurs
sont près d’écoles privées subventionnées juives, notamment orthodoxes,
et ils donnent la priorité aux familles des enfants qui la fréquentent,
entre autres. Autres exemples: une garderie compte parmi ses critères le
fait d’être membre d’une association islamique: une autre précise que
les jeunes fidèles de l’église catholique italienne elle loge pourraient
être privilégiés dans la liste.[…] Sur les 36 établissements, 21 sont
liés à la communauté juive. […]Selon notre recension, en plus des 36 CPE
ou garderies subventionnées, 11 garderies non subventionnées ont aussi
parmi leurs critères l’origine ethnique ou religieuse. Parmi ces 11,
sept sont d’allégeance juive, deux islamiques et deux arméniennes. Au
total, ces garderies comptent près de 600 places. (Des enfants favorisés
sur la base derrières ethniques, La Presse, 12 novembre)
Ces informations, nous offrent un réjouissant pied de nez au vivre ensemble que
l’on ne cesse de nous seriner depuis de lunes; les gens ne veulent pas
«vivre ensemble», ils veulent vivre entre eux et conserver ici, langue,
religion et traditions. C’est naturellement et spontanément que ces gens
entendent préserver et transmettre leur identité. À nous de faire de
même!
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