Pas comme ça, s’il vous plaît! Le Canada mérite mieux que ce gouvernement tenant par la peau des dents et qui pourrait bientôt être majoritaire par la porte arrière. Dans un tel contexte quelle sera la légitimité du Gouvernement Carney? Quelle sera la légitimité de ce gouvernement avec sa majorité acquise à coups de ralliement de transfuges?
Cet absurdité politique devrait donner aux Canadiens une occasion unique de réfléchir au phénomène des transfuges. Que faut-il faire avec ces vire-capots?
Faut-il astreindre ces hommes et ces femmes à l’épreuve d’une réélection et soumettre leur choix au tribunal de l’opinion publique de leur circonscription? Cette façon de faire condamne la population canadienne dans son ensemble à défrayer les coûts d’une élection partielle. Autre solution possible, l’application d’une procédure de révision (recall elections), les électeurs de la circonscription du transfuge sont invités à signer une pétition dont l’objet est d’obtenir la démission du transfuge et la tenue d’une élection partielle. Le résultat d’une telle démarche pouvant éventuellement être le même que celui évoqué précédemment: une élection partielle, au frais du contribuable canadien. Pourquoi le contribuable canadien devrait-il faire les frais des caprices de certains députés?
La solution que semble favoriser certains transfuges est celle de terminer leur mandat, comme indépendant (ex.: Vincent Marissal, Maïté Blanchette-Vézina, actuellement à l’Assemblée nationale). La solution a le mérite de la simplicité. Elle n’implique pas d’élection partielle et ne débouche pas sur une éventuelle instabilité politique pouvant conduire à une élection générale dans le cas d’une faible majorité se jouant à un ou deux sièges près. (ou, dans le cas qui nous intéresse directement aujourd’hui à la stabilité factice d’un gouvernement sans légitimité alors que tout devrait nous conduire à une élection générale débouchant sur l’élection d’un gouvernement légitime, cette fois.)
La solution des députés «indépendants» à cependant quelque chose de choquant. Pourquoi un député pourrait-il quitter, sans conséquences le parti sous les couleurs duquel il a été élu? Va pour les députés «indépendants», mais à une condition. La période de temps pendant laquelle il siège comme indépendant après leur défection devrait être soustraite du calcul de leur pension de parlementaire. Dans cette hypothèse, le seul à payer le prix de sa défection serait le transfuge. une défection deviendrait un «pensez-y bien». Cette mesure n’aurait pas pour effet d’empêcher le transfuge de se présenter, à élection générale subséquente sous les couleurs du parti qu’il envisageait de rallier (si elle le souhaite, Maïté Blanchette-Vézina pourrait ainsi se présenter sous la bannière du Parti conservateur du Québec. À Ottawa:Chris d’Entremont, Matt Jeneroux, Michael Ma et Lori Idloot pourraient solliciter à nouveau la confiance de leurs commettants sous les couleurs du Parti libéral du Canada.).

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