Sunday, March 29, 2026

Poser la question

 



La Santé publique de Montréal s’inquiète de la croissance de la violence dans les écoles de la Métropole (La Santé publique sonne l’alarme, La Presse, 26 mars). Se pencher sur cette question sans s’interroger sur l’incidence des changements démographiques de Montréal comme le fait la Santé publique de Montréal s’avère finalement  un exercice pour le moins futile. 

 

 


 

Il y a combien d’étudiants «maghrébins» dans les écoles du Centre de services scolaires de Montréal pour reprendre l’euphémisme utilisé lorsque l’affaire Bedford a éclaté? Tant que les autorités québécoises se refuseront à se poser la question, le problème demeurera entier. La question, Gabriel Nadeau-Dubois ne se la pose visiblement pas, si l’on se fie à l’une de ses récentes déclarations: «(Québec) Les élus québécois trouvent tous que la hausse de la violence dans les écoles, particulièrement envers les filles, est particulièrement inquiétante, mais les solutions pour freiner ce phénomène divergent d’un parti à l‘autre. […] Le député de Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois (GND) a rappelé que la violence n’est pas répartie équitablement entre le réseau public et privé , y voyant selon lui un argument de plus pour mettre fin à la «ségrégation scolaire». c’est dire la séparation des élèves entre le public «régulier», les programmes sélectifs du réseau public et le privé subventionné.[…] « Ce que les expériences internationales démontrent, c’est que la mixité scolaire, le fait d’avoir des classes diversifiées, ça améliore la réussite et la motivation scolaire des élèves les plus faibles, mais aussi des élèves les plus forts. Autrement dit ça améliore la qualité d’apprentissage de tous les élèves», a-t-il poursuivi.»(Violence dans les écoles Les élus secoués, mais divisés, La Presse, 26 mars). GND tout à sa ferveur solidaire contre l’école privée et à sa dénonciation de la «ségrégation scolaire» fait peu de cas et oublie un peu rapidement la situation des écolières victimes de violences. Contrairement à GND, je ne crois pas que la mixité scolaire, jeunes filles et jeune maghrébins améliore la réussite et la qualité d’apprentissage des premières et je ne pense même pas à la qualité de vie de celles-ci. Il ne faut pas attendre des GND de ce monde qu’ils songent même à «poser la question» tant la diversité et l’inclusion résultant de l’immigration de masse apparaissent comme des politiques ne pouvant faire l’objet d’un examen critique. 

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