Saturday, October 25, 2025

La ligne

 



Depuis 1982, il y a dans l’univers politiques québécois, une ligne. Une ligne, que l’ensemble de la classe politique québécoise semblait implicitement avoir choisi de ne pas franchir.

Cette convention a volé hier en éclats, mardi dernier (21 octobre). Le nouveau chef du Parti libéral du Québec Pablo Rodriguez a affirmé mardi vouloir que le Québec signe « un jour» la Constitution canadienne lors d’une mêlée de presse l’Assemblée nationale. […]) Le chef du PLQ veut que le Québec signe «un jour» la constitution: «Pablo Rodriguez, c’est vraiment une catastrophe»

Dans le cadre de l’émission La Joute sur les ondes de LCN, les panélistes de l’émission se sont arrêtés sur la déclaration du chef du PLQ: «C’est une catastrophe,Pablo Rodriguez, c’est vraiment une catastrophe» a lancé d’emblée Thomas Mulcair. Le panéliste  souligne qu’il est le premier chef à vouloir rouvrir ce dossier: «ni Philippe Couillard, ni Jean Charest et personne d’autre n’a jamais voulu embarquer là-dedans».» (Le chef du PLQ veut que le Québec signe «un jour» la constitutionPablo Rodriguez, c’est vraiment une catastrophe» TVA Nouvelles, 21 octobre).

 

 


 

 

Comment expliquer quePablo Rodriguez ait accepté de franchir cette ligne. Une ligne que Jean Charest, lui aussi produit de l’environnement  fédéral, s’était refusé à franchir cette ligne, même l’ultra fédéraliste Philippe Couillard n’avait pas osé. Une ligne qui visiblement pour Pablo Rodriguez était tracée dans le sable. Confions notre plume à Mathieu Bock-Côté pour tenter de comprendre cette entorse au consensus québécois sur la question de la Constitution canadienne de 1982. «Petit rappel des évènements dans la présente séquence commémorative, ou nous revenons sur les trente ans du référendum volé de 1995, le chef du PLQ a dû présenter la position de son parti sur la question nationale . «On le sait adepte d’un fédéralisme servile , c’est son travail , son métier, peut-être même y voit-il sa vocation,[…] »(Une catastrophe ambulante nommée Pablo Rodriguez, Journal de Montréal, 23 octobre). Rendons à Mathieu ce qui est à Mathieu, et remercions le de nommer ce nouveau stade du fédéralisme canadien allant plus loin encore que le «fédéralisme dominateur» décrit par René Lévesque .

Le fédéralisme servile de Pablo Rodriguez comblera l’électorat anglophone du PLQ et la partie la plus colonisée de l’électorat francophone. C’est avec cet homme que le PLQ compte reconquérir l’électorat francophone?:Les bottines de Pablo Rodriguez sont peut-être déjà rendues à Québec, mais le coeur et le cerveau sont demeurés à Ottawa.

Cette déclaration de Pablo Rodriguez montre, si besoin en était, que nous sommes entrés en période pré référendaire. Nous devrons nous y faire et fourbir nos armes.

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