Wednesday, March 11, 2020

Thermophyles 2.0



L'histoire repasse les plats et malheur à ceux qui insouciants préféreraient l'oublier. les incidents récents entre la Grèce et la Turquie sont là pour nous le rappeler.
«la guerre des mots et des images entre Athènes et la Turquie voisine a grimpé d'un cran cette semaine avec l'afflux massif de migrants lâchés aux portes de la Grêce. d'accusations en démentis, la surenchère de part et d'autre de la frontière n'a pas tari, jusqu'au plus haut niveau de l'état, depuis la décision de la turquie, le 28 février, d'ouvrir les vannes aux milliers d'exilés attirés par l'Europe [...]. alors que des milliers de personnes se ruaient vers la frontière terrestre bordée par le fleuve Evros, dans l'espoir d'entrer dans l'Union européenne, Athènes a rapidement musclé sa réponse sur le terrain et abandonné son langage diplomatique , sur fond de rivalité ancestrale. Ankara ripostait, à coup de vidéos, accusant Athènes de tirer sur les migrants (comment faut-il répondre à une invasion? NDA). «le mouvement est dirigé et encouragé par la Turquie», a fustigé le porte -parole du gouvernement Stelios Petsas, au sortir d'une réunion de crise dimanche dernier. «la Turquie, au lieu de réduire les réseaux de migrants et réfugiés, s'est transformée elle-même en trafiquant » a-t-il accusé.[...].(la guerre de mots entre la Grèce et la Turquie , l'Orient le Jour, 8 mars). 
 
 
 
Cette guerre de mots et d'images nous renvoient à des images déjà vues, esquifs fragiles et surchargés,  on nous a fait le coup avec les «réfugiés» lybiens, pour l'heure, il ne manque qu'un jeune réfugié noyé et dont le corps sans vie irait s'échouer sur les côtes grecques (les images du petit Aylan Kurdi sont encore dans toutes les mémoires), campements de fortune, tout pour impressionner les bonnes âmes occidentales et faire oublier à ces bonnes âmes que l'occident et l'Europe n'ont pas vocation à accueillir «la misère du monde». dans cette guerre entre orient et occident, la Grèce est une nouvelle fois, aux premières loges, c'est à une invasion qu'elle fait face , Mathieu Bock -Côté ne s'y trompe pas lorsqu'il écrit: « le vieux continent s'apprête à connaître à nouveau ce qu'il nomme pudiquement une «crise des migrants». et dans cette histoire, la Turquie ne se cache plus, longtemps, elle faisait chanter l'Europe. maintenant , elle veut la frapper, non seulement elle ouvre pour qu'y déferlent potentiellement des dizaines de milliers de migrants, mais elle masse à sa frontière des gendarmes pour empêcher la Grèce de les refouler. Le geste relève à la fois de la provocation et de l'agression. elle transforme malgré eux les migrants en troupe de choc et maquille en crise humanitaire une invasion en bonne et due forme. Erdogan, aujourd'hui , se joue de l'effondrement psychologique des européens. la crise humanitaire -bien réelle- est instrumentalisée pour déstabiliser une civilisation et la soumettre [...], (Mathieu Bock-Côté, «l'euphémisme de la « crise migratoire», Le figaro, 6 mars ). si de nombreux européens sont «effondrés psychologiquement», ils ne le sont pas tous, quelques européens veillent, ils sont encore marginaux, comme ceux de génération  identitaire qui appellent à manifester en appui à la grèce devant l'ambassade parisienne de la turquie(communiqué de génération identitaire, 9 mars). se trouvera-t-il encore des européens pour démontrer le courage et la résolution de Leonidas et de jean Sobieski. difficile de demeurer indifférents à cette Xième «crise migratoire». la mansuétude dont le gouvernement Trudeau fait preuve à l'endroit des migrants moyens-orientaux fera bien en sorte que nous ne finissions comme terre d'accueil de quelques uns de ces migrants

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