et en raison de ces changements nous assistons à des mutations pour dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont surprenantes. « Un nombre important de personnes homosexuelles se tourneraient vers les partis conservateurs en réplique aux dérapages et au courant de victimisation amenés par la gauche extrémiste. Ces électeurs estiment que leur identité sexuelle est davantage protégée para ces formations politiques. Dans une chronique du National Post, Adam Zivo a souligné que ce courant baptisé «homonationaliste» semble particulièrement présent en Europe.
Selon un sondage mené par l’application de rencontre homosexuelles Romeo, 28 %des gais allemands appuient le parti nationaliste d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne. (Alternative fur Deutschland, NDA)
En Autriche, 29 %des homosexuels soutiennent le Parti de la liberté d’Autriche (Freihetliche Partei Osterreich, NDA), considéré lui aussi comme un groupe d’extrême droite. En France, le Rassemblement national serait le deuxième parti le plus populaire chez les homosexuels, récoltant 28 %d’appui.
« Ça ne m’étonne pas qu’il y ait une partie des gais ou des minorités qui veulent revenir à une certaine mesure , un certain on sens et qui trouvent que c’est trop, c’est exagéré», a affirmé le politicologue gai et conservateur Christian Dufour en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal.
Ce dernier estime que l’idéologisation des enjeu touchant les personnes gaies est allée trop loin, même ici au Québec.
«Il y a une certaine gauche dite progressiste - ce n’est pas toute la gauche - qui s’est appropriée du dossier et qui l’a déformé beaucoup .Moi, je leur en veux, parce que ça se retourne contre les minorités en général», clame M. Dufour.
« Maintenant, je trouve qu’il y a une nouvelle agressivité à l’égard des homosexuels, parce que la population, en général, dit: c’est trop là, ça n’a pas d’allure, il n’y a pas de mesure», ajoute-t-il. » («Homonationalisme»: des homosexuels fatigués des dérapages de la gauche se tournent vers les partis de droite, Journal de Montréal, 11 août)
Tout politicologue qu’il soit, Christian Dufour, m’apparaît sur cette question être résolument «à côté de la plaque». Avec son «idéologisation des enjeux touchant les personnes gaies» et son «appropriation du dossier par la gauche progressiste», Christian Dufour a recours à un jargon assimilable à une forme d’enculage de mouches destiné à fourvoyer ses lecteurs, L’explication de l’émergence de l’homonationalisme ne réside pas dans les explications oiseuses de Christian Dufour. Pour comprendre l’apparition et le succès de cet homonationalisme, j’invite mes lecteurs à lire le texte d’Adam Zivo publié dans le National Post (il y a d‘ailleurs un lien avec ce texte, dans l’article du Journal de Montréal). Ce texte intitulé The necessary rise of «homonationalism est sous titré: Throughout Europe, The gay community is increasingly supporting populist parties - and that’s a good thing
Adam Zivo y écrit (je sollicite l’indulgence de mes lecteurs, je ne fais pas suffisamment confiance à mon anglais pour m’improviser traducteur): «The term «homonationalism» was first coined in 2007 by Jasbir Puar, an American gender studies, to describe how during the War on Terrror, the United States positionned gay rights as a symbol of modernity and , in contrats, portrayed Middle Eastern adversaries as homophobic and uncivilized. Queer theorists quickly popularized the term as a péjorative against alignment between gay and nationalist - especially if criticisms of Islam and immigration were involved […]. Ce court extrait du texte d’Adam Zivo a le mérite démontrer la distance qui peut exister entre les théoriciens queer et les homosexuels du rang. Les premiers sont encore en mode « intersectionalité et demeurent attachés à la «convergence des luttes» migrants-gays. Les homosexuels lambda eux, n’écartent pas l’idée que les partis populistes opposés à l’immigration et méfiants à l‘égard de l‘Islam puissent servir de bouclier pour le droits des communautés homosexuelles. Comment réagir face à l’homonationalisme, premier réaction possible, nous ne serons jamais assez nombreux pour résister aux chants des sirènes immigrationnistes des Chambres de commerce et autre Conseil du patronat. Des renforts sont toujours les bienvenus. Renforts qu’ils faut accueillir sans illusions, ces homonationalistes ne sont pas brusquement devenus nationalistes des nationalistes de conviction; c’est la peur d’abord et avant qui les les transforme en nationalistes: une peur justifiée d’une immigration incontrôlée et d’un Islam de plus en plus agressif qui les conduits au nationalisme Que vaudront-ils dans les combats de demain? Accueillons les comme électeurs sans en attendre plus. Pour ma part, je vais m’en tenir à l’hétéronationalisme que je pratique depuis un demi-siècle.
Les temps changent
et en raison de ces changements nous assistons à des mutations pour dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont surprenantes. « Un nombre important de personnes homosexuelles se tourneraient vers les partis conservateurs en réplique aux dérapages et au courant de victimisation amenés par la gauche extrémiste. Ces électeurs estiment que leur identité sexuelle est davantage protégée para ces formations politiques. Dans une chronique du National Post, Adam Zivo a souligné que ce courant baptisé «homonationaliste» semble particulièrement présent en Europe.
Selon un sondage mené par l’application de rencontre homosexuelles Romeo, 28 %des gais allemands appuient le parti nationaliste d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne. (Alternative fur Deutschland, NDA)
En Autriche, 29 %des homosexuels soutiennent le Parti de la liberté d’Autriche (Freihetliche Partei Osterreich, NDA), considéré lui aussi comme un groupe d’extrême droite. En France, le Rassemblement national serait le deuxième parti le plus populaire chez les homosexuels, récoltant 28 %d’appui.
« Ça ne m’étonne pas qu’il y ait une partie des gais ou des minorités qui veulent revenir à une certaine mesure , un certain on sens et qui trouvent que c’est trop, c’est exagéré», a affirmé le politicologue gai et conservateur Christian Dufour en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal.
Ce dernier estime que l’idéologisation des enjeu touchant les personnes gaies est allée trop loin, même ici au Québec.
«Il y a une certaine gauche dite progressiste - ce n’est pas toute la gauche - qui s’est appropriée du dossier et qui l’a déformé beaucoup .Moi, je leur en veux, parce que ça se retourne contre les minorités en général», clame M. Dufour.
« Maintenant, je trouve qu’il y a une nouvelle agressivité à l’égard des homosexuels, parce que la population, en général, dit: c’est trop là, ça n’a pas d’allure, il n’y a pas de mesure», ajoute-t-il. » («Homonationalisme»: des homosexuels fatigués des dérapages de la gauche se tournent vers les partis de droite, Journal de Montréal, 11 août)
Tout politicologue qu’il soit, Christian Dufour, m’apparaît sur cette question être résolument «à côté de la plaque». Avec son «idéologisation des enjeux touchant les personnes gaies» et son «appropriation du dossier par la gauche progressiste», Christian Dufour a recours à un jargon assimilable à une forme d’enculage de mouches destiné à fourvoyer ses lecteurs, L’explication de l’émergence de l’homonationalisme ne réside pas dans les explications oiseuses de Christian Dufour. Pour comprendre l’apparition et le succès de cet homonationalisme, j’invite mes lecteurs à lire le texte d’Adam Zivo publié dans le National Post (il y a d‘ailleurs un lien avec ce texte, dans l’article du Journal de Montréal). Ce texte intitulé The necessary rise of «homonationalism est sous titré: Throughout Europe, The gay community is increasingly supporting populist parties - and that’s a good thing
Adam Zivo y écrit (je sollicite l’indulgence de mes lecteurs, je ne fais pas suffisamment confiance à mon anglais pour m’improviser traducteur): «The term «homonationalism» was first coined in 2007 by Jasbir Puar, an American gender studies, to describe how during the War on Terrror, the United States positionned gay rights as a symbol of modernity and , in contrats, portrayed Middle Eastern adversaries as homophobic and uncivilized. Queer theorists quickly popularized the term as a péjorative against alignment between gay and nationalist - especially if criticisms of Islam and immigration were involved […]. Ce court extrait du texte d’Adam Zivo a le mérite démontrer la distance qui peut exister entre les théoriciens queer et les homosexuels du rang. Les premiers sont encore en mode « intersectionalité et demeurent attachés à la «convergence des luttes» migrants-gays. Les homosexuels lambda eux, n’écartent pas l’idée que les partis populistes opposés à l’immigration et méfiants à l‘égard de l‘Islam puissent servir de bouclier pour le droits des communautés homosexuelles. Comment réagir face à l’homonationalisme, premier réaction possible, nous ne serons jamais assez nombreux pour résister aux chants des sirènes immigrationnistes des Chambres de commerce et autre Conseil du patronat. Des renforts sont toujours les bienvenus. Renforts qu’ils faut accueillir sans illusions, ces homonationalistes ne sont pas brusquement devenus nationalistes des nationalistes de conviction; c’est la peur d’abord et avant qui les les transforme en nationalistes: une peur justifiée d’une immigration incontrôlée et d’un Islam de plus en plus agressif qui les conduits au nationalisme Que vaudront-ils dans les combats de demain? Accueillons les comme électeurs sans en attendre plus. Pour ma part, je vais m’en tenir à l’hétéronationalisme que je pratique depuis un demi-siècle.

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