Faut-il considérer la récente déclaration de Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ), voulant que le Québec ait «deux langues officielles», comme un lapsus ou l’expression de sa pensée profonde?
«Le chef Parti libéral du Québec (PLQ),Charles Milliard, se voit à nouveau dépeint par ses adversaires politiques comme un politicien manquant de considération pour le français et pour l’avenir de celui-ci en Amérique du Nord. Il n’en fallait pas plus pour que les caquistes et les péquistes s’insurgent. «C’est très clair que la seule langue officielle et commune du Québec c’est le français notamment rappelé l’auteur de la «loi 96», Simon Jolin-Barrette à sa sortie de la réunion hebdomadaire du CabinetFréchette, mercredi après-midi.» (Milliard s’échappe en évoquant «deux langues officielles». Radio-Canada, 6 avril). Lapsus ou pensée profonde? Pas question d’accorder à Charles Milliard, le bénéfice de la présomption d’innocence. Ses tergiversations sur l’application de la clause dérogatoire afin de «protéger»la loi 96»montrent bien que la «pensée profonde» de Charles Milliard n’incline pas spontanément à la protection du français, mais que cette «pensée profonde» est, elle, profondément au diapason de celle de son électorat du West-Island.

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