Saturday, May 2, 2026

Devin ou complotiste?

 



«Je pense que cela ressemble pas mal à une théorie du complot», a déploré mercredi le député de la région de Québec et ex-ministre Jean-Yves Duclos. «La politique la plus facile, c’est celle de diviser. Il faut absolument travailler autrement dans le contexte mondial dans lequel on vit. Il faut qu’on soit unis et que l’on travaille ensemble et éviter de polariser comme d’autres pays le font», a-t-il ajouté. Pour sa part, le ministre de l’Identité et de la Culture canadienne, Mark Miller a qualifié de «ridicules» les propos du chef péquiste. Le libéral réagissait aux déclarations de Paul saint-Pierre Plamondon qui a affirmé que le «frérisme» -une idéologie prônée par les Frères musulmans qui vise à islamiser les sociétés occidentales-est une réalité documentée dans plusieurs pays d’Europe», mais que la seule raison pourquoi on ne la documente pas au Canada, c’est que c’est l’agenda du gouvernement en place». «Je suis désolé, mais c’est ça», a soutenu le chef du Parti québécois qui a ajouté que le «Québec n’étant pas un pays est subordonné à des décisions et à un service de renseignements absolument pas orienté pour l’intérêt public à [son] avis». «La doctrine fédérale «qui est de fermer les yeux» et d’ouvrir les vannes de l’immigration. Le leader péquiste a précisé ses propos à l’égard d’Ottawa, mardi. «L’agenda, c’est le multiculturalisme et l’aveuglement devant l’ingérence étrangère» a-t-il expliqué. Selon lui, il y a matière à inquiétude sur le phénomène du «frérisme»: Ce serait surprenant qu’il n’y ait pas cette forme d’ingérences étrangère au Québec, alors qu’on est en train de la documenter de manière assez précise dans plusieurs pays européens.» Il montre du doigt «La doctrine fédérale» qui est «de fermer les yeux et d’ouvrir les vannes de l’immigration.» «C’est ce que Trudeau appelait le postnational. Le post national, c’est un peu l’effondrement de l’État national qui surveille ses intérêts, qui voit à une planification», a-il dit, ajoutant ne pas observer de changement avec l’arrivée de Mark Carney […] Il a tenu ses propos lors d’une assemblée publique [townhall] organisée par le Centre des relations juives et israéliennes, le 15 avril. Il répondait alors à une question de Léo Dupire, du groupe de droite Fier Québec, qui lui demandait de reconnaître «qu’il y avait un problème avec l’immigration musulmane de masse». M. Dupire relaie lui-même l’extrait sur les réseaux sociaux. Le leader souverainiste apporte rapidement des nuances à la question de son interlocuteur «je vise la paix sociale», affirme-t-il. M. St-Pierre Plamondon déplore ensuite «l’immigration incontrôlée» imposée par Ottawa et propose de revenir à l’immigration planifiée» (en gras dans le texte original).(Ottawa accuse le chef du PQ de propager «une théorie du complot», La Presse, 22 mars). (sur cette question, voir la chronique de Mathieu Bock-Côté, «Le frérisme au Canada? Ottawa lui facilite la vie», Journal de Montréal, 26 avril).

 


 

 

Pour moi, il est rassurant de savoir que le « potentiel» futur chef de gouvernement du Québec appréhende la question de l’immigration musulmane de masse au Québec dans une perspective plus globale que celle des François Legault et Jean-François Roberge limitant la question à celle de l’interdiction signes religieux extérieurs. Rassuré aussi de savoir que Paul Saint-Pierre Plamondon voit clairement dans le jeu du gouvernement fédéral et d’imbéciles heureux comme Jean-Yves Duclos et Mark Miller, qui se réveilleront un jour dhimmis, sans avoir compris ce qui s’est passé. 

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