Saturday, December 6, 2025

Les deux pions

 



Est-il possible de croire que Mark Carney a atteint son objectif en nommant Mark Miller au poste de ministre de l’identité, de la Culture canadienne et ministre responsable des Langues officielles. Un objectif s’inscrivant parfaitement dans ce que nous révélait aujourd’hui Radio-Canada: «La Dominance (sic) du Parti québécois (PQ) dans les sondages depuis près de deux ans et la promesse du chef, Paul St-Pierre Plamondon, de tenir un référendum dans un premier mandat ont des échos jusque dans la capitale fédérale. Selon nos informations, des membres du gouvernement Carney ont eu des discussions cet automne pour déterminer comment Ottawa devrait répondre au discours péquiste. Jusqu’à maintenant le bureau du premier ministre ceux de son lieutenant au Québec et ministre Dominic Leblanc se sont impliqués dans ces conversations, selon deux sources libérales au fait du dossier. L’idée, précise une source , n’est pas pour le gouvernement d’Ottawa de devenir le contrepoids du PQ: «C’est au Parti libéral du Québec de faire ça» Il s’agit plutôt de s’assurer que le message des élus du camp Carney soit cohérent. […] En même temps, Ottawa ne veut pas être pris au dépourvu, comme certains l’ont reproché au gouvernement de Jean Chrétien, en 1995.» (Ottawa amorce une réflexion sur la possibilité référendaire au Québec, Radio-Canada, 4 décembre) «L’idée précise une source, n’est pas pour le gouvernement d’Ottawa de devenir le contrepoids du PQ: «C’est au Parti libéral du Québec de faire ça», 

 


 

 

 

Déclaration intéressante dans la mesure ou elle pourrait éclairer sur la raison de l’arrivée Pablo Rodriguez à Québec, pourquoi quitter le parti au pouvoir à Ottawa, pour venir siéger à Québec, sur les banquettes de l’opposition de surcroît: Les libéraux fédéraux ne tiennent pas à revivre 1995 et devoir mener une campagne référendaire avec un allié provincial, aussi peu docile que Claude Ryan. 

Dans cette perspective la nomination d’un trudeauiste pur jus comme Mark Miller prend tout son sens. Ottawa place ses pions  et Mark Miller est l’un de ces pions, Pablo Rodriguez en est un autre. Avec Mark Miller et Pablo Rodriguez, le futur camp du Non est déjà et préventivement corseté par Ottawa, il n’y a pas a s’y tromper, c’est le Parti libéral du Canada qui sera à la manoeuvre. Mark Miller est d’abord et avant tout un authentique Quebecer: Sa lassitude à l’égard du déclin du Français au Québec fait partie de son ADN de Quebecer:«Le déclin du français au Québec a toujours été contesté au sein de la députation anglo-montréalaise du Parti libéral du Canada. La députée de Saint-Laurent, Emmanuella Lambropoulos, avait dû quitter le comité permanent dessangles officielles  pour l’avoir nié. Son collègue de  Mont-Royal. Anthony Housefather , s’était opposé à la nouvelle version la Loi sur les langues officielles, craignant  plutôt pour les droits des anglophones du Québec.»(Miller l’esthète «tanné», Le Devoir, 4 décembre). L’article est muet sur le fait que Mark Miller, comme ministre  de l’Immigration des Réfugiés et de la Citoyenneté, de 2023 à 2025, du gouvernement Trudeau été l’un des architectes de la politique migratoire de ce dernier, politique migratoire ne pouvant déboucher que sur la submersion démographique du Québec français. Sa nomination comme ministre de l’identité, de la Culture canadienne et ministre responsable des Langues officielles aura effet polarisant. L’homme est nommé dans la perspective d’une campagne référendaire à venir. Il lui appartient de semer la zizanie chez les francophones du Québec.  Objectif déjà atteint avec les tensions entre le milieu culturel québécois et Paul St-Pierre Plamondon. 

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