Il se trouve de toute évidence parmi les actuels leaders fédéralistes au Québec, des adhérents prêts à souscrire sans sourciller à l’expression voulant que l’on ne change pas une formule gagnante. J’en veux pour preuve, l’information que nous révélait ce matin (2 septembre) le Journal de Montréal. « Alors que Christine Fréchette banalise l’octroi de contrats de la CAQ à un organisme qui finance la promotion du fédéralisme, péquistes et conservateurs crier au scandale. Ils accusent le Parti libéral du Canada de s’immiscer dans la campagne électorale québécoise. «Follow the money», a lancé Paul St-Pierre Plamondon. Notre Bureau parlementaire révélait mercredi qu’un organisme voué à la promotion du Non est soutenu financièrement par la CAQ, qui lui confie des contrats dans le cadre de la campagne électorale de Christine Fréchette. En façade, Mission Leadership Québec (MLQ) se présente comme un organisme sans but lucratif politiquement neutre. Or, l’organisation sollicite des dons afin de «combler un vide» et de promouvoir «l’unité canadienne au Québec». Le projet vise à «faire contrepoids à la montée de l’indépendance du Québec à travers des alliances avec les autres partis». Parmi ses administrateurs figurent des poches de la ministre fédérale Mélanie Joly et l’ancien premier ministre du Québec Jean Charest. MLQ réalise des mandats rémunérés pour la CAQ et une partie de ses revenus sert à financer des ressources affectées à son projet de promotion du fédéralisme. Christine Fréchette a été incapable de préciser combien d’argent son parti versera àMLQ, mais elle s’est dite à l’aise avec cette relation d’affaires, «Je suis à l’aise avec le fait qu’on ait passé un simple contrat pour organiser deux assemblées publiques. Ça se limite à ça», a-t-elle affirmé. Or le malaise semblait palpable dans l’entourage Christine Fréchette. Il y a quelques jours, la formation avait indiqué à notre Bureau parlementaire que la CAQ faisait «régulièrement affaire» avec MLQ, notamment pour les sondages.
Référence à Option Canada (en caractères gras dans le texte d’origine)
Le chef péquiste réplique pour sa part que l’affaire rappelle le scandale d’Option Canada. Option Canada était un organisme financé par des fonds fédéraux pour promouvoir le fédéralisme au Québec tout en contournant les lois électorales lors du référendum de 1995. «S’il y a eu deux petits contrats en provenance dela CAQ qui financent un organisme qui fait du porte-à-porte avec des gens payés pour promouvoir le fédéralisme, qui finance ça? d’ou vient l’argent? Parce que a sent mauvais», a soutenu M. St-Pierre Plamondon.» ( La CAQ finance le camp duNon: «Ça sent mauvais», dit PSPP qui dénonce une «ingérence d’Ottawa, Duhaime «scandalisé», Journal de Québec, 2 septembre).
La perspective d’un troisième référendum nous ramênera-t-elle à nouveau dans une ère d’officines discrètes s’activant en coulisses à la victoire de forces fédéralistes en partant du principe qu’une formule gagnante même illégale a encore de beaux jours devant elle.

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