Sunday, July 19, 2026

Un air de déjà vu!

 



Pourquoi cette impression de déjà vu devant l‘annonce dela nomination du nouveau PDG d’air Canada?

 «Air Canada s’est tourné vers l’Europe pour trouver un PDG capable de parler en français.[…] Il s’agit du Néerlandais Anko an der Werff qui dirige le transporteur scandinave SAS depuis 2021 […] (Air Canada a trouvé un PDG qui parle français, Journal de Montréal, 8 juillet). Ainsi, il ne se trouve personne au Canada, pour prendre la direction d’Air Canada. Pas un Canadien (il est vrai, qu’après l’épisode Michael Rousseau, il est facile de comprendre les hésitations du Conseil d’administration d’Air Canada.

 


 

 

Ce Conseil d’administration a-t-il seulement regardé du côté des cadres québécois afin de sélectionner la perle rare capable d’administrer Air Canada et de parler français.Les figures de proue du Québec Inc. ne sont pas des gérants  de dépanneurs. Le C.A. d’Air Canada rend-il compte qu’en se tournant ainsi vers l’Europe, il tourne le dos au Québec. Ilse  comporte exactement comme Donald Gordon en 1962 

La décision d’Air Canada rappelle en effet 1962 et «l’affaire Gordon». Bref rappel des faits. En 1962, le président du Canadien National (alors société d’État), Donald Gordon interrogé en commission parlementaire se voit demandé pourquoi aucun des vice-présidents de l’entreprise n’est Canadien-français, répond qu’à ses yeux, seuls «le mérite et l’expérience importent», des propos qui à l’époque suscitèrent un tollé dans la presse québécoise et alimentèrent le mouvement indépendantiste québécois.

La nomination d »Anko van der Werff n’a pas la franche brutalité de la déclaration de Donald Gordon, mais il s’agit tout de même d’un camouflet, car ce que cette nomination sous-entend, 64 ans après l’«affaire Gordon», c’est qu’il ne se trouve toujours pas actuellement de cadres Québécois francophones détenant «le mérite et l’expérience» nécessaires  pour administrer Air Canada. 

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