Le Québec est entré en «hiver démographique»: «Les décès dépassent les naissances au Québec pour une deuxième année de suite, et l’écart continue de se creuser. Une évolution qui ne surprend pas les experts, mais qui les inquiète. Des jeunes femmes rencontrées par La Presse disent vouloir des enfants, mais préfèrent attendre d’être plus stables financièrement. En 2025, 78 200 bébés sont nés, tandis que 80450 personnes sont décédées, selon les données rendues publiques jeudi. L’année précédente, on comptait 77 400 naissance 78 800 décès . Le nombre de bébés a légèrement augmenté, mais les décès ont progressé davantage. Pendant des décennies, les naissances ont largement dépassé les décès. Ce n’est désormais plus le cas.» (données de l’Institut de la statistiques) Les décès dépassant les naissances au Québec, La Presse, 11 mars)
Cette réalité menace l’existence même de notre nation, elle appelle un train de mesures novatrices. Menace à deux titres: celui d’abord de la dénatalité elle-même, mais aussi, la «nature ayant horreur du vide», celle de l’immigration. Petits entrepreneurs, maires craignant la «dévitalisation» de leurs patelins, Chambres de commerce, ils sont déjà aux créneaux afin d’exiger une hausse des taux d’immigration
Troquant pour une journée son chapeau de chroniqueuse pour celui de lanceuse d’alerte,Emmanuelle Latraverse s’attaque à un sujet essentiel pour la survie de notre nation et de notre peuple: celui de notre taux de natalité. (Le tabou de notre faible taux de natalité, Journal de Montréal, 19 février)
«On disait que le «Québec est fou de ses enfants.» Le slogan est réconfortant, rassurant, mensonger surtout. Et je ne parle pas ici de ce jeune homme qui assume pleinement de s’être fait vasectomiser à 22 ans (voir, Ce Québécois a été vasectomisé à 22 ans pour éviter le fardeau fardeau de la pilule à sa blonde, Journal de Montréal, 17 février, sur la même question, voir de Mathieu Bock-Côté, Vasectomie, le désir de mourir, Journal de Montréal, 18 février ). a R.AM.Q, ne devrait-elle pas envisager d’exiger de ce «prématuré de la vasectomie» de rembourser au gouvernement québécois les coûts de son opération. Dans son cas le mal est fait, mais afin de dissuader ceux qui seraient tentés de faire de même (Je pense que ceux qui tiennent absolument une telle vasectomie « prématurée », devrait se voir facturé les coûts de l’opération, médecin, infirmières, salle d’opération, salle d’opération parce que ces «prématurés» du bistouri, retirent une salle d’opération du circuit pour une opération inutile. Si la RAMQ envisageait jour d’appliquer unetelle politique; devrait aussi considérer d’appliquer la même politique à certaines jeunes femmes. Nous avons tous vu passer au fil des ans des articles sur des jeunes femmes qui ne veulent pas d’enfants. Si afin de satisfaire cette volonté, ces jeunes femmes ont recours à la ligure des trompes. il faut envisager de les asteindre aux mêmes sanctions Si on parle de ligature des trompes: payez l’équipe médicale et la salle d’opération pour une opération «inutile».
Je parle de la tendance bien plus profonde, celle dont on n’ose pas parler de peur de se faire traiter d’être réactionnaire.[…] Et donc pendant qu’on s’entredéchire sur la question de l’immigration, on n’ose pas débattre de l’éléphant dans la pièce: les Québécois ne font plus d’enfants. La population vieillit, les régions manquent de main-d ‘oeuvre. L’économie a besoin des immigrants, mais leur intégration n’étant pas toujours réussie , on nous les présente comme une menace à la survie du français. Or, c’est l’un ou l’autre. Soit on ouvre les portes, soit on se met à faire des bébés, Mais voilà, en 2026, encourager la natalité, c’est s’aventurer en terrain miné. Pire encore , dans l’imaginaire collectif contemporain, valoriser les familles nombreuses est devenu synonyme d’une droite religieuse réactionnaire. alors nos politiciens se taisent, prisonniers de ce tabou autoproclamé. Et pendant ce temps , à force de plaider qu’il faut réduire le nombre d’immigrants, sans aborder la question du poids du Québec dans le Canada ne cesse de baisser, Celui-ci passera sous la barre des 20 %dans moins de 15 ans.[Mme Latraverse assume visiblement que nous serons encore dans le Canada dans 15 ans.]
Pour cela il faut aller au-delà des incantations sur la crise du logement et les places en garderies. Pourquoi tant de couples s’arrêtent-ils à un enfant? Pourquoi les femmes reportent-elles l’âge de la maternité? Une chose est claire: le congé parental et les garderies subventionnées ne suffisent plus à alléger l’anxiété qui vient avec les enfants. En refusant d’aborder la natalité par peur d’être mal jugés, nous laissons nos problèmes démographiques s’aggraver, Ça va pour le PQ, qui veut préserver la nation québécoise. Ça vaut aussi pour les fédéralistes, qui devraient se préoccuper du poids du Québec dans le Canada.[…] (Emmanuelle Latraverse, Le tabou de notre faible taux de natalité , Journal de Montréal,19 février).
C’est un véritable hiver démographique que le Québec vit, en attendant malheureusement d’en mourir.
Il faut dès maintenant réfléchir avec courage et lucidité aux conditions d‘un printemps démographique.
Première initiative: Les bébé-bonus, mesure, adoptée par le gouvernement Bourassa en 1988. Cette mesure adoptée par le tandem Bourassa-Gérard D. Lévesque était responsable non d’un printemps démographique, mais, tout le moins d’un trop court redoux démographique. En attendant Le nécessaire printemps démographique dont notre pays a besoin:Le Canada et le Québec tournent en rond: refusant de être de l’avant la politique nataliste dont nous avons besoin; ils se rabattent sur une politique immigrationniste qui nous mène dans un cercle vicieux. L’immigration de masse fait augmenter le prix des logements, ce qui a pour effet de dissuader les jeunes couples d’avoir des enfants, ce qui cause une baisse des naissance, cette baisse du taux de natalité est ensuite utilisée pour justifier l’immigration de masse que nous subissons!
Il faut sortir de ce cercle vicieux non seulement en favorisant les naissances, mais mais aussi en venant en aide aux familles de ces nouveaux-nés. Pensons par exemple simplement à détaxer dès maintenant ce que nous appelons familièrement les « fournitures pour bébé» (couches, vêtements, landaus, nourriture, eh oui, purées et le Pablum, etc.). Les bébés et les enfants ont besoin d’un toit. Le gouvernement québécois et les municipalités devraient faciliter l’accès à la propriété pour les jeunes familles. Certains parlent déjà d’abolir les droits de mutation immobilière (la fameuse «taxe de bienvenue») pour les premiers acheteurs. Pourquoi ne pas l‘abolir, dès qu’une famille avec enfants fait l’acquisition d ‘une nouvelle propriété afin de favoriser l’accès à la propriété.D’un trait de plume Éric Girard pourrait régler le problème. (les jeunes familles comptant déjà un enfant devraient bénéficier d’une subvention significative afin d’acquérir cette première propriété), le même principe pourraient s’appliquer l’acquisition d’un véhicule automobile, ceux qui ont des enfants savent
que les voitures sous-compactes et les sièges de bébés ne font pas nécessairement bon ménage, surtout lorsqu’il y en a plus qu’un et ce ne sontpas toutes les jeunes familles qui peuvent passer à l’achat d’une mini fourgonnette.
Dans cette politique nataliste, l’État a un rôle à jouer. J’entend déjà les libertariens à la Éric Duhaime s’époumoner à dénoncer ces interventions de l’État. j’ai tendance, pour ma part, a y voir des investissements ont terme et la manifestation concrète de votre volonté à pérenniser l’existence de notre nation.
L’objectif ultime est que la venue d’un enfant ne constitue pas un fardeau. Au-delà des aspects économiques, il faudra s’intéresser à certes aspects plus « psychologiques» de la crise dela natalité , question, «j‘ai pensé à «idéologiques», mais je vous écoute). Il faudrait étudier l’effet anxiogène de certaines idées comme celle. Il ne s’agit pas nécessairement pas de nier le réchauffement climatique, mais de mettre l’accent sur les mesures pouvant le ralentir. Les «véhicules familiaux» subventionnés évoqués plus haut pourraient êtres des véhicules électriques … «L’arrivée d’un enfant ne doit pas être remise ou reportée pour des motifs économiques» (la plupart des études en Occident, montrent que les femmes et les couples ont moins d’enfants qu’ils ne souhaitent réellement en avoir, selon les données disponibles: le «désir d’enfant» serait de deux enfants au Canada, Le nombre de grossesse par femme est de 1,33 au Québec). Les mesures proposées plus haut, permettraient peut-être de briser ce «plafond de verre», et d’atteindre un taux de natalité permettant le renouvellement des générations et de donner tort à Isabelle Maréchal.
Parmi les mesures novatrices, pouvant être mises de l’avant, il faudrait penser à « l’après» éducation des enfants. Chez plusieurs jeunes femmes en âge d’avoir des enfants: le désir de poursuivre leurs études est présenté comme un motif de repousser d’éventuelles grossesses. Si nous proposions à ces mères encore jeunes que lorsqu‘elles auront complété l’éducation de leurs enfants elles pourraient accéder à des études collégiales ou universitaires avec frais de scolarité défrayés par l’État. Ces pourrait peut-être avoir pour effet de valoriser la phase de maternité active que sont les années consacrées l’éducation des jeunes enfants..
Une politique nataliste conséquente ne peut uniquement être économique ou «sociologique»(Même question que plus haut), elle devrait encourager l’adoption: une nation qui comme la notre qui cherche à garder sa «tête hors de l’eau» démographiquement parlant ne peut demeurer indifférente devant les milliers d’enfants perdus annuellement par avortement.







