Friday, January 23, 2026

Amalgame, sauce Richard Martineau

 



Richard Martineau nous offre ce matin (21 janvier) d’une chronique ou il étale une fois de plus son athéisme rabique. Pour ce faire, il ne recule pas devant la mauvaise foi la plus éhontée. 

S’inspirant d’un article paru le même jour dans le Journal de Montréal, (un livre controversé qui prône l’exécution des homosexuels vendu à Montréal, Journal de Montréal, 21 janvier): «Dans le texte écrit par mon collègue Jean-Francois Cloutier, un livre appelant au meurtre des homosexuels, des juifs et des chrétiens est disponible dans trois magasins vendant «une grande variété de livres islamiques pour adultes comme pour enfants», à partir de cette information, finalement anecdotique, anecdotique car il s’agit d’«un» livre, disponible dans «trois magasins», des magasins s’adressant de toute évidence à une clientèle arabo-musulmane: «La version en français de l’ouvrage Péchés et guérison était disponible sur une étagère de la boutique Takwa , rue Jean-Talon, dans le quartier Saint-Michel, lors du passage de notre Bureau d’enquête la semaine dernière[…]. Je ne perdrais pas une minute de mon temps à vérifier: mais je suis prêt à parier que la boutique Takwa, rue Jean-Talon est sise au coeur du Petit Maghgreb. Alarmé par cette découverte, Martineau se fend d’une charge à fond de train contre les religions. 

Sa chronique ouvre fort en portant le titre de La religion n’excuse pas la haine, «La» religion, pas une religion: ne cherchez pas la nuance, vous chercheriez en vain.

 


 


«Un discours haineux est un discours haineux 

«Qu’il soit prononcé au nom de Jésus, de Yahvé ou d’Allah. (Et en avant l’amalgame, Richard) Toutes les études l’affirment: on note une hausse des discours homophobes dans les écoles. Qui tient ce genre de discours? Je serais curieux de le savoir. De même, je serais curieux de savoir ce qu’on enseigne dans certaines écoles religieuses du Québec. Ce qui se dit dans certains lieux de culte. Et ce qu’on transmet comme valeurs dans certaines activités religieuses «parascolaires». 

Rappelez-vous l’affaire de l’école Bedford ou des profs refusaient d’enseigner certaines matières aux jeunes , sous prétexte que celles-ci contrevenaient à leurs croyances.[…](La religion n’excuse pas la haine, Journal de Montréal,21 janvier). Pas plus que l’athéisme n’excuse la bêtise. Tout à son amalgame, Richard Martineau oublie opportunément  de rappeler que «La» religion contre laquelle il veut nous mettre en garde et à laquelle il amalgame volontiers les autres religions (notamment le christianisme et le judaïsme), Martineau oublie opportunément pour son propos de nous rappeler que «La» religion qui était à l’oeuvre à l’école Bedford et que les fidèles de cette religion ne vénère pas Jésus ou Yahvé et ne sont pas non plus des lecteurs de la Bible ou du Talmud. Mais qu’importe pour Martineau, il s’est fait plaisir. 

Wednesday, January 21, 2026

Le pragmatique

 


Ancien banquier, l’homme se veut pragmatique. Ces interlocuteurs Chinois semblent eux aussi le tenir pour un homme pragmatique. Pragmatisme concrétisé par la signature d’un partenariat stratégique entre le Canada et la Chine: «[Mark Carney s’est réjoui] de la conclusion d’un nouveau partenariat stratégique avec la Chine qui s’appuie sur cinq piliers: l’énergie, les technologies durables et la compétitivité climatique ; l’augmentation des échanges commerciaux, le multilatéralisme, la sécurité et le développement d’échanges culturels.»(Ottawa et Pékin s’entendent sur les véhicules électriques et le canola, La Presse, 16 janvier)

 


 

 

«Le premier ministre Mark Carney s’est d’ailleurs félicité de ce nouveau partenariat avec la Chine, un partenariat qui intervient alors que pour le premier ministre: «le système mondial a été chamboulé. Le Canada doit tracer une nouvelle voie en navigant dans le monde tel qu’il est, et non comme nous aimerions qu’il soit. Nous traçons cette voie avec confiance, pragmatisme et ambition» a assuré le premier ministre lors d’une conférence de presse à Pékin.» (Carney conclut un accord avec la Chine sur les véhicules électriques et le canola, Radio-Canada, 16 janvier).


Dans le «monde tel qu’il est», «Il y a tout juste un an, lors des élections tenues au printemps. M. Carney avait décrit la Chine comme la plus grande menace pour son pays. Lors de sa conférence de vendredi, sa réponse était moins catégorique. »Il y a des puissances perturbatrices qui existent dans émonde, plus qu’une. Et ça, c’est le monde comme il est. C’est la vérité, c’est la réalité 

«Dans ce monde tel qu’il est », M. Carney devrait se souvenir qu’il a moins d’un an , la commissaire Marie-Josée Hogue concluait à de manifestes ingérences chinoises dans notre processus électoral, lors des élections de 2019 et 2021.

«Dans le monde tel qu’il est» les mêmes autorités chinoises se sont rendues coupables de l’installation en sol canadien de postes de polices clandestins (notamment à Montréal et Brossard) destinés à influencer par intimidation nos compatriotes d’origine chinoise. 

«Dans le monde» tel qu’il est de Mark Carney des dizaines milliers de Ouïghours croupissent toujours dans les geôles Chinoises. 

Afin de diversifier l’économie canadienne et de réduire notre dépendance à l’économie américaine. Était-il nécessaire pour autant de nous jeter dans les bras du géant chinois. Le Canada devait-il «passer de Charybde en Scylla» «Dans ce monde tel qu’il est», j’en viens à croire que Mark Carney est le genre de capitaliste décrit par Lénine lorsque celui-ci a déclaré: Les capitalistes sont tellement bêtes, qu’ils nous vendront la corde pour les pendre.

Monday, January 19, 2026

Beaucoup de bruit pour rien

 



Nouvel épisode de cette guerre qui ne veut pas prendre fin, je parle évidemment de la Seconde guerre mondiale. «La communauté juive du Québec dénonce la mise aux enchères à Montréal d ‘un rare exemplaire en français du livre Mein Kampf, dont son auteur Adolf Hitler a tenté d’interdire sa publication il y a près de 90 ans. Pourquoi Hitler voulait -il faire interdire la traduction en français de Mein Kampf: Le problème venait du fait que cette première traduction en français du pamphlet d’Hitler n’avait pas été autorisée par ce dernier. Cette traduction avait reçue semble-t-il l’aval du gouvernement français de l’époque, ce dernier voulant mettre en garde les Français contre la haine rabique d’Hitler à l’endroit de la France (cette première traduction était  d’ailleurs précédée d’une injonction du Maréchal Lyautey pour qui: Tout Français doit avoir lu ce livre.

Pour cette première traduction non autorisée, l’éditeur français Fernand Sorlot a reçu paradoxalement l’appui de la LICA (la Ligue Internationale Contre l’Antisémitisme, devenue depuis la LICRA, la Ligue Internationale Contre l’Antisémitisme et le Racisme), la LICA considérant alors que la traduction en français de Mein Kampf et sa circulation aurait valeur d’avertissement aux Juifs de France. Une attitude aux antipodes de celle de M. Corona.

Retour à Julien Corona: «[Le]problème est que ce document haineux au poids historique morbide n’a rien faire en circulation libre, encore plus à une ère de hausse fulgurante de l’antisémitisme», déplore Julien Corona, porte-parole du Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA).En entrevue avec Le Journal, il assure que des membres de son organisation ont récemment dénoncé le 34e lot en vente sur le site web de La maison des encans de Montréal. Cette compagnie s’apprête en effet à passer sous le marteau  l’édition française Mein Kamp publiée en 1934, intitulée Mon combat dans la langue de Molière. «Sa seule place est auprès des spécialistes ou dans un musée ou des intervenants sauront éduquer la société sur le poids des mots de pamphlet conspirationniste et antisémite, et non sur le listing d’une maison d’enchère ou celui-ci pourrait se retrouver dans des mains non recommandables» insiste M. Corona.»(Aux enchères à Montréal: La vente de cette rare édition de Mein Kampf soulève un tollé, Journal de Montréal, 13 janvier). M. Corona l’ignore peut-être, mais il est possible de se procurer Mon Combat sur le site Internet de la librairie montréalaise Renaud-Bray.

Dans la foulée des événements de Gaza, quelle serait la réaction de Julien Corona si je proposais que la seule place de L’État des juifs de Theodor Herzl «est auprès des spécialistes ou dans un musée ou des intervenants sauront éduquer la société sur le poids des mots de ce «pamphlet sioniste (NDA).

.Je laisse au vieux Will, le fin mot de toute cette histoire. Il dirait probablement, sourire en coin: Beaucoup de bruit pour rien.



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Depuis 1945, Mein Kamp n’appartient pas à la communauté juive du Québec ou d’ailleurs, mais à l’histoire.



Wednesday, January 14, 2026

George Floyd 2.0

 


Le moins doué des conseillers en communication vous le dira: règle d’or en matière de Communications, une Cause peu importe la cause se doit de se trouver aussitôt que possible un porte-parole pouvant servir de drapeau pour la Cause et en permettre l’identification rapide: un porte-parole incarnant la Cause.

Nous avons eu au cours des derniers années une belle illustration de cette règle essentielle avec Black Lives matters (BLM) et George Floyd. Certes, George Floyd était décédé, il n’en a pas moins très utilement servi Black Lives Matters en donnant un nom et un visage à la Cause. Avec George Floyd, BlackLives Matters avait trouvé mieux qu’un porte-parole, BLM avait trouvé un martyr. 

 

 


 

 

Renée Nicole Good abattue le 7 janvier dernier à Minneapolis par un agent du Immigration and Customs Enforcement (ICE) pourrait-elle jouer ce rôle pour la cause de la lutte anti immigration de l’administration Trump et aux interventions anti immigrants du ICE?

Dans le rôle de porte-étendard dela lutte anti immigration, un premier handicap grève Renée Nicole Good, elle n’est pas immigrante elle-même. Sera-t-elle condamnée de ce fait à n’être qu’une représentante de la «gauche radicale» comme le voudrait Donald Trump et J.D. Vance? Cela seul, l‘avenir nous le dira. Ce qui semble évident: c’est qu’entre les manifestations anti-Ice qui se multiplient et les déclarations intempestives du tandem Trump-Vance, nous ne sommes pas prêts d’assister à une désescalade. À preuve, Aujourd’hui (10 janvier), trois jours après les faits plus les médias parlent d’un millier de manifestations contre le Immigration and Customs Enforcement (ICE): «Des centaines de rassemblements sont prévus samedi et dimanche à travers les États-Unis pour protester contre les méthodes de la police fédérale de l’immigration (ICE) après le tir mortel de l’un de ses agents contre une femme de 37 ans de Minneapolis. (Plus de 1000 manifestations contre l’ICE prévues à travers les États-Unis, Journal de Québec, 10 janvier). L’avenir nous dira, si en Nicole Good accédera au statut de martyre de George Floyd. Pour l’instant, elle sert surtout utilement à alimenter l’agitation anti Trump : «Derrière le slogan «ICE, out for Good»(« ICE, dehors pour de bon », faisant aussi écho au nom de la victime , Renee Nicole Good), les appels à manifester sont notamment relayés  par le mouvement «No Kings», réseau d’organisations de gauche, hostile à Donald Trump.» (Plus de 1000 manifestations contre l’ICE prévues à travers les États-Unis, op.cité). Mme Good n’a pas encore sa statue, mais elle a déjà son piédestal!

Sunday, January 11, 2026

Le crétin

 



Donald Trump profère des inepties, à un rythme tel qu’il est impossible de toutes les relever. Elles démontrent  son absence de culture historique et, paradoxalement, pour un président des États-Unis,  son inculture politique (à ce sujet il n’est que de voir

son utilisation de la notion de «gauche radicale», pour qualifier. Pour simplifier, tout ce qui n’appartient pas au mouvement Make America Great Again MAGA pour le plus orthodoxe appartient à la gauche radicale.Le rythme auquel Donald Trump éructe des stupidités  fait penser à une vieille blague: «Voulez-vous savoir quand Donald Trump dit des sottises? Facile. C’est lorsqu’il a la bouche ouverte»

 Dernière ineptie du président, une déclaration sur le Groenland. »Donald Trump a assuré vendredi qu’il comptait passer un accord avec le Danemark pour acquérir le Groenland et que Washington emploierait pour cela «la manière douce» ou «la manière forte», après que Copenhague eut répété que son territoire de l’Arctique n’était pas à vendre. «Je suis un fan du Danemark aussi, je dois vous dire, et ils ont été très sympas avec moi», a déclaré le président américain devant la presse à la Maison-Blanche. 

 


 

 

« Mais vous avez, le fait qu’ils aient débarqué là avec un bateau, il y a 500 ans, ne veut pas dire qu’ils possèdent le territoire», a-t-il ajouté. » (Donald Trump dit que les États-Unis s’occuperont du Groenland avec la «manière douce ou la manière forte», (Journal de Montréal, 9 janvier). Et le Mayflower, crétin.

Friday, January 9, 2026

Le sens de mots

 


Notre époque est en délicatesse avec le dictionnaire. L’affaire venezuélienne nous en  fournit chaque jour la preuve. 

Ainsi la gent journalistique ne cesse depuis le 3 janvier dernier de nous parler de la «capture» de Nicolas Maduro. Si les mots ont encore un sens, il ne s’agit pas d’une «capture», mais il s’agit bel et bien d’un rapt. Autre exemple: « Le gouvernement américain a annoncé la saisie d’un autre navire, cette fois dans les Caraïbes, accélérant ainsi sa lutte contre la flotte fantôme liée auVenezuela, pays aux immenses réserves de pétrole dont Washington veut prendre le contrôle après avoir capturé son président, Nicolas Maduro. Lors d’une opération militaire menée mercredi matin entre l’Islande l’Écosse (donc en haute mer, dans les eaux internationales), des garde-côtes américains, aidés par les Britanniques, ont intercepté et le contrôle d’un pétrolier, aux cuves vides, qu’ils pourchassaient depuis le 21décembre. Selon le droit international, a rappelé Moscou, «aucun État n‘a le droit d’employer la force a l’encontre de navires dûment immatriculés dans la juridiction d’autres États.

 

 


 

Le nom et le statut exact du navire-et donc la légalité de l’opération-font l’objet de désaccords. Moscou le nomme Marinera et dit qu’il a obtenu une «autorisation provisoire» de naviguer sou pavillon russe. Mais pour Washington, il s’appelle le Bella I et n‘a pas de pavillon. «Il s’agit d’un navire de la flotte fantôme vénézuélienne qui a transporté du pétrole visé par les sanctions américaines. Ce navire été déterminé comme étant sans pavillon après avoir navigué sous un faux drapeau, et l’était visé-et une ordonnance judiciaire de saisie. C’est pour cette raison que l’Équipage sera poursuivi», a déclaré à la presse  la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt. Le gouvernement russe a au contraire demandé à Washington d’assurer le «retour rapide» chez eux des membres d’équipage russes.[…] (Washington annonce avoir «saisi» un pétrolier «sans pavillon», La Presse, 7 janvier). Les membres d’équipage russes du Marinera \Bella I ne sont pas victimes d’une «ordonnance judiciaire de saisie. Si les mots ont encore un sens; ils sont victimes d’un acte de piraterie perpétré par les gardes-côtes américains en haute mer à des milliers de kilomètres des côtes américaines. 

Senora Quisling

 



L’intervention américaine au Venezuela et la capture du président Maduro pouvaient faire craindre une vacance  du pouvoir et un risque certain d’anarchie. Rien de tel, Donald Trump semble avoir réfléchi à ce risque et à la réponse a y apporter (preuve, si besoin était que cette opération n’avait rien despontanée et était planifiée depuis plusieurs semaines): «Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions [orchestrer] une transition sûre, appropriée et judicieuse» a déclaré Donald Trump lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago, ou il a salué une «opération militaire extraordinaire» (Nous allons diriger le pays», La Presse, 3 janvier). Les États-Unis n‘occupant pas militairement le pays, comment s’effectuera j’administration au jour le jour du Vénézuela et quel sera la suite des choses (pour cette transition «sûre, appropriée et judicieuse».





Question complexe, mais pourquoi se casser la tête? Un homme a la réponse. «Maintenant que le président Maduro a été retiré du pouvoir, capturé et qu’il sera jugé aux États-Unis, l’Heure est venue de déterminer qui dirigera le Venezuéla. Lors de son point de presse samedi, Donald Trump a affirmé que les États-Unis allaient gérer le pays d’Amérique du Sud le temps qu’une transition «sûre» soit mise en place.  À court terme, c’est la vice-présidente Delcy Rodriguez qui a été nommée par la Cour suprême vénézuélienne pour assurer l’intérim. « La vice-présidente du Venezuela  ne gère probablement pas grand-chose[…] Présentement, il n’y a pas une grande culture institutionnelle au Venezuela», a souligné Guillaume Lavoie, membre associé  à la Chaire Raoul-Dandurand, en entrevue sur les ondes de LCN. Selon ce dernier, il est davantage probable que ce soit le ministre de la Défense ou le ministre de l’Intérieur qui dirigera véritablement le Venezuela. «L’approche de Trump est-ce que ce sera de mettre au pouvoir quelqu’un ou de négocier tout simplement un accord avec un autre genre de Maduro qui lui serait aussi infâme que l’autre, mais aligné avec les États-Unis? Ce serait peut-être la solution la plus facile», s’interroge Guillaume Lavoie.» (Un «Maduro» pro- Trump pour diriger le Venezuela? Journal de Montréal, 4 janvier). Ce que décrit Guillaume Lavoie a un nom politiquement et historiquement, c’est un collabo, un Quisling du nom du collabo norvégien ayant collaboré avec les Allemands pendant l’occupation de son pays par ces derniers entre 1940 et 1945. Une différence avec le cas norvégien: Les temps ayant changé, Quisling peut aujourd’hui être une femme,Ce rôle peut donc être tenue par Delcy Rodriguez. Va donc pour Senora Quisling!