Monday, August 31, 2026

À bien y regarder!

 


Depuis des mois, journalistes et chroniqueurs ne cessent de nous seriner que nous sommes engagés dans une guerre commerciale avec les États-Unis de Donald Trump.

Il ne s’agit pas de nier que nos voisins du sud mènent actuellement contre nous une guerre commerciale matérialisée par l’imposition de tarifs sur un certain nombre de produits canadiens.

Guerre commerciale sans doute, mais si cette guerre commerciale en cachait une autre plus menaçante pour les identités québécoise et canadienne. 

La débandade canadienne sur la «taxe Netflix», débandade attribuable à Mark Carney, débandade devant l’intransigeance américaine , montre bien que nous ne sommes peut-être pas seulement engagés dans une guerre commerciale avec les États-Unis, mais, aussi et surtout, dans une guerre culturelle avec nos voisins. Nous apprenions il y a quelques jours que les négociateurs américains comptaient inclure certaines dispositions de la Loi 101 dans les discussions en cours avec le Canada. «Dans la dernière ligne droite des négociations, vendredi, Washington a réclamé le retrait d’une loi québécoise sur la «découvrabilité» qui forcerait les plateformes numériques à mettre de l’avant des contenus francophones. Adoptée en décembre 2025, la loi 109 n’est pas encore en application, puisque les règlements nécessaires à sa mise en oeuvre n’ont toujours pas été publiés.

Mais la perspective d’imposer des seuils de contenus francophones aux Netflix, Spotify et autres plateformes numériques, doublée d’une exigence de les rendre facilement repérables, déplaît clairement à l’actuelle administration américaine.

 

 


 

Vendredi, les négociateurs de Donald Trump ont ajouté le retrait de la nouvelle loi québécoise parmi les conditions pour éviter des nouveaux tarifs de 50 % sur une panoplie de produits canadiens.» (Contenu franco sur Netflix, Spotify: une loi québécoise dénoncée à la table de négociations, Journal de Montréal, 22 août). Je peux me tromper, mais cette exigence de l’administration Trump, en ce moment, à toute les apparences d’un ingérence dans le processus législatif québécois.Pas besoin d’une nouvelle commission Hogue, cette ingérence attribuable à l‘administration Trump n’a pas la subtilité des ingérences chinoise ou indienne. La volonté de l’administration Trump semble bien être de vouloir voir les produits culturels américains s’avancer en territoire canadien comme en territoire conquis. 

Force est malheureusement de constater que ces produits culturels américains évoluent déjà en territoire canadien comme en territoire conquis depuis des lunes, les Spiderman et Taylor Swift, sont chez nous, chez eux. Cette omniprésence résultait jusqu’ici des lois du marché et non de l’intervention de l’État américain. C’est un film et une chanson à la fois que ces produits culturels américains ont progressivement conquis l’espace qu’il occupe aujourd’hui


Le retrait d’une loi québécoise sur la «découvrabilité» qui forcerait les plateformes numériques à mettre de l’avant des contenus francophones. Adoptée en décembre 2025, la loi 109 n’est pas encore en application, puisque les règlements nécessaires à sa mise en oeuvre n’ont toujours pas été publiés.

Mais la perspective d’imposer des seuils de contenus francophones aux Netflix, Spotify et autres plateformes numériques, doublée d’une exigence de les rendre facilement repérables, déplaît clairement à l’administration américaine.

Force est malheureusement de constater que ces produits culturels américains évoluent déjà en territoire canadien comme en territoire conquis depuis des lunes. Cette omniprésence résultait jusqu’ici des lois du marché et non de l’intervention de l’État américain. Souhaitons que les assauts de Donald Trump sonnent le réveil des Canadiens, un Réveil d’abord culturel, un réveil les conduisant à boycotter les produits culturels américains et à devenir des consommateurs de produits culturels canadiens. Des produits culturels canadiens sur lesquels nous devons être sans illusions, tant ils sont eux-mêmes de ersatz de produits américains. Que reste-il de canadien chez un Brian Adams? Qui y a-t-il encore de canadien chez une Shania Twain? À ce chapitre, il faut se réjouir de voir l’importance et la richesse de la production culturelle québécoise et l’encourager, dès que l’occasion nous en est donnée. Sans s’illusionner sur le caractère québécois de cette production culturelle, Il y a déjà longtemps que les Félix Leclerc et Pauline Julien se sont tus et que les impératifs du marché, les ont chassés des ondes de la radio et des plateaux de télévision. La reconquête de nos ondes est peut-être impossible, la souris peut-elle chasser l’éléphant de son lit? Cette question, c’est celle avec laquelle, Canadiens et Québécois doivent vivre quotidiennement. Chaque Québécois y apportera sa réponse, peut-on souhaiter que la somme de ces réponses débouche sur une forme de guérilla culturelle qui nous conduira à refuser «à la pièce» les offres culturelles américaines. Comme l’invasion, s’est faite à compter des années 1920-1930; un film et une chanson à la fois: la résistance s’articulera peut-être de la même façon, en refusant une chanson et un film la fois. Stratégie qui résultera d’une mobilisation individuelle reposant sur les critères personnels de chacun. Que l’on me permette d’illustrer ici, ce que j’ai en tête: Non à Spiderman, mais, éventuellement un Oui prudent et critique à L’Odyssée. Non à Lady Gaga, mais oui, à Dansons sous la pluie avec Gene Kelly et oui à Le massacre du Fort Apache de John Ford. Si nous nous astreignons à ce tri, la culture américaine sera beaucoup moins menaçante, parce que beaucoup moins présente. 

Cela ne signifie pas que cette guerre sera gagnée pour autant 

e: Cette guerre se poursuivra encore longtemps; toujours un film et une chanson à la fois. Dans cette guerre, il nous faudra nous inspirer de la pensée de Thomas Jefferson (3e président des États-Unis): Le prix de la liberté , c‘est la vigilance éternelle.

Le prix de notre liberté culturelle exigera de nous la même vigilance.

Tuesday, August 25, 2026

Alya USA

 



Dans le monde juif, l’alya désigne le fait d’immigrer en Israël, le terme le terme a habituellement le sens de«montée» ou d’ »ascension» Il semble que, depuis quelques années, que pour certains Juifs canadiens cette ascension ne conduise pas nécessairement en Israël, Israël ne représenterait plus la Terre promise qu’elle était traditionnellement et une nouvelle Terre promise serrait en voie de se substituer à Israël, une Terre promise sise au sud du 45e parallèle. «Le Canada fait face à une crise de confiance au sein de sa communauté juive. Pour un nombre grandissant de Juifs canadiens, la question n’est plus seulement de savoir comment réagir à la montée de l’antisémitisme, mais aussi ou bâtir leur avenir. (Antisémitisme: des Juifs canadiens se tournent vers les États-Unis, Radio-Canada,11 août). Plusieurs organismes qui aident des familles juives à déménager aux États-Unis affirment que l’intérêt s’est accentué au cours des derniers mois. L’un d’eux Tulsa Tomorrow, dit avoir reçu des demandes de renseignements d’environ 900 familles canadiennes, soit plus de 2 000 personnes. «Les gens ne communiquent pas à la légère avec un organisme de l’Oklahoma par déraciner leur vie, quitter leur pays et déplacer leurs enfants». avance Joe Roberts, directeur général de Jewish Tulsa et ancien résident de l’Ontario.

 


 

 

Des appels pour un statut de réfugié (en gras dans le texte d »origine)

Cet exode grandissant commence à attirer l’attention à Washington, Jewish Tulsa et l’American Entreprise Institute, un groupe de réflexion conservateur ont demandé à l’administrationTrump d’envisager des vies d’accès à l’asile ou au statut de réfugié pour les juifs canadiens qui «fuient un climat d’hostilité». L’avocate en immigration Laure Cohen travaille avec des membres de la communauté juive canadienne qui souhaitent s’établir et s‘intégrer aux États-Unis. Elle affirme que l’intérêt pour les services qu’elle offre est à la hausse. «Les gens me disent: «Sortez moi d’ici le plus vite possible.»(en caractère gras dans le texte d’origine) 

Laure Cohen, avocate en immigration, originaire de l’Ontario 

Installée en Floride depuis plus de 20ans, elle a créé le Jewish Community Collective pour offrir «un sentiment d’appartenance pour les Juifs déplacés». Sur certaines photos qu’elle fait circuler sur Internet, Mme Cohen nomme l’antisémitisme comme une raison pour vouloir quitter le Canada. C’est une tendance qu’elle dit constater plus en plus nettement depuis le 7 octobre 2023 quand le Hamas attaque Israël. Elle critique les politiques d’immigration des gouvernements Trudeau et Carney qui auraient selon elle, laissé entrer «beaucoup de gens pas très pro-Israël». ( Antisémitisme: des Juifs canadiens se tourner vers les États-Unis, Radio-Canada, 11 août)«Pas très pro-Israël», je veux bien. À bien y penser, ces «gens» arrivés en vertu des politiques d’immigration des gouvernements Trudeau et Carney ne sont pas non plus, «très pro-majorités historiques québécois et canadienne». 

Que penser de ce nouvel Exode? Si certains Juifs canadiens tiennent à jouer les Juifs errants modernes, je suis d’avis d’appliquer intégralement les dispositions de la Charte canadienne des Droits et libertés de la personne sur la liberté de mouvement, ils sont libres de partir! Plaise à certains Juifs canadiens de vouloir  à lavenir tenir  l’Oklahoma comme une nouvelle Terre promise, qui suis-je pour juger des préférences du Peuple élu? Cela signifie-t-il qu’ils vont désormais psalmodier: L’an prochain à Tulsa

Friday, August 21, 2026

Épicerie 101

 


Au fil des ans, les Québécois ont pris conscience compte que Québec solidaire (QS) n’avait rien d’une assemblée de prix Nobel de l’économie.La plus récente proposition de QS en donne la preuve. «La formation politique souhaite lancer un projet pilote comprenant deux centres de distribution et une quinzaine d’établissements commerciaux, principalement ou l’accès des aliments frais est plus difficile. Selon QS, le prix du panier d’épicerie a augmenté de 27% au cours des cinq dernières années, soit une haussée 4 à 5 % par année. Pour la co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, un réseau d’épicerie sans actionnaires et sans objectif de profit permettrait d’exercer une pression à la baisse sur les prix. 

 

 


 

« En ajoutant dela concurrence par un réseau d’épicerie publique, on va amener ces épiceries-là à baisser les prix», a-t-elle défendu en entrevue à LCN, mercredi.[…].  Je ne suis pas économiste, mais contrairement à Ruba Ghazal, je ne vis pas en Utopie. Lorsque Mme Ghazal déclare «En ajoutant de la concurrence par un réseau d’épicerie publique, on va amener ces épiceries-là à baisser les prix,» réalise-t-elle que dans un secteur d’activité ou les marges bénéficiaires oscillent entre 1,5 % et 3 %, La pression à la baisse sur les prix qu’elle évoque signifie pour ces épiceries-là (on suppose ici qu’ils s’agit de ces «ignobles» épiceries avec des actionnaires et un objectif de profit), le dépôt de bilan et la fermeture. Le projet de Ruba Ghazal, c’est l’arrêt de mort de l’épicerie indépendante (un fleuron du commerce de proximité au Québec). Ce projet, c’est du socialisme par la porte d’en arrière, du mauvais socialisme, un socialisme qui, ultimement, finira en socialisme de fonctionnaires. La proposition part manifestement de bonnes intentions, le genre de bonnes intentions qui pavent l’enfer. Dans ce souci d’abordabilité (cette affordability chère au nouveau maire de New York, Zohran Mamdani), quelle sera la prochaine cible de Ruba Ghazal, les boulangeries, les quincailleries, les boucherie, les pharmacies, les cordonneries(celles qui survivent encore), les nettoyeurs, les gargotes de quartier. La chroniqueuse Karima Brickh, ne s’y est pas trompée lorsqu’elle affirme: «Sincèrement , la proposition actuelle, moi je trouve quelle n’est pas aboutie, a-t-elle soulevé. Yasmine Abdelfadel abonde dans le même sens: «les idées du monde des licornes, elles sont très bonnes pour le monde des licornes, mais on est ici,[on] a besoin de moins de gouvernements dans nos vies», a-t-elle illustré. […](QS propose des épiceries publiques: «Il y a quelque chose d’un peu soviétique», dit Karima Brickh, TVA Nouvelles, 12 août), Non seulement la proposition n’est pas aboutie, mais elle n’est pas originale. Elle semble participer à à ce vent de radicalisation qui souffle sur la gauche nord-américaine; on la retrouve chez le nouveau maire démocrate de New York, Zhoran Mamdani et même, chose surprenante, chez le habituellement plus sage Nouveau Parti Démocratique. «À l’échelle fédérale, le nouveau chef du NPD, Avi Lewis, a proposé pour sa part un réseau  d’épiceries-entrepôts subventionnés qui offriraient des produits locaux.»(Des épiceries publiques abordables, un concept qui gagne du terrain, Radio-Canada, 7 avril).

QS devrait suggérer fortement à Ruba Ghazal de s’inscrire en cours du soir au cours Épicerie 101. Elle en a manifestement besoin. 

Saturday, August 15, 2026

Les temps changent

 


et en raison de ces changements nous assistons à des mutations pour dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont surprenantes. « Un nombre important de personnes homosexuelles se tourneraient vers les partis conservateurs en réplique aux dérapages et au courant de victimisation amenés par la gauche extrémiste. Ces électeurs estiment que leur identité sexuelle est davantage protégée para ces formations politiques. Dans une chronique du National Post, Adam Zivo a souligné que ce courant baptisé «homonationaliste» semble particulièrement présent en Europe.

 

 


 

 

Selon un sondage mené par l’application de rencontre homosexuelles Romeo, 28 %des gais allemands appuient le parti nationaliste d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne. (Alternative fur Deutschland, NDA)

En Autriche, 29 %des homosexuels soutiennent le Parti de la liberté d’Autriche (Freihetliche Partei Osterreich, NDA), considéré lui aussi comme un groupe d’extrême droite. En France, le Rassemblement national serait le deuxième parti le plus populaire chez les homosexuels, récoltant 28 %d’appui. 

« Ça ne m’étonne pas qu’il y ait une partie des gais ou des minorités qui veulent revenir à une certaine mesure , un certain on sens et qui trouvent que c’est trop, c’est exagéré», a affirmé le politicologue gai et conservateur Christian Dufour en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal. 

Ce dernier estime que l’idéologisation des enjeu touchant les personnes gaies est allée trop loin, même ici au Québec.

«Il y a une certaine gauche dite progressiste - ce n’est pas toute la gauche - qui s’est appropriée du dossier et qui l’a déformé beaucoup .Moi, je leur en veux, parce que ça se retourne contre les minorités en général», clame M. Dufour.

« Maintenant, je trouve qu’il y a une nouvelle agressivité à l’égard des homosexuels, parce que la population, en général, dit: c’est trop là, ça n’a pas d’allure, il n’y a pas de mesure», ajoute-t-il. » («Homonationalisme»: des homosexuels fatigués des dérapages de la gauche se tournent vers les partis de droite, Journal de Montréal, 11 août)

   


Tout politicologue qu’il soit, Christian Dufour, m’apparaît sur cette question être résolument «à côté de la plaque».  Avec son «idéologisation des enjeux touchant les personnes gaies» et son «appropriation du dossier par la gauche progressiste», Christian Dufour a recours à un jargon assimilable à une forme d’enculage de mouches destiné à fourvoyer ses lecteurs,  L’explication de l’émergence de l’homonationalisme ne réside pas dans les explications oiseuses de Christian Dufour. Pour comprendre l’apparition et le succès de cet homonationalisme, j’invite mes lecteurs à lire le texte d’Adam Zivo publié dans le National Post (il y a d‘ailleurs un lien avec ce texte, dans l’article du Journal de Montréal). Ce texte intitulé The necessary rise of «homonationalism est sous titré: Throughout Europe, The gay community is increasingly supporting populist parties - and that’s a good thing

 Adam Zivo y écrit (je sollicite l’indulgence de mes lecteurs, je ne fais pas suffisamment confiance à mon anglais pour m’improviser traducteur): «The term «homonationalism» was first coined in 2007 by Jasbir Puar, an American gender studies, to describe how during the War on Terrror, the United States positionned gay rights as a symbol of modernity and , in contrats, portrayed Middle Eastern adversaries as homophobic and uncivilized. Queer theorists quickly popularized the term as a péjorative against alignment between gay and nationalist - especially if criticisms of Islam and immigration were involved […]. Ce court extrait du texte d’Adam Zivo a le mérite démontrer la distance qui peut exister entre les théoriciens queer et les homosexuels du rang. Les premiers sont encore en mode « intersectionalité et demeurent attachés à la «convergence des luttes» migrants-gays. Les homosexuels lambda eux, n’écartent pas l’idée que les partis populistes opposés à l’immigration et méfiants à l‘égard de l‘Islam puissent servir de bouclier pour le droits des communautés homosexuelles. Comment réagir face à l’homonationalisme, premier réaction possible, nous ne serons jamais assez nombreux pour résister aux chants des sirènes immigrationnistes des Chambres de commerce et autre Conseil du patronat. Des renforts sont toujours les bienvenus. Renforts qu’ils faut accueillir sans illusions, ces homonationalistes ne sont pas brusquement devenus nationalistes des nationalistes de conviction; c’est la peur d’abord et avant qui les les transforme en nationalistes: une peur justifiée d’une immigration incontrôlée et d’un Islam de plus en plus agressif qui les conduits au nationalisme Que vaudront-ils dans les combats de demain? Accueillons les comme électeurs sans en attendre plus. Pour ma part, je vais m’en tenir à l’hétéronationalisme que je pratique depuis un demi-siècle.

Les temps changent

et en raison de ces changements nous assistons à des mutations pour dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont surprenantes. « Un nombre important de personnes homosexuelles se tourneraient vers les partis conservateurs en réplique aux dérapages et au courant de victimisation amenés par la gauche extrémiste. Ces électeurs estiment que leur identité sexuelle est davantage protégée para ces formations politiques. Dans une chronique du National Post, Adam Zivo a souligné que ce courant baptisé «homonationaliste» semble particulièrement présent en Europe.

Selon un sondage mené par l’application de rencontre homosexuelles Romeo, 28 %des gais allemands appuient le parti nationaliste d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne. (Alternative fur Deutschland, NDA)

En Autriche, 29 %des homosexuels soutiennent le Parti de la liberté d’Autriche (Freihetliche Partei Osterreich, NDA), considéré lui aussi comme un groupe d’extrême droite. En France, le Rassemblement national serait le deuxième parti le plus populaire chez les homosexuels, récoltant 28 %d’appui. 

« Ça ne m’étonne pas qu’il y ait une partie des gais ou des minorités qui veulent revenir à une certaine mesure , un certain on sens et qui trouvent que c’est trop, c’est exagéré», a affirmé le politicologue gai et conservateur Christian Dufour en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal. 

Ce dernier estime que l’idéologisation des enjeu touchant les personnes gaies est allée trop loin, même ici au Québec.

«Il y a une certaine gauche dite progressiste - ce n’est pas toute la gauche - qui s’est appropriée du dossier et qui l’a déformé beaucoup .Moi, je leur en veux, parce que ça se retourne contre les minorités en général», clame M. Dufour.

« Maintenant, je trouve qu’il y a une nouvelle agressivité à l’égard des homosexuels, parce que la population, en général, dit: c’est trop là, ça n’a pas d’allure, il n’y a pas de mesure», ajoute-t-il. » («Homonationalisme»: des homosexuels fatigués des dérapages de la gauche se tournent vers les partis de droite, Journal de Montréal, 11 août)

   


Tout politicologue qu’il soit, Christian Dufour, m’apparaît sur cette question être résolument «à côté de la plaque».  Avec son «idéologisation des enjeux touchant les personnes gaies» et son «appropriation du dossier par la gauche progressiste», Christian Dufour a recours à un jargon assimilable à une forme d’enculage de mouches destiné à fourvoyer ses lecteurs,  L’explication de l’émergence de l’homonationalisme ne réside pas dans les explications oiseuses de Christian Dufour. Pour comprendre l’apparition et le succès de cet homonationalisme, j’invite mes lecteurs à lire le texte d’Adam Zivo publié dans le National Post (il y a d‘ailleurs un lien avec ce texte, dans l’article du Journal de Montréal). Ce texte intitulé The necessary rise of «homonationalism est sous titré: Throughout Europe, The gay community is increasingly supporting populist parties - and that’s a good thing

 Adam Zivo y écrit (je sollicite l’indulgence de mes lecteurs, je ne fais pas suffisamment confiance à mon anglais pour m’improviser traducteur): «The term «homonationalism» was first coined in 2007 by Jasbir Puar, an American gender studies, to describe how during the War on Terrror, the United States positionned gay rights as a symbol of modernity and , in contrats, portrayed Middle Eastern adversaries as homophobic and uncivilized. Queer theorists quickly popularized the term as a péjorative against alignment between gay and nationalist - especially if criticisms of Islam and immigration were involved […]. Ce court extrait du texte d’Adam Zivo a le mérite démontrer la distance qui peut exister entre les théoriciens queer et les homosexuels du rang. Les premiers sont encore en mode « intersectionalité et demeurent attachés à la «convergence des luttes» migrants-gays. Les homosexuels lambda eux, n’écartent pas l’idée que les partis populistes opposés à l’immigration et méfiants à l‘égard de l‘Islam puissent servir de bouclier pour le droits des communautés homosexuelles. Comment réagir face à l’homonationalisme, premier réaction possible, nous ne serons jamais assez nombreux pour résister aux chants des sirènes immigrationnistes des Chambres de commerce et autre Conseil du patronat. Des renforts sont toujours les bienvenus. Renforts qu’ils faut accueillir sans illusions, ces homonationalistes ne sont pas brusquement devenus nationalistes des nationalistes de conviction; c’est la peur d’abord et avant qui les les transforme en nationalistes: une peur justifiée d’une immigration incontrôlée et d’un Islam de plus en plus agressif qui les conduits au nationalisme Que vaudront-ils dans les combats de demain? Accueillons les comme électeurs sans en attendre plus. Pour ma part, je vais m’en tenir à l’hétéronationalisme que je pratique depuis un demi-siècle.

Tuesday, August 11, 2026

Y être ou ne pas y être

 



Dimanche, 9 août, 16h24  sur les ondes de LCN, l’animateur Ludovick Bourdages reçoit en entrevue Chantal Rouleau il interroge cette dernière sur l’absence de Christine Fréchette au Défilé de la Fierté. une entrevue menée avec une lourde insistance, une insistance à la limite de la courtoisie , une insistance qui pouvait laisser croire que Ludovick Bourdages en faisait une affaire personnelle.

 

 


 

 

Cette insistance soulève la question même de la présence des élus à ce défilé. Au fil des ans, la présence de ces élus est progressivement passée de facultative à obligatoire. La question se pose, les élus se doivent-ils nécessairement d’y être (précision, j’ai bien écrit, d’y être et non d’en être). le défilé de la Fierté est fondamentalement un événement communautaire. L’absence de Christine ne Fréchette doit pas faire oublier que la classe politique était néanmoins bien représentée au défilé. «Plusieurs personnalités publiques et politiques ont participé au défilé, dont la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferraya, qui était accompagnée de la députée libérale fédérale Marie-Gabrielle Ménard. Cette dernière a réitéré le soutien d’Ottawa pour que «les droits de la communauté ne reculent pas auCanada». (Montréal brille pour les 20 ans de sa Fierté, Radio-Canada, 9 août). Mesdames Martinez et Ménard n’étaient pas seules de la classe politique. «Le chef du Parti libéral, Charles Milliard, et la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal étaient présents au début du cortège. Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, devait participer au défilé, mais il est resté coincé aux Îles-de-la Madeleine raison d’un fort brouillard. La députée péquiste de Terrebonne. Catherine Gentilcore, y était. Une absente de marque: la première ministre Christine Fréchette quia préféré passer la journée au Grand Prix de Trois-Rivières, dans la circonscription ou elles présentera aux prochaines élections. Toutefois, au moins deux ministres, Chantal Rouleau et Ian Lafrenière, s’étaient déplacés pour représenter le gouvernement. Le cabinet de Mme Fréchette ne s’est pas expliqué sur ce choix de la première ministre.»(Le défilé de la Fiertés’empare bruyamment du centre-ville de Montréal, L’Actualité, ). Ces discussions autour de l’absence de Christine Fréchette au défilé de la Fierté, me rappellent un vers De Lamartine: Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.


Plutôt que de chercher à courtiser servilement le vote LBGTQ+, ces élus ne trouveraient pas mieux à occuper leur temps à jardiner, à lire un bon livre ou passer quelques heures en famille (combien de ces politiciens se plaignent à la première occasion des difficultés qu’ils éprouvent à concilier famille et travail) . J’excepte évidemment de cette considération, Charles Milliard qui est un «naturel»pour une telle démonstration de Fierté.

Le temps est peut-être venu pour la classe politique de se demander s’il est toujours souhaitable de s’associer à une activité aussi manifestement communautaire. En souhaitant vivement, que nos élus choisissent de "ne pas y être «  à compter de l’an prochain.

Sunday, August 9, 2026

Osez pour vrai, vraiment?

 



Le Parti conservateur du Québec a dévoilé son slogan électoral en vue des élections du 15 octobre prochain. Les conservateurs iront à la bataille avec le slogan «Oser pour vrai». 

Puisque qu’Éric Duhaime entend mener ses troupes sous ce slogan, les électeurs québécois sont en droit de se demander si ce slogan, n’est que cela, à savoir  un slogan. 

S’il faut se fier à Éric Duhaime: «Pourquoi « oser»? Parce que la CAQ, le Parti Québécois et le Parti libéral du Québec proposent des variantes toujours du même vieux modèle bureaucratique », a expliqué Éric Duhaime en conférence de presse devant l’Assemblée nationale. À l’inverse, son parti compte bousculer «les vaches sacrées» at-il ajouté.[…] Le chef conservateur a ensuite décliné les grands pans de son programme, qui sera détaillé durant la campagne électorale. Sa formation souhaite notamment baisser les taxes et les impôts, faire une plus grande place au privé en santé et «libéraliser» la construction de nouveaux logements au Québec.» (Voici le slogan de campagne Parti conservateur du Québec, Journal de Montréal, 6 août). Pour un homme qui veut «Osez pour vrai», avec de tel programme, Éric Duhaime ne sort guère de son habituelle ornière libertarienne, pour l’audace on repassera. N‘est pas Danton, qui veut. Si Éric Duhaime est sérieux et compte vraiment «Osez pour vrai», je lui suggère de revenir sur l’une de ses déclarations récentes et de nous prouver qu’il entend vraiment «bousculer les vaches sacrées».Au Québec, depuis le jugement de la Cour suprême dans la cause Morgentaler  l’une de ces vaches sacrées est le droit à l’avortement. Si Éric Duhaime est sérieux, dans son intention d’"oser pour vrai", je lui propose de prendre par les cornes, une vraie vache sacrée, le droit à l’avortement . Le Parti conservateur du Québec est un parti «pro-choix», selon son chef Éric Duhaime, qui ferme la porte à ouvrir un débat sur avortement au sein de sa formation après que des propos d’un candidat ont (sic) r surface. «On a toujours été un parti pro-choix et cette politique ne changera absolument pas», a indiqué le chef Éric Duhaime , précisant au passage que cette question relève du fédéral. «Je peux vous dire qu’il n’y aura de débat à l’intérieur de nos rangs sur cet enjeu.»

 

 


 

Le candidat du Parti dans Chute-de-la-Chaudière et ex-animateur de CHOI Radio X, Dominique Dumas, a été questionné sur des propos qu’il aurait tenus dans le passé sur les réseaux sociaux, indiquant qu’il était ouvert à limiter le droit d’avorter au Canada. Il aurait notamment exprimé un malaise en lien avec les avortements tardifs […]» («Pas de débat» sur l’avortement au sein du PCQ, dit Duhaime, Radio-Canada, 4 août).

«Dominique «Doom» Dumas croit qu’il faudrait un débat pour encadrer l’avortement au Canada. Son chef , Éric Duhaime, prévient toutefois qu’il devra suivre aligne du parti, résolument pro-choix. Par le passé, l’ex-animateur de radio à CHOI Radio-X a plaidé en faveur de «balises» les  avortements tardifs  et «sexo-sélectifs» (Propos de Dominique «Doom»  Dumas sur l’avortement: Éric Duhaime imposera la ligne de parti, TVA Nouvelles, 4 août). Dominique Dumas ne  propose pas d’abolir le droit à l’avortement, mais de «baliser» deux formes particulièrement odieuses d’avortement; les avortements tardifs et les avortements sexo-sélectifs. Si Éric Duhaime veut vraiment «bousculer des vaches sacrées», il pourrait laisser son parti débattre de la question de l’avortement, je ne m‘attend même pas à ce qu’il se prononce personnellement contre l’avortement, mais qu’il «ose pour vrai» en laissant ses militants débattre de la question. Éric Duhaime n’osera pas oser jusque là, validant le mot de Thierry Maulnier voulant que: Conservateur, voilà un mot qui commence bien mal!

Friday, August 7, 2026

Tous égaux…

 



L’égalité de tous devant la loi est l’un des piliers de l’État de droit. C’est ainsi que la majorité des Québécois, et moi, entendent les choses. La majorité des Québécois, mais pas Hydro-Québec: «Hydro-Québec devrait renoncer à plus de 250 millions de dollars de factures d’électricité impayées par des membres des communautés autochtones, selon un rapport qu’elle a commandé. La société d’État dit étudier les propositions du rapport, qui lui a été remis vendredi. Hydro-Québec souhaite se réconcilier avec les Premières Nations et les Inuit, mais elle tient aussi à assurer l’équité avec ses autres clients.» En 2024, une enquête de Radio-Canada avait chiffré pour la première fois ces arriérés de paiement qui réent un malaise depuis des années au sein de la société d’État, qui n’ose pas réclamer l’argent ni couper le courant. À Matimekush-Lac John, à la frontière du Labrador. les clients résidentiels avaient en moyenne 65 000$ de factures en souffrance, en 2024. Et à Chisasibi, près dela Baie James, la moyenne était d’environ 39 000$. Plusieurs chefs de communautés se sont publiquement déclarés en faveur d’une électricité gratuite pour leurs membres puisqu’elle provient de l’exploitation de leur territoire traditionnel (ceux qui veulent voir dans l’évocation de ces territoires traditionnels, un écho des «territoires non cédés» chers à certains de nos élus, sont bien évidemment invités à le faire, NDA). Il n’existe ni entente ni traité qui reconnaît aux membres des Premières Nations et aux Inuit le droit de ne pas payer leurs factures d’électricité.[…] En novembre 2024, à la suite de l’enquête de Radio-Canada, Hydro-Québec avait mandaté le juge à la retraite François Rolland pour lui faire des recommandations indépendantes pour régler cet enjeu. 





Remettre la gestion des dettes aux conseils de bande. (Intertitre, en caractères gras, dans le texte d’origine)  La recommandation la plus significative de François Rolland stipule qu’«Hydro-Québec devrait céder aux Premières Nations et aux Inuit les arriérés non prescrits des factures d’électricité afin qu’ils décident eux-mêmes s’ils souhaitent les recouvrer». En d’autres termes, cela signifie que la société d’État renoncerait à récupérer l’argent et transférerait la gestion de ces dettes au conseils de bande. Chaque autorité aurait à décider elle-même si leurs membres doivent lui payer leurs dettes ou si elle préfère les effacer. 

« Cette recommandation s’inscrit dans un contexte de réconciliation économique afin de bâtir de nouvelles relations fondées sur le respect, la confiance et la reconnaissance des réalités historiques et contemporaines vécues parles Premières Nations et les Inuit.» (en caractères gras dans le texte d’origine)

François Rolland, dans son rapport remis à Hydro-Québec


L’ex-juge Rolland suggère aussi à Hydro-Québec d’offrir aux communautés «la possibilité d’une facturation unique par l’entremise du conseil de bande». Le conseil de bande se chargerait de percevoir auprès des consommateurs et payerait ensuite Hydro-Québec.»

(Hydro-Québec pourrait effacer les dettes dans les communautés autochtones», Radio-Canada, 28 juillet) 

Je suis convaincu qu’il n’est pas un lecteur de ce blogue qui ne souhaiterait se «réconcilier» avec Hydro-Québec, aux conditions proposées par le juge à la retraite François Rolland.Ce modus operandi, à défaut de permettre l’égalité de tous devant la loi, permettrait peut-être l’égalité de tous devant cet État dans l’État qu'est l’Hydro.