Pour une rare fois, l’un de nos quotidiens a braqué ses projecteurs vers les coulisses de la vie politique internationale. Délaissant les marionnettes qui s’agitent à l’avant-scène Le Journal de Montréal (le temps d’un article) s’est intéressé à ceux qui tirent vraiment les ficelles).
Jean-François Cloutier nous apprenait ainsi que Mark Carney participait régulièrement aux rencontres du groupe du Bilderberg! (On regrettera le ton léger de l’article. Comme si le journaliste s’étonnait lui-même de son audace et voulait désamorcer le caractère explosif de l’information. À le lire on croirait pour un peu que le Bildberger est une innocente assemblée de notables se réunissant au club house du golf local pour discuter de règlements de zonage ou de limites de vitesse dans les zones scolaires, alors que les participants aux réunions de Bildberger discute et décide de notre sort. À moins qu’en parlant de «mystérieux club privé réunissant l’élite de l’élite» Le journaliste Jean-François Cloutier ne cherche-t-il pas à titiller le lecteur en tentant de nous faire croire à un Mark Carney vaguement libertin appartenant à un club privé reprenant les pratiques de Wide eyes shut, le film de Stanley Kubrick, mettant en vedette Tom Cruise et Nicole Kidman ,NDA).
Mark Carney, l’homme surgi de nulle part et débarqué dans le paysage politique canadien, ne fait pas que participer aux travaux de Bildberger. « Mark Carney a fait partie du comité de direction (steering committee en anglais) de l’organisation transatlantique Bildberger à partir de juin 2020. Il n’a quitté ses fonctions que tout récemment, à la mi-janvier 2025. Il a été participant aux conférences du groupe en 2011 et 2012, en 2018 et 2019 et de 2022 à 2024, selon un porte-parole de Bildberger contacté par notreBureau d’enquête. À ce titre, il y a notamment croisé Jared Kushner, le gendre du président Donald Trump, en 2019. «La liste d’invités de Bildberger se lit comme un répertoire de conspirationniste de ce qui gouverne le monde», écrivait le journal The Guardian l’an dernier, Créé en 1954, Bildberger réunit chaque année pour trois jours entre 120 et 140 personnes, surtout des Américains et des Européens qui ont le droit d’assister à l’évènement sur invitation. L’évènement annuel est entouré de mystère: puisqu’il n’y a aucun compte rendu public des échanges, les participants ne sont pas limités par leurs fonctions officielles dans leurs propos . « Il n’y a pas d’agenda détaillé, aucune résolution n’est proposée et aucun énoncé de politique n’est émis», indique le site de Bildberger. Sans être des membres au même titre que Mark Carney l’était , les anciens premier ministres canadiens Pierre Elliot Trudeau, Jean Chrétien, Paul Martin et Stephen Harper ont notamment assisté dans le passé à des conférences Bildberger. Le comité de direction dont a fait partie Carney, composé actuellement de 30 personnes, est chargé de préparer le programme de la réunion de même que ‘assurer la sélection des participants. C’est le comité qui contrôle l’agenda et qui établit la liste des participants. Il choisit les sujets qui seront abordés et par qui il le seront, selon le journal britannique The Independent.(Mark Carney, membre du mystérieux club privé Bildberger, fraye acec l’élite de l’élite, Journal de Montréal, 29 mars), alors qu’ils sont appelés à choisir bientôt leur premier ministre, les Canadiens devraient s’interroger sur cet homme sorti de nulle part et sur ses liens avec l’hyper classe mondialiste. Dans quelle mesure Mark Carney considère-t-il qu’il est d’abord responsable devant les Canadiens et non devant ses amis du Bildberger, poser la question, c’est y répondre.