Réinterpréter l’histoire peut s’avérer un exercice périlleux et propice à l’ouverture de boîtes de Pandore. Illustration de ce phénomène, La réaction de la Société-Sean-Jean-Baptiste de Montréal (SSJM-M)à la Journée des Patriotes 2026. La SSJB-M choisissant de mettre l’accent sur le rôle des femmes dans La Rébellion des Patriotes. «Ces femmes n‘avaient ni le droit de vote ni de véritable place dans l’espace politique officiel. Malgré cela, elles ont joué un rôle fondamental dans le mouvement patriote. Elles organisaient des réunions secrètes, fabriquaient des drapeaux, cousaient des vêtements, préparaient des munitions, cachaient des Patriotes recherchés et coordonnaient la logistique des exils aux États-Unis, transmettaient des messages soutenaient les familles frappées par la répression britannique. Elles risquaient leur vie pour protégeriez combattants et nourrissaient même lesprisonniers.» (Les femme patriotes oubliées, Journal de Montréal,16 mai). Loin de moi l’idée de vouloir minimiser de le rôle des femmes Patriotes, mais il faut résister à cette idée de «fragmenter » ce moment important de notre histoire profit d’intérêts particuliers . Une seule attitude convient face à la Rébellion des Patriotes. Pour la Rébellion des Patriotes, il faut s’inspirer de la position de Georges Clémenceau sur la Révolution française. Pour Georges Clemenceau: «la Révolution française est un bloc».
De même afin d’éviter la «fragmentation» de la Rébellion auquel nous conduit la position de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal, il faut se convaincre que la Ré bellion est «un bloc». Dans l’ actuel état intellectuel de nos sociétés, faut-il craindre que cet intérêt pour les femmes patriotes ne se transforme demain en intérêt pour d’éventuels Patriotes LBGTQ+, il n’y a pas pour l’heure de tel patriote, Je suis pourtant convaincu qu’en épluchant la correspondance des Patriotes, il serait possible trouver un mot ou une phrase prêtant à interprétation et que dans quelques années d’ici, la Fondation Émergence ne se fende d’un papier intitulé, «Les LBGTQ+ patriotes oubliés».






