Wednesday, April 2, 2025

Sir Mark!

 



Quel genre de Canadien est donc Mark Carney? Quel genre de citoyen est celui qui sollicite notre confiance et entretient l’ambition de devenir le premier ministre du Canada? S’il faut se fier aux révélations de Radio-Canada ce matin (26 mars), Mark Carney ne se considère pas comme un citoyen canadien lambda, Les vulgaires contraintes de l’impôt, contraintes que subissent la grande majorité des Canadiens ne sont pas pour lui! Des contraintes qu’ils considèrent peut être inutilement fastidieuses et vulgaires. La familiarité de Mark Carney avec le merveilleux monde des Paradis fiscaux le rattrape, «L’utilisation de paradis fiscaux «n’est pas illégale» a rappelé le fiscaliste André Laureau, professeur associé la Faculté de droit de l’Université Laval en entrevue à Midi info diffusé sur ICI Première. « Si une société l’utilise pour camoufler des revenus et ne pas les divulguer aux autorités canadiennes , alors ça devient de l’évasion fiscale» a-t-il nuancé. Selon lui, les sociétés enregistrées dans un paradis fiscal n’ont pas à payer de ‘l’impôt sur leurs profits rapatriés au Canada. Toutefois, en vertu d’un «accord de renseignement» ces entreprises acceptent en retour «que le Canada se mette le nez dans leurs affaires» afin de s’assurer que l’argent ne soit pas issu de la criminalité. «les particuliers, eux, devront payer de l‘impôt sur leur revenu de dividende, d’intérêt ou d’autres» a-t-il expliqué, abondant dans le même sens que M. Carney. 

 


 

 

Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre. a ridiculisé la réponse de son adversaire libéral, argumentant qu’il ne voit pas l’utilité d’investir de l’argent aux Bermudes si l’on doit payer des impôts au Canada de toute façon. «C’est ridicule , ce que M. Carney suggère.» «Il prétend que, d’une manière ou d’une autre, cet argent est canalisé grâce à une économie d’impôt aux Bermudes pour ensuite re venir au Canada. Pourquoi ne pas le laisser au Canada en premier lieu? Ça ne fait pas de sens» a-t-il ajouté « Il dit qu’il sait comment fonctionne le monde, eh bien, il sait comment le faire fonctionner pour lui et contre vous. Et c’est ce qu’il fera en tant que premier ministre. En point de presse à Montmagny, au Québec. M. Poilievre a réitéré sa demande que M. Carney dévoile ses actifs, argumentant qu’il les cache dans un paradis fiscal pour éviter les impôts imposés aux travailleurs canadiens. «Si le plombier, le mécanicien ou les travailleurs paient leurs taxes ici au Canada, M. Carney et les milliardaires devraient payer leurs taxes ici aussi» a ajouté le chef conservateur» (Le chef libéral sommé de dévoiler ses actifs, La Presse, 26 mars).  

En se considérant comme au-dessus de la corvée de l’impôt, Mark Carney donne une preuve de plus qu’il considère bien appartenir à une caste supérieure au celle du vulgum pecus canadien. Nous n’avions pas vraiment besoin de cette preuve pour le considérer comme l’un des membres de cette caste élitiste qui gouverne le monde et n’a de loyauté qu’au Dieu Dollar. De Justin Trudeau passant ses vacances sur une île de l’Aga Khan à Mark Carney ayant recours aux paradis fiscaux, le Canada est mûr pour un gouvernement populiste anti élitiste! Le Mark Carney qui se révèle ainsi à nous, s’avère élitiste et oligarque, ce Mark Carney est une belle illustration de cette hyper classe mondialiste qui sait mieux que nous ce qui est mieux pour nous. Il sera accueilli comme un membre du sérail au World Economic Forum de Davos. Souhaitons simplement, sans trop y croire, qu’il ne s’y trouve pas au titre des premier ministre du Canada. Souhaitons que  cette histoire de paradis fiscal colle à Mark Carney tout au long de la campagne électoral et qu’il soit interrogé quotidiennement sur cette magnifique «casserole».

casserole"




Friday, March 21, 2025

Au revoir, Gabriel

 



Gabriel Nadeau-Dubois (GND) tourne la page: «Usé»épar les dissensions internes, les remises en question répétées de son leadership et par la vie de jeune père, le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois tire un trait sur sa vie politique. Le député de Gouin, en poste depuis 2017, a confirmé jeudi qu’il renonçait à la co-direction du parti et au titre  de leader parlementaire de QS. Il conserve tout de même son poste de simple député jusqu’au prochaines élections de 2026»(«Usé», Gabriel Nadeau-Dubois ne sollicitera pas un autre mandat, Le Devoir, 20 mars).Je ne crois pas au départ définitif de GND de la vie politique. Je crois que celui qui a vu les fées se pencher sur son berceau peut légitimement se «considérer en réserve de la République», la République étant ici, Québec solidaire. La vie de jeune père ne dure qu’un temps et, à mon avis, les dissensions internes de Québec solidaire sont appelées à se résorber, idem pour les remises en questions de son leadership, les Solidaires rendront probablement compte au fil des mois et des sondages que GND demeure leur meilleur porte-drapeau. porte-parole articulé  l’ex leader étudiant était de surcroit devenu un parlementaire aguerri, à des coudées au dessus de la majorité des députés caquistes, des députés aqueux, i.e., incolores, inodores et sans saveur. Un GND qui excellait dans le rôle d’épine au pied de François Legault. S’il veut survivre, Québec solidaire devra emprunter la voie proposée par GND lorsque ce dernier a évoqué, en mai 2024, le fait que Québec solidaire devait devenir un «parti de gouvernement»., Une mutation demandant selon GND: «À son avis, deux grandes réformes s’imposent pour le parti: une refonte de son programme et un changement de structure. «Le programme de Québec solidaire a été rédigé il y a longtemps, à partir de 2006. C’est un document qui, à l’époque était d’actualité, mais depuis, le Québec changé, le monde a changé.» La structure de QS qui a aussi été décidée à une époque ou ce parti «n’avait pas de député et par a suite, seulement quelques députés», doit quant à elle être «plus efficace, moins lourde et plus simple» a-t-il ajouté.»(Québec solidaire doit devenir «un parti de gouvernement»dit Gabriel Nadeau-Dubois, Radio-Canada, 1er mai 2024). 

Nul doute que GND ne demeurera présent et actif dans les coulisses de QS et travaillera à convaincre les Solidaires de se résoudre à cette mutation a moins qu’ils ne tiennent à connaître encore des soirées comme celle de l’élection partielle dans Terrebonne lundi dernier et se résoudre encore et encore à finir la soirée avec 4,55%des suffrages exprimés  et voir le Parti québécois emporter le siège. 

 


 

 

C’est pour cela que je crois qu’il est plus prudent de nous satisfaire aujourd’hui d’un «Au revoir, Gabriel!».Il serait prématuré, à mon avis, d’enterrer politiquement Gabriel Nadeau-Dubois!

Saturday, March 15, 2025

Toponymie en folie

 


Dans la foulée de l’adoption de la Loi 21 et du retrait du crucifix du Salon bleu de l’Assemblée nationale, il s’était trouvé certains Québécois tenants d’un laïcisme radical pour souhaiter l’abolition de la croix du Mont-Royal. De même, participant du même zèle laïciste, ils s’en étaient trouvé pour regretter la croix blanche ornant le fleurdelisé. À ce moment, je me souviens avoir pensé que ces voeux formulés par quelques fanatiques de la laïcité avaient peu de chances de se réaliser un jour. 

J’en suis aujourd’hui moins convaincu.  

« Laïcité oblige, les symboles religieux et les références à la religion ne disparaissent pas seulement  de l’accoutrement des profs, mais aussi progressivement du nom des écoles. Au diable Saint-Louis, Saint-Roch ou Notre-Dame-de-Roc Amadour. Les noms des établissements scolaires sont peu à peu remplacés par des appellations inspirées de la nature, de la faune ou de la situation géographique. La porte-parole du Centre de services scolaires (CSS) de la Capitale, Jade Thibodeau, explique que certains milieux souhaitaient rendre la dénomination de leurs écoles plus «neutres». Mais ce mouvement est antérieur à la loi 21. Une volonté de remodeler le paysage toponymique québécois à rapprocher de l’intention de la Société de transport de Montréal,  de doter les Montréalais et Montréalaises d’un réseau de métro de Montréal à la toponymie «inclusive et féministe»(Voir ce blogue, Woke sur toute la ligne, 11 mars. Ce CSS de la région de Québec s’est doté d’un encadrement pour mener à bien le processus de changement de nom. Ce qui a permis à l’école Saint-Roch d’être rebaptisée l’École des Berges, à l’établissement Chanoine-Côté de devenir l’école Sans-Frontière et à l’école Notre-Dame-de-Roc Amadour d’être renommée l’école secondaire de la Cité. Exit les figures emblématiques de l’héritage catholique ‘ici et d’ailleurs. 

 


 

 

Notons toutefois qu’il n’est pas questionné de la religion dans les critères à respecter ou à éviter pour modifier l’appellation d’un établissement d’enseignement. Mais le conseil d’établissement doit faire valider sa décision auprès de la Commission de toponymie et du ministère de l’Éducation. La nouvelle dénomination doit notamment favoriser un sentiment d’appartenance et avoir un caractère signifiant, positif et de pérennité.[…] C’est ainsi que les nouveaux établissements scolaires du coin inaugurés récemment ont opté pour des noms plus «neutres», comme l’école des explorateurs, de la Myriade , de l’Étoile -du-Nord et Stadacona. Et le CSS de la Capitale n’est pas le seul. Plusieurs de ces pairs ont fait de même. À Montréal, l’école Saint-Louis située dans le Mile-End, connue pour son programme arts-études en art dramatique , se nomme désormais l’école Robert-Gravel, en l’honneur de l’homme de théâtre québécois. L’École des Monarques a aussi remplacé les établissements Saint-Jean-Vianney et Marie-Rollet. Plus récemment, l’établissement Saint-Louis-de-Gonzague a troqué son nom inspiré du jésuite d’origine italienne pour celui de l’école pour celui de l’école Jean-Paul Riopelle. C’est là que l’artiste québécois a été initié à la peinture.»(Laïcité: des écoles débaptisées, Journal de Montréal, 11 mars)

Ceux qui pouvaient s’alarmer et craindre la disparition pièce par pièce du patrimoine religieux religieux du Québec peuvent se rassurer et respirer. Le patrimoine religieux du Québec a trouvé un héraut:«Le ministre Bernard Drainville préférerait quelles écoles du Québec conservent leur nom historique lié au patrimoine religieux, même si la décision revient aux centres de services scolaires et conseils d’établissements. La laïcité de l’État et des écoles n’est «absolument» pas contradictoire avec la préservation de notre histoire, fait-on valoir au cabinet du ministre de l’Éducation. «On peut affirmer notre laïcité tout en affirmant notre parcours historique», plaide-t-on. […] Pourtant rien dans la loi 21 n’oblige les établissements à modifier leur dénomination. «Au contraire, notre parcours historique et notre patrimoine incluant les figures emblématiques et les références toponymiques, peuvent être protégés et la loi permet de préserver leurs noms », insiste l’équipe de Bernard Drainville.[…] En effet, la législation interdit aux enseignants de porters signes religieux et affirme la laïcité de l’État québécois. Mais un article permet aux institutions comme les écoles de conserver leur nom d’origine de même que les symboles religieux qui ornent leurs bâtiments depuis des lustres. Le ministres s’en remet toutefois aux principaux concernés pour faire le bon choix.»Maintenant, et même si ce n’est pas notre préférence, ces décisions sont prises localement en vertu des responsabilités conférées aux conseils d’établissement et aux centres de services scolaires»(Le passé religieux effacé: Drainville préfère que les écoles conservent leur nom d’origine, Journal de Montréal, 13 mars)

C’est là que le bat blesse; il suffira qu’un conseil d’établissement soit «tenu» par un noyau résolument laïciste et s’engouffre dans la porte béante «des décisions prises localement» pour qu’une école répondant au nom de «Sacré-Coeur» ou de «Saint-Esprit» depuis des lunes ne se transforme en vulgaire école des Quatre-vents ou en école des Quatre Points cardinaux. Combien de temps avant que le Collège Jean-de-Brébeuf à Montréal ne devienne le collège Justin Trudeau (transformation interdite pour l’instant car Justin Trudeau est toujours vivant).

Combien de temps avant que le collège Regina Assumpta dans le nord dela ville de Montréal ne se transforme en collège Mélanie Joly. (elle-même une ancienne étudiante de Regina Assumpta)? (transformation interdite pour l’instant car Mme Joly est toujours de ce monde).

Tuesday, March 11, 2025

Woke sur toute la ligne

 



Il y a une maxime américain que j’aime bien: If it ain’t broken, don’t fix it, Ce qui pourrait se traduire sommairement par ne changer que ce qui fonctionne mal,

Cette maxime m’est immédiatement à l’esprit en prenant connaissance du plus récent projet concocté par quelques grands esprits montréalais. «Après New York, Londres et àBarcelone, Montréal se dote désormais d’une carte interactive célébrant la femme dans les 68 stations du métro qui portent à l’occasion le nom de femmes ou de duo de femmes ayant marqué l’histoire de la métropole québécoise. L’initiative revient à la chercheuse et autrice Chantal Ringuet, en cocréation avec l’Université de Montréal et en partenariat avec la société de transport de Montréal (STM) et vise à transformer l’imaginaire du public sur la ville dans une perspective féministe et inclusive. La rencontre des mots «féministe et  inclusive» a en partant de quoi nous inquiéter («Montréal, ville de femmes» :une carte interactive pour célébrer la femme dans le métro, Journal de Montréal, 7 mars). Je ne balaie pas du revers de la main, l’idée de donner à des stations du métro de Montréal, Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys sont indubitablement dignes d’un tel hommage. 

 

 

Image principale de l'article Les stations renommées en l’honneur de femmes

 

Il ne faut pas pratiquer un machisme incontrôlé et gratter longtemps pour déceler sous ce féminisme «inclusif» un incontestable parfum de cancel culture. Cet aggiornamento woke conduirait à la disparition de figures importantes de notre histoire. J’en veux pour preuve le fait de rebaptiser Le terminus nord de la ligne bleue devrait être connue sous le station Thérèse-Casgrain (exit Henri-Bourassa) et de rebaptiser la station qui se trouve au pied de l’Université de Montréal,Dominique Fortier (romancière et traductrice québécoise), faisant disparaître le nom d’Édouard-Monpetit Pour sa part la station qui assure les correspondance entre les lignes bleue et verte perdra son nom de Lionel Groulx afin de devenir la station Daisy Peterson (la soeur du pianiste de jazz, Oscar Peterson). De même, Jean-Talon passerait lui aussi à la moulinette «féministe et inclusive», la station Jean-Talon étant appelée à devenir la station Lassa de Sela (une chanteuse américano mexicaine). Même le père du métro de Montréal, Jean Drapeau n’échappe pas à la médecine «féministe et inclusive» de Madame Ringuet et de ses complices de l’Université de Montréal et de la STM,  il lui faudra céder sa place à la danseuse et chorégraphe Louise Lecavalier (figure emblématique entre autre de la troupe de danse Lala Human steps). 

Toutes les proposition de Mme Ringuet ne sont pas aussi détestables que celle de cette vielle communiste de Léa Roback.

Certaines propositions peuvent même apparaître comme sympathiques, les auditeurs qui se souviennent avec plaisir de Fanfreluche ne seront pas malheureux d’utiliser la station Kim Yarochevkaya. Les usagers de la station Longueuil (terminus de la ligne jaune) devront eux se faire à l’idée d’utiliser la station Kim Thuy. Une telle initiative ne pouvait manquer de susciter des réactions; la chroniqueuse du Journal de Montréal, Sophie Durocher considère que l’oubli des noms de PaulineMarois comme première première ministre du Québec et Janette Bertrand «journaliste et comédienne très admirée par des générations de femmes» sont des «oublis monumentaux»(Pauline Marois et Janette Bertrand oubliées de la carte du métro rebaptisée pour les femmes:«c’est une forme de gifle, déplore Sophie Durocher, Journal de Montréal, 7 mars). ne faisant pas partie du fan club de Janette Bertrand. Je laisse Sophie Durocher aux bons soins de Richard Martineau. Me Durocher devrait survivre à cette gifle. Si Pauline Marois et Janette Bertrand ne semblent pas satisfaire les exigences «féministes et inclusives» de Mme Ringuet; je lui propose deux noms qui eux devraient satisfaire ces exigences «féministes et inclusives» puisqu’ils y ajoutent celui de l’intersectionnalité, je pense à deux artistes, femmes et LBGTiQ, Clémence Desrochers et Rose Ouellette (La Poune), il faut être woke ou ne pas l’être. Deux stations ou, si elles doivent voir le jour, séviront comme dans le reste du réseau, itinérants, agressions et incivilités.

Saturday, March 8, 2025

Une fois de plus

 



Une fois de plus, les États-Unis abandonnent un allié. «Trois jours après la rencontre tendue entre le président américain Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, les États-Unis ont sévi contre l’Ukraine en gelant l’assistance militaire qu’ils lui apportent ont rapporté lundi soir plusieurs média citant des sources gouvernementales»(Washington met de la pression sur l’Ukraine en suspendant son aide militaire, Radio-Canada, 3 mars). 


 

 

Aujourd’hui l’Ukraine, hier le Sud-Vietnam (en 1975), et le shah d’Iran(en 1979). Il ne fait pas bon compter sur l’amitié américaine lorsque les choses comptent, tant la trahison semble faire partie de l’ADN de l’Oncle Sam. À ranger au chapitre ces «trahisons», l’imposition aujourd’hui des tarifs américains sur les exportations canadiennes. Demain, le largage de Taïwan (Après l’Ukraine, au tour de Taïwan, Radio-Canada, 4mars).Henry Kissinger, ancien secrétaire d’État des États-Unis sous les présidences de Richard Nixon et Gerald Ford, a admirablement résumé ce qui résulte de cette pratique américaine en matière de politique extérieure; selon lui: Être un ennemi des États-Unis est dangereux, mais être son ami est fatal. 



Thursday, February 20, 2025

Tellement québécois

 



Le ministère de l’Éducation a dévoilé vendredi le plan d’action relatif l’école Bedford, plan d’action rédigé par Jean-Pierre Aubin (ancien directeur général de la Commission scolaire de Laval) et Malika Habel (ancienne directrice générale du Collège de Maisonneuve) afin de ramener l’établissement dans le droit chemin. Un rapport dévastateur publié en octobre dernier faisait état d’un climat toxique imposé par une clique d’enseignants à l’école Bedford qualifié de «clan dominant». Décrit dans le rapport comme étant «surtout composé d’enseignants d’origine maghrébine», faisait notamment régner un climat d’intimidation envers les autres enseignants et les élèves (voir ce blogue, L’éléphant dans la pièce, 14 octobre 2024, La laïcité et son ministre, 17 octobre 2024). Le plan d’action conclut que «Les enseignants québécois devrait être évalués aux deux ans par la direction d’école en présence, au besoin, d’un expert indépendant. La proposition des accompagnateurs nommés l’automne dernier pour faire la lumière sur la situation à l’école Bedford risque de faire réagir dans le monde l’éducation.» (Évaluation aux deux ans pour tous les enseignants du Québec suggère un rapport, La Presse, 14 février). «En plus de proposer des actions ciblées pour l’École Bedford uniquement, ils vont beaucoup plus loin, allant jusqu’à recommander des changements à la Loi sur l’instruction publique.» «Des changements législatifs permettraient de mettre en oeuvre des actions structurantes de plus grande ampleur pour régler certains problèmes mis à jour à l’école Bedford, mais qui pourraient se retrouver dans bien d’autres écoles, que ce soit aujourd’hui ou dans le futur» soulignent ensuite les accompagnateurs. Parmi ces changements: l’obligation pour les directions d’école d’évaluer aux deux ans leurs enseignants , et ce en présence d’un expert indépendant au besoin. Une telle mesure introduirait selon eux une «imputabilité, tant chez les directions d’école que chez les enseignants». Ils recommandent également d’inclure dans la Loi sur l’Instruction publique»un article qui interdit «toute manifestation activité d’ordre religieux dans l’école, que ce soit pendant ou après les heures de classe». Y intégrer l’obligation de parler français dans tous les espaces pouvant être fréquentés par des élèves devrait aussi être considéré selon eux.»[…]Le président de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), Richard Bergevin déplore que le plan d’action généralise «une situation pointue» à l’ensemble du Québec. «Le rapport ratisse beaucoup trop large par rapport à son mandat qui était d’évaluer ce qui s’était passé à Bedford», estime -t-il.»

 


 

 

Il n’y a pas que dans les milieux de l’éducation que le rapport des «accompagnateurs» soulèvera des question.

Première question, pourquoi ce sursis de deux ans avant d’évaluer ou de réévaluer les enseignants du Québec? Deux ans, cela laisse bien du temps pour faire du prosélytisme religieux. Le président de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) a bien raison de souligner le caractère top large du rapport. Le rapport astreindra enseignants et directions d’école à ces évaluations aux deux ans pour éviter la répétition de la situation vécue à l’école Bedford, nous avons là un bel exemple de «culpabilité collective».

Plutôt que d’évaluer aux deux ans, si les directions d’école évaluait trimestriellement ou semestriellement la maîtrise par les étudiants des éléments du programme de base préconisé par le ministère de l’Éducation. Les enseignants des groupes d’étudiants ne maitrisant pas ou ignorant ces éléments devraient s’expliquer devant la direction d’école. Pour l’instant, et en attendant de voir un jour le couperet tombé sur d’éventuels nouveaux «clans dominants», le rapport qui «à la québécoise» se refuse à nommer la bête, suinte la rectitude politique et la bienpensance. Vous voulez un rapport qui ne secoue pas les colonnes du temple, confiez la rédaction de ce rapport à des «accompagnateurs» ayant fait carrière dans le sérail comme M. Aubin et Madame Habel, ils sauront comment pondre un rapport «compatible» avec les attentes du système.

Au moment du dépôt du rapport, Bernard Drainville parlait de «mesures fortes». Puisqu’il faut parler de «mesures fortes», retournons à la source de toutes cette histoire. Retour donc à l’école Bedford; La Presse nous apprenaient, le 17 février que les enseignants du «clan dominant» ont fait l’objet de «mesures fortes». «Le centre de service scolaire de Montréal (CSSDM) confirme que les enseignants suspendus administrativement avec traitement pour la durée des comités d’enquête sont toujours rémunérés puisque le processus n’est pas encore terminé». (Les 11 enseignants suspendus pourraient être payés encore longtemps, La Presse, 17 février). Ces 11 enseignants «maghrébins» sont suspendus depuis la mi-octobre. Voilà quatre mois que ces enseignants doivent être morts de rire confortablement installés sur leurs tapis de prières à la maison. Rien pour s’étonner, tout cela est tellement québécois, crainte de nommer le véritable responsable de tout ce gâchis, crainte de prendre de vraies «mesures fortes» (allant jusqu’au congédiement).  

Chers lecteurs de ce blogue, est-ce que l’un d’entre vous a entendu prononcer le mot dhimmitude?

Friday, February 14, 2025

Délirant

 



Difficile de se résoudre à l’usage d’un autre mot devant la dernière proposition de Donald: «Donald Trump a fait une annonce extraordinaire mardi, disant vouloir prendre «le contrôle» de la bande de Gaza dévastée par la guerre, une proposition qui pourrait «changer l’histoire» selon le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou.»(Trump veut prendre « possession a bande de Gaza dévastée, Le Devoir, 4 février) prenons connaissance de la dernière proposition de Donald Trump voulant que la bande de Gaza devienne territoire américain. Proposition faite alors que Donald Trump se trouvait aux côtés de son patron; le premier ministre d’Israël, Benyamin Netanayou. La proposition du président Trump avait été précédé d’une déclaration à l’effet de déplacer deux millions de Gazaouis vers l’Égypte et la Jordanie

afin «de faire le ménage» dans Gaza dévastée par les bons offices de Tsahal. Le plan de Donald Trump a déjà du plomb dans l’aile: «Le président américain a également répété que les habitants de Gaza pourraient aller vivre en Jordanie et en Égypte , malgré l’opposition de ces pays et des Palestiniens eux-mêmes.» «Les États-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza et nous allons faire du bon boulot avec », a déclaré le président américain lors d’une conférence de presse aux côtés de M. Nétanyahou, parlant du territoire palestinien comme d’un «chantier de démolition» «Nous en prendrons possession et nous serons responsables du démantèlement de toutes les bombes dangereuses qui n’ont pas explosé et de toutes les armes», a-t-il ajouté, en soulignant que les États-Unis allaient «aplanir la zone et se débarrasser des bâtiments détruits» afin développer économique mentale territoire palestinien. Il ne s’est pas épanché sur la manière dont il comptait le faire , parlant d’un projet «à long terme», mais il a dit avoir parlé à d’autres pays dans la région qui ont «adoré» l’idée. «Ce n’est pas une décision prise à la légère , at-il dit, répétant son voeu de faire de Gaza la «Côte d’Azur du Moyen-Orient». 

 


 

 

Le projet de Donald Trump et sa volonté d’éradiquer les Palestiniens de la bande de Gaza est la poursuite sous pavillon américain de de la la politique israélienne menée depuis 1948. Rien de surprenant à cela, Donald Trump et Benyami Nétanyhanou sont copains comme cul et chemise, Donald Trump est le président américain le plus inféodé à à israël depuis la création de l’État d’israël; qu’il suffise de poser au déménagement de l’ambassade américaine en Israël à Tel Aviv. Si la proposition de Donald Trump devait se matérialiser, elle constituerait, une étape supplémentaire du Grand bouleversement ( la Nabka) ouvert par l’apparition en 1948 de l’État d’Israël dans la région! 

Donald Trump a-t-il vraiment en tête la transformation de la bande de Gaza en «Côte d’Azur du Moyen-Orient», «Côte d’Azur» ou Las Vegas du Moyen Orient? Compte tenu des antécédents de promoteur immobilier de Donald Trump, la deuxième hypothèse n’est pas improbable.

La proposition du président américain ne constitue pas un simple relocalisation de population, mais une véritable éradication des Palestiniens de Gaza. En effet, «Le président américain Donald Trump a affirmé que les Palestiniens n’auraient pas droit au retour dans son plan pour Gaza dans un extrait d’interview dévoilé lundi. Comme le journaliste de Fox News Bet Baier lui demandait si les Palestiniens auraient «le droit au retour» dans le territoire ravagé par la guerre,Donald Trump a répondu : «Non, il n’en auraient pas, car ils auront des logements bien meilleurs».(Trump dit que les Palestiniens n’auraient pas droit au retour dans le cadre dessin plan pour Gaza, Le Devoir, 10 février) C’est une solution finale au problème palestinien que le duo Nétanyahou-Trump dessine sous nos yeux. Le premier joue du bâton pendant des semaines en bombardant et en réduisant en poussière la Bande de Gaza, le second joue de la carotte en promettant des «logements bien meilleurs» . Des «logements bien meilleurs» dont on ne sait pas vraiment pour l’heure ou ils seront édifiés.La réalité pour les Gazaouis risque plutôt de prendre la forme de campements de fortune et de villages de tentes dans l’attente des «logements bien meilleurs» promis par Donald Trump. La Jordanie et l’Égypte considérés comme d’éventuels terres d’accueil des Gazaouis déplacés ont rapidement fait savoir qu’ils s’opposaient à l’idée. Réaction parfaitement compréhensible si l’on veut se souvenir du Septembre noir de 1971, alors que la monarchie hachémite du roi Hussein devait faire face au Fatah de YasserArafat devenu un véritable «État dans l’État». L’actuel roi de Jordanie Abdallah II, par ailleurs fils du roi Hussein, n’a probablement oublié cet épisode l’histoire de son pays «Dans son interview avec Fox News , qui sera diffusé lundi soir après que a première partie la été dimanche à l’occasion du Super Bowl , le président américain que les États-Unis allaient construire de «belles communautés» pour les quelque deux millions d’habitants de Gaza. Il pourrait y en avoir cinq, six ou deux. Mais nous construirons des communautés sûres, un peu è l’écart de l’endroit ou ils se trouvent, à ouest tout ce danger.» a ajouté M.Trump.» «Il avait également répété que les Gazaouis pourraient aller vivre en Jordanie ou en Égypte, malgré l’opposition de ces pays et de nombreux autres, ainsi que des Palestiniens eux-mêmes.»