Wednesday, November 6, 2019

Avantage Islam



Le cours d'Education la sexualité proposé par le ministère de l'Éducation ne fait pas, et n'a jamais fait, l'unanimité. Son contenu est contesté depuis les premiers jours et des parents remettent sa pertinence en question depuis le jour ou le ministère de l'Éducation  a annoncé qu'il comptait réinscrire au programme un cours d'éducation à la sexualité dans toutes les école du Québec. Prenant les devants le gouvernement a fait savoir assez rapidement qu'il n'accorderait pas d'exemptions aux parents qui en feraient la demande.C'est le premier ministre lui-même qui a rappelé la position du gouvernement, position similaire à celle du gouvernement libéral sur la question:«Le premier ministre du Québec a prévenu les parents catholiques mal à l'aise avec les cours d'éducation à la sexualité dans les écoles que leur enfants ne pourront pas en être exemptés. [...] Interrogé en point de presse jeudi, le premier ministre François Legault a répondu que les cours d'éducation à la sexualité dans les écoles «vont être obligatoires pour tout le monde». (Pas de dispense aux cours, Le Soleil, 10 janvier). En cela, François Legault n'innovait guère, il reprenait en fait la politique du ministre libéral de  l'Éducation Sébastien Proulx, son cabinet ne faisait-il pas savoir, pas l'an dernier:«Il s'agira toutefois de « cas d'exception » puis que la procédure est «stricte» explique-t-on au cabinet du ministre. «L'objectif, c'est qu'il n'y ait pas d'exemptions», précise son attaché de presse, Marie Deschamps.» (Pas facile d'obtenir des exemptions pour l'éducation à la sexualité, Journal de Québec, 22 août 2018.). Le message a visiblement été entendu pour les parents catholiques (pourquoi d'ailleurs interpeller les seuls parents catholiques?), mais il n' en n'a pas été visiblement pas été de même pour celui du ministre Proulx et du ministère de l'Éducation, les journaux nous apprenaient que près de 200 élèves étaient soustraits au cours d'éducation à la sexualité. Ce qui a attiré l'attention sur ce fait, peut en effet surprendre:» Dans l'ensemble de la province les écoles ont reçus 540 demandes d'exemptions, dont 237 ont été acceptées par les directions , selon le ministère. Or, 81% des dérogations accordées viennent de la même commission scolaire, soit Portages-de-l'Outaouais (CSPO), Ailleurs, moins d'une cinquantaine d'élèves à travers le Québec ont pu sortir de la classe pendant les ateliers. « Est-ce que ces demandes ont bien été analysées par les CSPO? demande le ministre, qui a l'intention de demander des comptes à l'organisation. Comment expliquer un tel volume dans une petite commission scolaire basée à Gatineau? 
 
 
 
Le président deParents engagés de l'Outaouais, Ibrahim Sballil croit que son organisme a eu un rôle important à jouer. Son association est composée essentiellement de parents musulmans , mais est ouverte à toutes les religions, précise-t-il. Ce sont les thèmes de l'homosexualité et de la réalité transgenre qui étaient au coeur des demandes . Plus précisément, l'idée que les gens ne choisissent pas leur orientation sexuelle que le sexe biologique ne détermine pas le genre de la personne, explique M.Sballil. Il ne reproche pas au programme d'en parler, mais il croit qu'il manque de « neutralité en présentant le point de vue religieux comme une «perspective à combattre». »Je diverge totalement , dit le ministre Roberge. Les cours d'éducation à la sexualité ne sont ni proreligion ni antireligion. (Éducation à la sexualité: plus de 200 élèves exemptés,Le Journal de Montréal, 4 novembre) Le fait que le cours 'éducation à la sexualité heurte les sensibilités et les valeurs des parents catholiques comme musulmans semblent échapper totalement au ministre de l'Éducation.
À quoi tient succès des Parents engagés de l'Outaouais?À sa pugnacité, à l'efficacité de son lobbying, au fait qu'il ait ciblé une petite commission scolaire? Parions plutôt que sa composition:»essentiellement des parents musulmans» explique dans les faits le succès des Parents engagés de l'Outaouais. Nous serions tentés de dire à ces parents appréciez votre victoire, l'abolition prochaine des commissions scolaires vous laissera seuls devant le ministère, encore qu'il faille redouter que la fermeté du ministère ne soit réservée aux seuls catholiques et non aux musulmans. On ne voit pas au nom de quel principes ou de quels intérêts les parents musulmans auraient plus de droits au Québec que les parents catholiques. 
Le gouvernement Legault, ayant déjà les bras pleins avec l'interdiction des signes religieux aux fonctionnaires en autorité, ne voudra peut-être pas ouvrir un second front et jeter de l'huile sur le feu et laissera les parents musulmans obtenir les exemptions demandées.

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